‹ Manuel de vivisectionsChapitre 71 sur 90 · C, VI · texte numérisé non relu

C, VI

- E, vclno Mieliita do ce yaisso:

— G, irlftra coronaire iufiiriDurs. ~ H, artirs coronain parotide. — K, canal parolidion. (Chauvciu et Arloing.)

- D, artère ira faciale.

- J. glands

des nerfs. Ce procédé est assez défectumix, car non, seulement on blesse le cervelet, mais on peut blesset les sinus, le pont de Varole, etc. Un procédé bien préfé-

276 NERFS CRANIENS.

rable est celui employé par M. Vulpian, puis par MM. Jolyet et Laffont sur le chien.

Ce procédé consiste, Tanimal étant anesthésié et maintenu sur le côté, à pratiquer une incision en arrière de l'oreille, de manière à mettre à nu la partie de Toccipital comprise entre le condyle et la ligne courbe occipitale supérieure. L'incision doit comprendre toutes les parties molles jusqu'à l'os^ que l'on débarrasse du périoste avec une rugîne, et l'on enlève sur ce point une portion de l'occipital sans léser la dure-mère. On perfore alors cette membrane, et l'on introduit un couteau à extrémité mousse, que Ton fait glisser le long du bord du rocher jusqu'au trou auditif interne, où on sectionne le nerf > La section faite, on retire l'instrument en lui fai- $gnt suivre le même chemin en sens inverse.

En poussant l'instrument plus avant, M. Laffont est arrivé, par ce même procédé, à sectionner les origines du trijumeau.

Section dans la caisse du tympan. Procédé de Cl. Bernard. — On cherche d'abord à sentir la caisse du tympan, ce qui est facile chez les chiens, les chats et les lapins, à cause de la saillie que forme au-dessous de Tapopbyse mastoïde cette portion de Toreille moyenne*

La tète de l'animal est solidement maintenue de la main gauche, puis avec un instrument bien trempé et en forme de petit ciseau, on pénètre directement dans la caisse par sa paroi inférieure, qui est très mince. Alors l'instrument se meut avec facilité dans l'oreille moyennei On dirige sa pointe en haut et en arrière, en la faisant marcher transversalement, et en appuyant tùTW ment sur l'os ; on divise le nerf facial à son troisième

coude, lorsqu'il s'infléchit en bas vers le trou stylomastoïdien.

Lorsque, au lieu de porter l'instrument vers la partie postérieure de la caisse, on le porte vers sa partie antérieure et supérieure, on peut aller détruire le facial au moment de son entrée dans le canal spiroïde. Dans ce cas, on détruit en môme temps le nerf acoustique, et presque toujours les animaux inclinent la tète du côté où a été pratiquée l'opération, par suite d'une lésion des canaux demi-circulaires.

Chez le chien et chez le chat, à la rigueur même che^ le lapin, on pourrait encore, au lieu de pénétrer par la partie inférieure de la caisse, introduire l'instrument par le conduit auditif en perforant la membrane du tympan.

Section en dehors du crâne. — Pour pouvoir arriver sur le facial avant sa division, il faut aller le chercher au moment où il sort du crâne parle trou stylo-mastoïdien, A cet effet, Tanimal (chien, chat, lapin) anesthésié est maintenu sur le dos, la tête tournée du côté opposé à celui sur lequel on veut opérer, et solidement fixée. Après avoir coupé les poils de la région mastoïdienne, on incise horizontalement la peau, au-dessous du bord inférieur du conduit auditif osseux externe, qu'il est facile de sentir à travers la peau. On traverse ainsi le muscle parotido-auriculaire antérieur, on écarte avec précaution la parotide, en évitant de léser la veine qui se trouve sur son bord postérieur; et, disséquant la région avec l'extrémité mousse de la sonde cannelée, on arrive bientôt, en pénétrant au-devant des muscles qui s'insèrent sur l'apophyse mastoïde, sur le rocher, où il

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