‹ Manuel de vivisectionsChapitre 75 sur 90 · GANGLION CERVICAL SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

GANGLION CERVICAL SUPÉRIEUR

nerfs, pour séparer complètement le dépresseur du sympathique, dans une^étendue suffisante pour pouvoir le lier et Texciter.

Ce n'est qu'exceptionnellement que l'on est obligé de soulever ensemble le dépresseur et le sympathique sur le môme fil, pour les séparer ensuite. Quelqu'un d'inexpérimenté aurait-il un doute sur le dépresseur? il n'y. a qu'à poursuivre l'un des deux nerfs ou en haut jusqu'au laryngé supérieur, ou en bas jusqu'au ganglion cervical inférieur ; mais avec un peu de pratique on arrive très facilement à trouver le dépresseur (Cyon).

Quoique le lapin soit le meilleur animal pour préparer ce nerf, on peut aussi se servir du chat et du cheval.

Ganglion cervical supérieur. — Ce ganglion est très allongé, fusiforme; il est situé en avant de l'apophyse .transverse de l'atlas, au-dessous de Tapophyse basilaire de l'occipital, à côté de la carotide interne ; il se trouve là en contact avec les nerfs glosso-pharyngien, pneumogastrique, hypoglosse, spinal et la branche inférieure de la première paire cervicale. Sa position est assez profonde. Voici les procédés de Cl. Bernard pour y arriver.

L'animal étant fixé sur le dos, la tète tournée du côté opposé à celui sur lequel on veut opérer, on commence par anesthésier l'animal, puis si l'on opère sur un chie?i, on fait une incision en T, dont la branche transversale passe immédiatement au-dessous de la conque auditive, la branche verticale est prolongée en bas, le long du bord postérieur du sterno-mastoïdien. On trouve d'abord le bord postérieur de la glande parotide que l'on rejette en avant, en ménageant la veine jugulaire qu'on repousse aussi dans le même sens.

On tire en arrière avec une érigne le bord de la plaie formé par le muscle splénius, et on aperçoit au fond de la plaie le ventre postérieur du digastrique dont on divise l'insertion postérieure à Tos, le plus exactement possible. Par sa rétraction, le muscle laisse à découvert, au-dessous de lui, les vaisseaux et nerfs profonds du cou. Sur le premier plan apparaît en travers l'hypoglosse.

C'est immédiatement au-dessus de l'anse que forme ce nerf, que se trouve le ganglion cervical supérieur, qu'il devient alors facile d'atteindre, parce qu'en ce point il est séparé du pneumogastrique.

Pour découvrir ce ganglion chez le lapin^ on place l'animal anesthésié, comme ci-dessus. On cherche l'angle de la mâchoire inférieure et l'apophyse transverse de l'atlas, et entre ces deux tubérosités qui servent de point de repère, on fait une incision longitudinale. On évite avec soin la veine jugulaire que l'on repousse en avant; puis, en disséquant avec la pointe mousse de la sonde cannelée, on aperçoit bientôt un peu plus profondément l'artère carotide et le pneumogastrique, entre lesquels se trouve placé le ganglion cervical supérieur, au-dessus de l'anse de l'hypoglosse.

On peut encore arriver sur ce ganglion, en mettant à découvert le cordon sympathique dans la portion supérieure du cou. On suit alors le nerf en haut, et après la section du stylo-hyoïdien on tombe sur le ganglion.

Chez le chien, on peut encore arriver sur le ganglion cervical supérieur, en employant le procédé décrit plus haut pour l'arrachement du glosso-phary ngien .

Ganglion cervical inférieur, — Ce ganglion est gêné-

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