‹ Manuel des amputations du piedChapitre 75 sur 99 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

AMPUTATION TIBIO-TARSIENNE

Indiquée par Hippocrate, Galien, Fabrice de Ililden, Scultet, date en France de Sedillier, maître en chirurgie à Rouen (c’est à lui que remonte la lre observation authentique sur un enfant de 12 ans (succès d’après Brasdor). La 2e est celle du dragon de Vacca-Berlinghieri. — Puis série des insuccès de Textor, 1817, Rossi. — Abandonnée ensuite en France, elle est réhabilitée par Baudens (lre opération en 1859, 2e en 1840 par le procédé à lambeau dorsal). — Résultat heureux mais peau tendre, marche difficile.

La première idée du lambeau talonnier est duc à Malgaigne (1834), mais sa description est si obscure qu’elle permet à Hancock de la revendiquer pour Syme (1842). — Chelius fils la vulgarise en Allemagne.

Puis Velpeau (2 lambeaux latéraux), Sabatier (circulaire).

1846, Jules Roux décrit son excellent procédé (lambeau plantaire interne).

1847, Morel réclame en vain à l’Académie de Médecine et à la Société de Chirurgie la priorité du procédé de J. Roux.

1847, Soupart décrit ses quatre procédés.

Blandin, Jobert, Chelius, Textor, Heyfelder, Metz, Pitha de Pragues, Pauli, Würtzer, Rognetta, la vulgarisent. — Sédillot et Mackensic décrivent un procédé à lambeau quadrilatère. — Baudens en exécute un à lambeau externe. — Verneuil montre les douleurs à la suite des compressions nerveuses et propose la résection du nerf tibial postérieur.

Legouest et Guérin préconisent la section malléolaire et tibiale introduite par Klüge et Günther, rejetée par Baudens et J. Roux, qui préfèrent la simple section des deux malléoles. — Drouet de Rochefort et Gras de Brest élargissent le champ d’opération. — Chauvel propose de modifier l’opération de J. Roux en lui adaptant le grand lambeau dorsal de Verneuil pour la sous-astragalienne. — Modifications de Johnson de Montrose, — d’A. Guérin, de Delorme. — Travaux de Vacquez (thèse de Paris, 1859), Questc (thèse de Paris, 1878), Gross (agrég., Strasbourg).

Depuis 1865, Ollier conserve le périoste calcanéen dans les lambeaux de la désarticulation tibio-tarsienne (Thèse de Masson de Mirecourt, 1868 ; Ollier, Traité des résections, t. III, 1891, pages 694 et suivantes). On obtient parfois ainsi la reconstitution de la moitié postérieure du calcanéum, l’os nouveau peut avoir une certaine mobilité très avantageuse au blessé, surtout

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après la suture des tendons jambier antérieur et extenseur commun au périoste et aux muscles de la région plantaire.

Moignon. — Doit pouvoir supporter le poids du corps, — avoir sa base peu sensible aux pressions, — présenter la cicatrice en dehors du point d'appui, et les extrémités nerveuses à l’abri de toute compression.

Fig . 6L. — a. Début de l’incision dorsale externe en dedans du tendon extenseur propre E. entre lui et le jambier /. devant l’articulation astragalo-scapboïdienne. — p. Pointe de la malléole interne. — b. bord externe du tendon d’Achille près de son insertion. — c. Bord interne du pied sous l’articulation scaphocunéenne. — d. Niveau de l’articulation de Chopart; au bord externe du pied à 4 ou o cent, de a. — c. II. est égale au 1/3 de la largeur de la plante du pied G. partie moyenne du talon.

1er Temps.

I 1° Incision ad (à fond) transversale sur le dos du pied, rétrograde de d en b , rasant p.

(Relever l’avant-picd en dehors de la main gauche.)

2° Reprendre l’incision primitive en a , décrire ac sur le coté interne du pied, légèrement convexe en avant. — Puis ch transversalement plantaire. — Arrondir, et décrire hfg, convexe en dehors et tangente à la ligne médiane plantaire. — Remonter derrière le talon par gb. Repasser dans l’incision et couper les parties molles, \ y compris les tendons.

— (L’aide llécbit la jambe sur la cuisse, fixe la région susmalléolaire et rétracte.)

Repasser dans l’incision, mobiliser la lèvre supérieure des téguments en

2e Temps.

avant et sur le côté pour rendre la malléole péronière visible. — Insinuer la lame à plein tranchant entre la malléole et la face externe de l’astragale. — Section des troisligamentspéroniers. — L’articulation s’ouvre : section des ligaments tibiaux antérieurs et postérieurs, dégager, sans le blesser, le tendon long fléchisseur de sa coulisse. —

Désinsércr le tendon d’Achille.

Luxer davantage; attaquer la gauchede l'incision : le tendon jambier postérieur, le ligament latéral interne. —

Raser de gauche à droite la petite apophyse, la face inférieure du tubercule scapho:dien, de l’excavation, de la tubérosité interne et de l’extrémité postérieure du calcanéum. — Contourner sous la petite apophyse la gouttière calcanéenne. — Le calcanéum est dépouillé.

3" Temps. — Ligatures. —

Excision des tendons, de 2 centimètres du nerf. —

Redresser la jambe, dépouiller les malléoles, les faces antérieure et postérieure du tibia, un peu plus en haut et en arrière qu’en avant, à cause de 1 inclinaison de la mortaise. —

Saisir la malléole tibiale, la détacher d’un trait de scie avec une très mince couche de cartilage.

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