‹ Manuel des antiquités romainesChapitre 17 sur 46 · II. — LES DUO yiRI NAVALES · texte numérisé non relu

II. — LES DUO yiRI NAVALES

crfaiion. L'orgauisatiou politique romaine n'a pas connu de com-

mandement maritime indépendant jusqu'à la seconde moitié du VII* siècle. Le commandement sur mer est une portion nécessaire du commandement en chef terrestre; il revient donc, à l'époque ancienne, exclusivement aux consuls et plus tard, depuis qu'il y a des provinces d'outremer, à côté d'eux, aux gouverneurs chacun dans sa circonscription. Le commandant l'exerce, si cela lui parait opportun, en nommant pour diriger la flotte un représentant spécial, le prœfectus classis (2). Mais, dans la même année 443, où la nomination des deux tiers des tribuns militaires ordinaires fut transportée aux comices, une seconde loi leur confia la nomination des chefs de la flotte consulaire (3). Et des nominations de ce

est difficile de comprendre comment elle a pu s'appuyer sur ce que le statut de Genetiva donne aux magistrats municipaux marchant à la tête de la levée des citoyens la môme situation uti trihuno militum populi Romani in exercitu populi Romani. Ch. Giraud, Les bronzes dVsitna, remarques nouvelles^ Paris, 1875, a réfuté cette erreur en détail. — Le [t]ri(bunus) ab ordine [e]lectus pagi sa[lu]tai'is Silonen[si]s récemment découvert à Césarée en Maurétanie n'est certainement rien autre chose qu'un prœfectus pagi ainsi nommé en considération du tribunal.

(1) Tout au moins il n'y a jusqu'à présent aucune inscription certainement postérieure à Auguste qui nomme ces tribuns (Borghesi, Opp, 7, 347) et cette circonstance môme indique une prompte disparition. Peut-être leurs élections cessèrent-elles lorsque les comices passèrent au sénat en l'an 14 ; ce qui du reste ne peut être conclu de leur nom. Les prœfecturœ fabrum consulaires et impériales (111, p. 112) et les militise équestres nominales créées par Claude (Suétone, Claud. 25; cf. VI, 2, p. 160) sont sans doute parentes des tribunats comitiaux de la République récente et elles ont peut-être été introduites à leur place, mais elles sont au point de vue du droit public absolument différentes.

(2) Tite-Live, 26, 48, 7. 27, 5, 15. 29, 25, 5. Cf. Cicéron, Verr. 5, 34.

(3) Tite-Live, 9, 30, 3: Duo imperia (cf. 1, 135 [137], note 1) eo anno dan cœpta per populum... alterum, ut duumviros navales classis omanda reficiendseque causa. . . populus juberet : lator hujus plebiscifi fuit M. Decius tr. pi.

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