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MAGISTRATS AUXILIAIRES CHARGÉS DU RECRUTEMENT

môme, Topposition énergique dans laquelle est Vimperium extraordinaire, mais toujours limité légalement, avec la dictature théoriquement illimitée de César, l'absence de continuité légale et, autant que tout le reste, le caractère anonyme sont des termes qui ont été pris pour règle encore plus que pour modèle dans la création artificielle et pourtant viable d'Auguste. Car le Principal n'est dans son essence rien autre chose qu'un imperium extraordinaire de ce genre et, ainsi que nous le montrerons en son lieu, c'est de là que vient ce qui le distingue de la monarchie proprement dite.

n. — MAGISTRATS AUXILIAIRES CHARGÉS DU RECRUTEMENT.

Le soin de dresser la liste des hommes soumis au service incombe aux censeurs (p. 90), et nous ne rencontrons qu'un seul cas où une magistrature extraordinaire ait été créée pour ce travail : ce fut pendant la longue interruption de la censure qui suivit la guerre d'Hannibal, durant laquelle un dictateur fut aussi créé pour re viser la liste du sénat (III, 179, note 4): on créa, en 542, pour procéder à cette opération, comme on fit aussi d'ailleurs pour l'accomplissement d'autres fonctions des censeurs (p. 388, note 2), des magistrats extraordinaires, deux collèges de triumvirs (i). Cela ne s'est pas, autant que nous sachions, produit dans d'autres cas; les commissaires qu'il n'est pas rare de voir, envoyés dans les divers districts de l'Italie par les magistrats ordinaires chargés du recrutement (2) ne sont pas la même chose et ne rentrent pas parmi les magistrats.

{{) Tite-Live, 25, 5 : Senatus.,, triumviros binos creaH j usait, alteros qui citra, alteros qui ultra L lapidem in pagis forisque et conciliabulis omnem copiam ingenuorum inspicerent. Il n'est question de la consultation du peuple qu'à un autre propos ; mais Tensemble des idées et le nom des Iriumviri (III, p. 365, note 3) militent pour qu'elle n'ait pas fait défaut.

(2) Par exemple, lors de la levée de boucliers de Catilina (Drumann, 5, 453) et de rexplosion de la guerre civile (Drumann, 3, 408). Cf. Titc-Live, 23, 32, 19.

m. — MAGISTRATS AUXILIAIRES CHARGÉS DE LA PRÉSIDENCE DÉLECTIONS.

En 711, des duumvirs pourvus de la puissance consulaire ont été élus sous la présidence du préteur urbain, probablement à la suite du vote d'une rogation spéciale à ce relative, afin de présider aux élections consulaires (1). C'est le seul cas de ce genre qui nous soit connu et probablement le seul qui se soit jamais présenté; car la constitution avait pourvu à celte situation au moyen de l'institution de l'interrègne, et des magistrats extraordinaires ne pouvaient ôtre créés à cette fin sans qu'elle fût violée. Il est remarquable que, même dans cette création, quoique l'élection ne pût être dirigée que par une même personne et qu'un seul des deux duumvirs pût exercer ces fonctions, on a aussi bien observé que pour les antiques duo viri œdi dedicandse (p. 334), la

(1) Après la mort des consuls Hirtius et Pansa, iln^y a pas eu d'interrègne parce qu'il y avait encore beaucoup de magistrats patriciens et qu'on ne pouvait provoquer à temps la retraite de tous. Or, le préteur ne pouvait pas, en vertu des institutions existantes, réaliser lui-même l'élection d*un consul; il ût au lieu de cela nommer dans les comices par tribus, pour tenir les comices, deux magistrats pourvus de la puissance proconsulaire, qui les tinrent ensuite. C'est ce que rapporte Dion, 46, 45 : Kal Gicatoç (6 Kataap) xsl 'Rpàç toC 6f,|jL0'j i'ffe6£L)r6-i\ 6ûo tivwv i'/xl OitiTwv irpàç tàç dp)(atpeataç aîpeO^vTwv, éiceiSi; iûuvatov ^,v pL€90pa9iXéa fit' ÔAiyou oCtuç cit' aôxà; xaxà Ta iciTpia yevéaOai itoX- Xwv dh^6p<îjv Twv Ta; £ÙitaTpi5aç ipX^ iyà^tw^ âico6t,{xôuvtu)v. Tô f ip ^ûv Suo ivSpûv ûii ToG ffTpaTT^YoO tou ijTuvôixou '^{^i^r;*:Li |xâ^Xov 'ï\ t6 toù; uriTOuç Ôi* xùtoO yecpoTovT^Ofivat: Oic^jxetvav. Cf. III, p. 92, note 3. Dion indique, comme raison pour laquelle on a pris cette voie, que ces duumvirs n'étaient compétents pour rien autre chose que pour les élections et que par suite on n'avait pu y voir un pouvoir d'exception s'étendant au-delà de son but immédiat i^Oti pLTjôèv irXéov Twv àp/aipeo'tûv icoieîv {|xcXXov xal xaTà touto jAT^fi* ipxV ^^v* Iff^upoTipav aÙTêâv i9yr^%véx\. 56Çetv (cf. sur ce texte la discussion topique dans l'ensemble de Rubino, Unlersuch. 1, 102). Il aurait pu ajouter que cet expédient, en supposant qu'il y ait eu un plébiscite préalable prescrivant au préteur la nomination des duumvirs, était en la forme le moins choquant, dès lors qu'il fallait provoquer des élections consulaires en la vacance des deux consulats et sans recourir à l'interrègne. On peut seulement rappeler à rencontre de cette façon de procéder que le préteur, ne pouvant présider lui-même les comices consulaires (III, p. 92, note 1), ne pouvait non plus guère avoir le droit de créer des magistrats ayant ce pouvoir.

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