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DES VOIES URINAIRES ET DE L’URINE

Voies urinaires. — L 'urine est un liquide excrémentitiel dont le mode de formation n’est pas encore parfaitement déterminé. Il est à peu près certain toutefois que le principal acte de la sécrétion urinaire consiste en une iiltration qui se fait au niveau du glomérule de Malpighi. Le liquide ainsi produit parcourt successivement les canaux désignés sous le nom de tubes de Fer rem y de canaux en anse de Henle, de tubes de Bellini, pour tomber dans le bassinet, et de là suivre l’uretère et arriver dans la vessie. Toutes ces voies sont tapissées par des épithéliums, qui, à l’état normal, ne paraissent ajouter à l’urine aucun principe essentiel à sa constitution; mais l’étude rapide de ces épithéliums n’en est pas moins importante, car on en rencontre souvent des débris

encore normaux ou plus ou moins altérés dans les urines pathologiques.

Fig. 71. — Canalicule urinifère de la partie corticale du rein.

MUQUEUSE URINAIRE

Tubes rénaux. — Dans les tubes rénaux, l’épitliélium n’est pas partout de même nature : dans les tubes contournés de l’écorce [tubes de Ferreux], et dans la partie la plus large (partie ascendante) des anses de Henle, on Irouve un épithélium délicat formé de cellules granulées, qui, pour peu que la pièce soit altérée, perdent leurs limites distinctes et se présentent comme une masse foncée et granulée, dans

Fig. 72. — Epithélium du bassinet et de la vessie de l’homme. — A, cellules isolées. — b, épithélium en place.

laquelle on ne distingue plus que des noyaux régulièrement espacés (lig. 71) ; dans les autres tubes au contraire, l’épithélium est clair, formé de cellules à limites bien distinctes, petites, pavimenteuses et aplaties dans la partie étroite (descendante) des anses de Renie , volumineuses , sphériques et finalement cylindriques dans les tubes de Bellini.

Voies urinaires et vessie. — Les calices, le bassinet, l’uretère et la vessie présentent un épithélium remarquable, et avec l’aspect duquel il faut être familiarisé si Ton ne veut commettre de graves erreurs de diagnostic. Ces cellules sont petites et presque cylindriques dans les couches profondes, puis elles deviennent globuleuses et s’étalent en éléments pavimenteux très-volumineux dans la couche superficielle; de plus, ces cellules sont très-irrégulières et présentent des prolongements et des dépressions qui s’engrènent avec les irrégularités semblables des éléments voisins, de sorte que la dissociation seule montre leur aspect caractéristique ; aussi, quand ces cellules sont libres et isolées, on se trouve en présence des formes les plus bizarres, qui, par leurs variétés et leurs combinaisons, rappellent tout à fait ce qu’on avait voulu donner autrefois comme caractéristique des éléments cancéreux; la iig. 72 montre les principales variétés de ces cellules, dont les unes sont énormes (de 22 y jusqu’à 45 y), avec des contours arrondis, les autres de grandeur moyenne et à limites anguleuses, les autres enfin petites (10 y), et munies de prolongements irréguliers, bifurqués, et même onduleux.

La nature des épithéliums de la prostate et des autres parties du canal de l’urèthre sera indiquée en étudiant les produits génitaux de l’homme.

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