‹ Manuel de transports commerciaux et de douane. Préf. de M. Ed. HerriotChapitre 125 sur 194 · kilomètres · texte numérisé non relu

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En Russie, il existe trois classes pour le transport des voyageurs, le tarif est établi par zones de distance avec surtaxe pour l'utilisation des trains express.

Franchise de bagages : 1 poud (16 kg.).

248. — Suisse. La construction des voies ferrées n'a été entreprise en Suisse qu'à une époque relativement rapprochée. L'ouverture de la première ligne (Zurich-Baden 21 kilom.) eut lieu en 1847 peu de temps après la construction et la mise en exploitation par la Compagnie française des chemins de fer de l'Est du tronçon Saint-Louis Bâle.

Ce n'est qu'en 1853, c'est-à-dire après la promulgation des lois fédérales du 1er mai 1850 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et du 28 juillet 1852 concernant l'établissement et l'exploitation de chemins de fer, que le réseau suisse commença à se développer d'une manière sérieuse et systématique. A la fin de 1854, la longueur des lignes exploitées dans ce pays s'élevait à 39 kilom., il passa successivement à 209 kilom. tin 1855, 338 kilom. fin 1856, 517 kilom. fin 1857, 701 kilom. fin 1858, 939 kilom. fin 1859, pour atteindre en 1864, 1302 kilom. soit en 10 ans une plus-value de (1302-209) 1093 kilom. représentant un accroissement moyen de 110 kilom. par année.

L'histoire des chemins de fer suisses (1) débute par une période (1852-

(1) Journal des Transports, mars 1914.

1840 30 kilm.

il. 2M0 kilm,

Réseau d'Etat.

En Europe . 35 91 HnAsie . . 10.9;

'0 kilm )Q —

Réseau privé . .

Réseau Finlandais.

187-J , pendant laquelle les cantons ou bien concèdent la construction à des Compagnies privées, ou bien interviennent parfois eux-mêmes comme entrepreneurs <>n actionnaires.

La loi du 28 juillet 1852, qui inaugura celte phase des eonc cantonales, enleva à peu près toute compétence en matière de chemins de fera la confédération helvétique: les concessions, en effet, lui sont, bien soumises mais elle ne peut refuser de les approuver que pour des motifs stratégiques.

Le morcellement du réseau ne tarda pas à amener des conflits el des plaintes qui tirent naître l'idée de remettre les chemins de fer à la cou ration. C'est alors qu'intervint la loi du 27 décembre 1872. qui donna à la confédération le droit de concéder les lignes de chemins de fer, au moment même où s'amorçait la question du Gothard t

Une deuxième phase est celle ces concessions fédérales ; de 1872 a 1897, le réseau des chemins de fer privés continue à se développer sous ce nouveau régime, il passe de 1 470 à 2800 kilomètres et 3 grandes Compagnies : Jura-Simplon, Central Suisse, Nord-Est, Union Suisse et Gothard arrivent à le concentrer entre leurs mains.

Vers 180] . la question du rachat des Compagnies par l'Etat déjà étudiée en 1883 et 1888, revient sur l'eau ; le Conseil Fédéral entre dans plusieurs Compagnies par des achats d'actions et conclut même une convention d achat du Central que le peuple repousse dans un référendum. La partie qui I it perdue est regagnée, elle aboutit à la loi du 15 octobre 1897 que le i euple ratifie cette fois à 200.000 voix de majorité.

Il fallut plusieurs années pour réaliser le rachat du Central (1900), du .\ord-Fst (t901), de l'Union Suisse et du Jura Simplon 1903 ; le rachat du Gothard ne -est fait qu'en 191

L'Administration des chemins de fer fédéraux [G. F. F. se distingue d •- autres Administrations de chemins de fer d'Etat par son autonomie administrative el financière. L;< gestion des C. F. P. est complètement industrielle et les bénéfices ne peuvent ètn néral de l'Etat, le budget des C. F. F. étant absolument distinct de celui de la Confédération.

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