SYSTÈME NERVEUX DU GRAND SYMPATHIQUE
Ce système forme une chaîne nerveuse, interrompue par de nombreux ganglions et qui, située le long de la colonne vertébrale, s'étend de la tête au coccyx et occupe les régions du cou, du thorax, de l'abdomen et du bassin oîi elle prend des noms en rapport avec sa situation. C'est ainsi qu'on lui décrit une portion cervicale, une portion thoracique, une portion abdominale et une portion pelvienne.
La portion sur laquelle portent le plus fréquemment les expériences est la portion cervicale. Cette portion présente à ses deux extrémités un ganglion : le ganglion cervical supérieur et le ganglion cervical inférieur; chez la plupart des animaux, le ganglion cervical moyen que l'on trouve chez l'homme manque, si ce n'est chez le cochon d'Inde oîi on le rencontre assez fréquemment.
Chez le lapin (fig. 418, n** 2), le cochon d'Inde, le chat, le cheval, le filet sympathique cervical est distinct au-devant des muscles prévertébraux, entre le pneumogastrique et l'artère carotide, avec lesquels il est dans une même gaine celluleuse. Chez le chien (fig. 4i5, n* 4), le filet sympathique cervical est confondu avec le vague et il devient impossible d'isoler ces deux nerfs.
SYMPATHIdCE CERVICAL. 309
Pour mettre à nu le filet cervical du sympathique, on
FIG. 118. — Merrs du cou chez le lupin.
), nerf pneumogMlriiiuo. — î. sympathiqua. —3, nort dôpreMeor — *, brjngi infdrifhir. — 5. laryngé supdrieur. — d, nerf b^poglosso. — 7, brsncho eitorm rtu spinat. — S, gangiion cr>rv[cal lupsrieup. — H, |;aiigl[i)n cervical infdricur. - 10, nerf phnSniquo. — C, srtèro carolido. — S, «rtére joui-clivièro. — D, niustli d^aatrlque. — H, niuscle myLo-hyoïdica. — H, muscla Alorno-hyoïdien' — T, Ira' thiv. — 6, gliDdo ■oui-maillliire.
choisit de préférence le lapin. L'animal étant anesthésié et fixé sur le dos, la tôte dans l'extension, on procède
de la même façon que pour découvrir la carotide ou le pneumogastrique, c'est-à-dire que Ton pratique sur la ligne médiane, au-devant de la trachée, une incision qui comprend la peau, le peaussier, le tissu cellulaire sous-cutané. On cherche un peu sur le côté l'espace cellulaire qui sépare le sterno-hyoïdien du sterno-maxillaire et, en écartant ces muscles au moyen d'un instrument mousseron tombe sur le paquet vasculo-nerveux. L'artère carotide occupe la partie interne, le pneumogastrique, le côté externe; c'est entre eux deux que se trouve placé le cordon sympathique; seulement, pour l'apercevoir, il faut isoler et écarter la carotide, au-dessous de laquelle se voit le filet nerveux qu'il est alors facile de soulever délicatement avec un petit crochet mousse, et au-dessous duquel on peut passer une anse de fil.
Nerf dépresseur. — Le nerf dépresseur accompagnant le sympathique peut être regardé comme faisant partie de son système, aussi je crois utile de le placer ici.
Chez le lapin (fig. 418, n** 3), il naît ordinairement par deux filets, un venant du tronc du pneumogastrique, l'autre, dularyngésupérieur, et va se perdre dans le ganglion cervical inférieur, avec le sympathique. Pour isoler ce nerf on prend un lapin que l'on anesthésie ou que l'on curarise ; puis, on procède comme je viens de le dire. Lorsque l'on a soulevé la carotide, Ton voit au-dessous deux branches nerveuses, minces, placées l'une à côté de l'autre et internes au vague. Celui de ces deux nerfs qui est le plus mince et le plus interne est le dépresseur.
Il suffit alors, au moyen d'une petite aiguille mousse, do! déchirer le tissu cellulaire lâche qui unit ces deux