II PRÉFACE DES TRADUCTEURS
jectures de ces hardis explorateurs de l'antiquité. De là l’idée première de l’édition française du Manuel, que M. Gustave Humbert a bien voulu prendre sous son haut patronage et couvrir de l’autorité de son nom.
Il ne nous appartient pas d’énumérer les difficultés de tout genre auxquelles notre travail s’est heurté. Dates parfois erronées ; citations souvent incomplètes ou inexactes : nous avons tout contrôlé, tout soumis à une révision attentive, et d'autant plus nécessaire, que la deuxième et dernière édition du tome 1 de Marquardt (Leipzig, 1881), dont nous nous sommes servis, présente, à cet égard, de surprenantes lacunes. Nous avons dû, notamment, rétablir à maintes reprises les titres ou tomaisons des ouvrages, oubliés par l’auteur, indiquer leurs éditions et traductions postérieures à 1881, vérifier, avec un soin tout particulier, les sources juridiques, littéraires et épigraphiques, que Marquardt ἃ mises à profit, en nous aidant des travaux les plus autorisés.
Les excellentes versions de Reitz, Haenel, Studemund, Mommsen, Krueger, Schoell, Bruns, Ferrini (1), Cogliolo (2) et Otto Lenel (3), ont été, pour le texte des lois romaines citées, le point de départ du contrôle rigoureux auquel nous les avons soumises.
En ce qui concerne les inscriptions, nous nous sommes fait une loi de renvoyer, à défaut du texte allemand lui-même, à tous les tomes, parus jusqu’à ce jour, du Corpus inscriptionum latinarum, où elles ont été publiées, soit depuis, soit même avant sa dernière révision, et d'indiquer la partie exacte du volume où elles se trouvent reproduites ; pour les inscriptions non encore rapportées au Corpus (4) nous nous sommes référés aux recueils les plus récents.
(4) Institutionum græca paraphrasis Theophilo antecessori vulgo tributa. Berlin, 1884-1888, XXII — 352 pages parues.
(2) Manuale delle fonti del diritto romano. Roma et Napoli 1885-1887, 2 vol. parus sur trois.
(3) Palingenesia juris civilis; Leipzig, 1888, 5 fase. parus.
(4) Restent à paraître, avec 165 Indices généraux, les tomes XI, 2, XIII et XV, qui doivent comprendre les inscriptions de l'Ombrie ; — des trois Gaules et des deux Germanies ; — enfin les inscripliones instrumenti domestici Urbis. Du tome VI, nous avons déjà les parties I, II, IITet V, sur six qu'il doit réunir.