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des généraux (1); nous trouvons mentionnés comme chefs d'accusation la guerre faite sans l'autorisation constitutionnellement nécessaire (2), le mépris impie des auspi-
(1) IL n'a jamais été demandé judiciairement compte de leur défaite à des généraux battus, même à des généraux battus par leur faute ; pour le procès de Cn. Fulvius Flaccus, en 543 (p. 370, note 2), il est dit positivement (Tite- Live, 26, 2) que ce n’est pas le général malheureux ou incapable, mais seulement le général lâche et oublieux de son devoir qui est punissable. Le motif de l'accusation n'a certainement pas été non plus exclusivement la défaite dans le procès de Q. Fabius cos. 462 (Dion, fr. 36, 30; Zonar. 8, 1). 1] est caractéristique pour la nature absolument non-historique des annales antérieurs à la guerre de Véies qu'elles fourmillent de pareils procès, ainsi que montre l'aperçu qui suit.
278 : T. Menenius, consul en 277 — deux tribuns — d'abord capilis, puis multa de 2900 as (Tite-Live, 2, 52. Denys, 9, 27. Dion, fr. 21, 3. Schwegler, 2, 530). Se rattache à la catastrophe des Fabii.
219 : Sp. Servilius, consul ên 218 — deux tribuns (Tite-Live, 2, 52. Denys, 9, 28. Schwegler, 2, 531).
300 : T. Romilius et C. Veturius, consuls en 299 — accusés le premier par un tribun, l’autre par un édile — mulla de 10,000 et 15,000 as. Le motif d'accusation est sans doute, comme le dit Pline, H. n. 7, 29, 201, male imperatæ rei militaris. Denys, 10, 48, semble penser de même. Ce que Tite- Live, 3, 31, dit de la vente du butin n'est sans doute pas regardé comme un motif d'accusation en forme. Cf. Schwegler, 2, 604.
331: M. Postumius et T. Quinctius, tribuns consulaires en 328 — tribuns, — le premier, amende de 10,000 as, le second absout (Tite-Live, 4, 40. 41).
332 : C. Sempronius, consul en 331 — un tribun (Tite-Live, 4, 42). Val. Max. (TARDE
334 : Le même — trois tribuns — multa de 15,000 as (Tite-Live, 4, 44).
353 : Μ΄. Sergius et L. Verginius, tribuns consulaires en 352 — trois tribuns — mulla de 10,000 as pour chacun (Tite-Live, 5, 11. 12).
Lorsqu'à la suite du refus de ratification d'un traité on en venait à l’extradition du général qui l'avait conclu, il n’y ἃ jamais eu de condamnation en forme par le peuple, évidemment parce qu'il ne pouvait statuer sur l’extradition. Le consentement du peuple, lorsqu'il paraissait nécessaire, était obtenu par d’autres voies (p. 129, note 1).
(2) M. Æmilius Lepidus, consul en 617, fut frappé d'une amende parce qu'il avait commencé la guerre contre les Vaccæi, non seulement sans l'ordre du sénat, mais à son encontre (Appien, Hisp. 83; Val. Max. 8, 1. Damn. T). M. Junius Silanus, consul en 645, fut accusé en 650 par le tribun du peuple Cn. Domitius, parce qu'il avait commencé la guerre contre les Cimbres injussu populi (Asconius, In Cornel. p. 80; Cicéron, Divin. in Cæc. 20, 67; Verr. L. 2, 41, 118). Dans l'accusation dont les tribuns menacèrent À. Manlius : Volso, consul en 576, à raison de la guerre contre les Histri (Tite-Live, 41, 6), la raison principale n'était pas non plus qu'il l'avait mal conduite, mais qu'il l'avait commencée de son initiative (Tite-Live, 41, 1, 1; ο. 7, 8 et ss.). L'accusation dont un tribun aurait menacé le consul de 460, L. Postumius (Tite- Live, 10, 46, 16), peut également avoir été fondée directement sur ce quod
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