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VI. — DoBage des métaux

Métaux alcalins et alcalino- terreux. — Pour doser les métaux alcalins ou alcalino-terreux entrant dans les composés organiques, on chaufTe au bain de sable, dans un creuset de porcelaine taré, une quantité de substance variant de gr. 3 à gr. 5 avec un ou deux centimètres cubes d'acide sulfurique concentré On élève doucement la température, puis on évapore à sec. S'il reste un peu de carbone, on ajoute quelques cristaux de nitrate d*ammonium pur. Enfin on calcine un instant au chalumeau, on laisse refroidir dans un dessiccateur et on pèse le résidu de sulfate anhydre.

Le dosage du plomb s^efTectue de la même façon.

Cuivre. — On décompose la matière en la chauffant dans une petite capsule ou dans un creuset de porcelaine avec un peu d'acide nitrique; on évapore à sec, on reprend par racide sulfurique dilué et dans la liqueur on dose le cuivre par les méthodes usuelles.

Or, argent, platine. — Ce dosage s'effectue par calcinatîon dans un creuset de porcelaine taré. Il faut mener le chauffage lentement au début afin d'éviter une combustion brusque qui pourrait avoir pour effet de projeter des parcelles de métal hors du creuset. Le résidu est pesé comme métal pur.

Mercure. — On prend un tube analogue à celui que l'on emploie pour le dosage du chlore par la chaux. On le ferme à un bout et on y introduit, d'abord un mélange de bicarbonate de soude et de craie en poudre, puis de la chaux, le mélange intime de substance (0 gr. 3 à gr. 6) avec de la chaux, et enfin une colonne de chaux, de façon à laisser libre la partie antérieure du tube sur une longueur de 6 à 8 centimètres. On place alors un tampon de coton de verre, et on courbe l'extrémité \

libre de façon à lui donner une inclinaison d'environ 120<». ^

Le tube ainsi préparé est disposé, après avoir été frappé, sur une grille à analyse, la partie courbée venant affleurer la surface de l'eau contenue dans une petite fiole d'Erlenmeyer. On chauffe d'abord la chaux, puis le mélange de chaux et de substance, enfin le bicarbonate et la ôraie. L'acide carbonique dégagé ^

chasse les dernières traces de mercure.

Tandis que le tube est encore rouge, on le coupe à la cour- ^

bure et on lave l'extrémité coupée avec un jet de pissette. |

L'eau est décantée et les globules de mercure versés dans un \

petit creuset de porcelaine taré. On enlève la plus grande partie de l'eau avec du papier à filtre et on sèche dans un dessiccateur sur l'acide sulfurique. Une nouvelle pesée donne le poids du mercure.

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