‹ Manuel de vivisectionsChapitre 17 sur 90 · OPÉRATIONS DUN USAGE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS DUN USAGE GÉNÉRAL

Avant d'entreprendre l'étude détaillée des vivisections, nous devons nous arrêter un moment sur les opérations qui sont d'un usage général et qui sont employées, quel que soit le système que l'on étudie. Nous espérons par là rendre plus pratique le travail que nous nous sommes imposé dans la rédaction de ce manuel.

Injections. — Nous avons vu dans le chapitre précédent que pour obtenir la contention physiologique il fallait, pour certaines substances, les injecter. Nous devons donc, avant d'aller plus avant, parler de ces injections. Elles sont ou sous-cutanées ou intra-veineuses. Magendie les pratiquait dans Iscplèvre, mais il est difficile par ce moyen d'éviter la blessure du poumon, aussi ce procédé est-il rejeté.

L'instrument dont on se sert pour pratiquer les injections est la seringue, instrument que tout le monde connaît et qu'il est inutile de décrire ; seulement, les seringues dont on se sert en physiologie expérimentale sont semblables à celles connues sous le nom de seringues de Pravaz, c'est-à-dire qu'elles sont construites de façon à pouvoir mesurer exactement la «quantité de liquide injecté, par le nombre de tours que

l'on imprime au piston à vis. La graduation de ces instruments peut être différente. Les uns sont gradués sur la tige du piston, les autres, sur le corps de pompe qui est en cristal, car au moyen d'une disposition spéciale d'une petite pièce intermédiaire, que l'on visse ou que Ton dévisse comme un écrou, Ton peut rendre au piston toute sa liberté et pousser Tinjection d'un seul coup lorsque cela est nécessaire (fig. 26, n° 2) . Les canules dont on se sert présentent des formes variées, comme le montre la figure 26, et qui sont appropriées aux différents usages ; mais les plus commodes et celles qui servent le plus souvent, sont les canules piquantes qui ont remplacé très avantageusement le trocart de la seringue de Pravaz (fig.26, n''»14,12).

Injections hypodermiques, — Ce sont les plus souvent employées en physiologie expérimentale; elles ont pour but de porter une substance quelconque dans le tissu cellulaire sous-cutané, de façon à en faciliter l'absorption. Aussi faut-il choisir sur les animaux les régions où ce tissu est plus lâche et tenir compte des particularités inhérentes à chaque espèce. Ainsi sur le lapin, dont le tissu sous-cutané est très lâche, l'injection est bien praticable partout, mais, de préférence, on choisira le ventre ; sur le chien, les meilleures régions sont raisselle et le pli de Taine; sur les grenouilles, la substance peut être portée directement dans les sacs lymphatiques, etc. Le manuel opératoire de ces injections est très simple. La région étant choisie, on charge sa seringue de la substance que Ton veut injecter, en s'assurant que l'extrémité de la ca- • nule est bien acérée. On saisit la peau entre le pouce et l'index de la main gauche, de façon à former un gros pli

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