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tus de la prætexta; les pontifices, avec l’apex (1); les duoviri, précédés de deux licteurs (2), portant des fasces. Ces fasces se distinguent des fasces romains, non seulement en ce qu'ils ne sont pas surmontés d’une hache (3) — en effet, tout au moins vers la fin de l’Empire, les magistrats municipaux n'ont pas l’imperium (4),—mais probablement aussi par leur forme : c’est pourquoi on les appelle encore virgæ (5) ou bacilli (6); ils appartiennent également à tous les magistrats (7), aux ZZvir2 (8),
sus-indiqués, M. G. Bloch, De decretis functorum magistraluum ornamentis. — De decreta adlectione in ordines functorum magistratuum usque ad mutatam Diocletiani temporibus rem publicam, Thèse de Doct., Faculté des Lettres de Paris, Lutetiæ Parisiorum, 1883.]
(2)* Pacatus, Paneg.,XXX VII, 4 : Conspicuos veste nivea sendtores, reverendos municipali purpura flamines, insignes apicibus sacerdotes. — [Cf. Minucius Felix, Octav., c. VIII : honores el purpuras despiciunt.]
(1) A Rome, les flamines et les pontifices portaient l’apex, — Voy. Marquardt, Séaatsverwaltung, t. TITI, pp. 216. 239 [voy. p. 240, note 4, supra]. — [Voy. aussi les autorités précitées.]
(2) La lex colon. Genet., c. LXII, atteste ce nombre de deux. Comp. Cic., De leg. agrar., II, 34, 93 : Deinde anteibant lictores, non cum bacillis, sed ut hic prætoribus anteeunt, cum fascibus duobus. On trouve très fréquemment mentionnés et représentés les fasces. Il en est encore fait mention au Code Théodosien, Const. 174, De decurion., XII, 1 =Const. 53, A. £., CG. Just., X, 32 [31] : Duumvirum impune non liceat extollere potestalem fascium extra metas terrilorii propriæ civilalis.
(3) Voy. Mommen, Sfaatsrecht, t. 1, 2e éd., p. 357, note 3. [La traduction fr. de cette partie du 4er volume, par M. P. F, Girard, n’a pas encore paru. — Il en a été publié une 3e éd. allemande à Leipzig en 1887.]
(4) Voy. ci-dessus, p. 212.
(5) Apuleius, Metam., I, 24.
(6) Cic., De leg. agrar., II, 34, 93. — Cf. Cic., Ad Att., XI, 6, 2.
(7) Voy. Borghesi, dans Cavedoni, Marmi Modenesi, p. 302.
(8, C'est à un Ivir de Lambæsis, en Numidie, que se réfère l'inscription rapportée par Henzen, ne 5758 — Renier, Inscr. de l'Algérie, no 93[—C. 1, L., τ, VIII, 1, n° 2662] :
Hanc aram Nymphis extruxi (exstruxi) nomine lætus, Cum gererem fasces patriæ rumore secundo.
Plus tamen est mihi gratus honos, quod fascibus annus 15 nostri datus est, quo (quod) sancto nomine dives Lambzæsem largo perfudit flumine Nympha.
Un lictor duumviralis à Capoue est mentionné dans l'inscription no 7156 de Henzen [= C. I. L.,t. X, 1, n° 3939], et Martial (VIII, 72) dit d’Artanus, IIvir de Narbonne :
Quem pulcherrima jam redire Narbo Ad leges jubet annuosque fasces.
Organisation de l'Empire romain. T. I. 17
Sella curulis.
IIIIviri (1), quinquennales (2), ædiles (3), et même aux Vlviri Augustales (4), auxquels je reviendrai plus loin. Les duumviri etles ædiles ont, dans la co/onia Genetiva, le privilège de se faire éclairer avec des torches, lorsqu'ils sortent la nuit (5), privilège qui était pareillement accordé à Rome aux fonctionnaires (6); mais, partout, ils occupent (7), ainsi d’ailleurs que les prêtres (8), la se//a curulis ; les Augustales (9)
(1) Sur le monument d’un JJJIvir d’Apulum, en Dacie (C. I. L., t. III, 1, n° 1083), deux licteurs avec les fasces sont placés à côté de l'inscription.
(2) Apuleius, Metam., X, 18 : Oriundus patria Corintho, quod caput est totius Achaiæ provinciæ, — — gradatim permensis honoribus quinquennali magistratui fuerat destinatus, et ut splendori capessendorum responderet fascium, munus gladiatorium triduani spectaculi pollicitus, latius munificentiam suam porrigebat.
(3) Apulei., Metam., 1, 24.
(4) Petron., c. XXX. LXV.— Surles monuments épigraphiques des Augustales sont représentés un lictor (C. 1. L.,t. V, 1, n° 4482), deux fasces (ibid., 2, nos 5860. 6117), même avec haches (ibid., 2, no 6781), six fasces (ibid., 4, n° 3295), et même avec haches (ibid., 2, n°7031). A Pompéi, un Magister pagi a deux fasces avec haches (Mommsen, 1. ἢ. N., n° 2355 [— C. I. L., t. X, 4, n° 4042]). Mais ces figures sont probablement symboliques ; car, lorsque, dans Pétrone (ὁ. LXII), l’Augustalis Habinnas paraît précédé d’un licteur, et que chacun croit que c’est un préteur qui s’avance, l’un des hôtes dit : Contine te, homo stullissme. Habinnas sevir est idemque lapidarius, qui videtur monumenta optime facere. Jecrois donc que les six fasces ne sont également qu’un symbole du Vlviratus, et que, quant aux haches, elles n’ont pareillement qu’un caractère artistique, sans avoir rien de conforme à la réalité. Un Vlvir Augustalis ne peut pas avoir eu plus de deux licteurs, puisque le Zlvir n’en avait que deux ; il est vraisemblable qu’il n’en ἃ qu’un. — [Comp. les autorités citées infra, à propos des Augustales.]
(5) Lex col. Genet., c. LXII : Ilviris ædilibusque, dum eum magistratum habebunt, togas prætextas funalia cereos habere ius potestasque esto.
(6) Voy. Mommsen, Sfaatsrecht, t. I, 2e éd., pp. 408 et suiv. [voy. p. 257, note 3, supra].
(7) Voy. les preuves dans Mommsen, Séfaatsrecht, t. I, 2e éd., p.383, note 1; p. 385, note 1 [voy. p. 257, note 3, supra], et une réunion de monuments, sur lesquels cette sella est figurée, dans Conze, Denkschriften der Wiener Akademie. Phil. Hist. Classe,t. XX VI, 1877, pp. 196 et suiv.; planches 14. 15.
(8) On la trouve parmi les insignes du pontifez (Orelli-Henzen, n° 5957 [= C. I. L., ἂς 1X, n° 1465|).
(9) D’ordinaire, l’honor biselliiest accordé parles décurions aux Augustales (Mommsen, I. R.N., nos 381. 2342. 2346. 4040. 4943. 5214. 6042 [= C. I. L., t. X, 4 : nos 141. 4026. 1030. 4760 ; — t. IX: nos 2475. 741. 3524]), rarement à d’autres personnes, qui ne sont pas désignées comme Augustales (Orelli, n° 4048 [= C. 1. !L.,t. XI, 1, n° 1441]), notamment à un patronus (Orelli- Henzen, no 7176 [ΞΞ C. I. L.,t. IX, n° 3436]) et à un vir egregius (Mommsen, I. R. N., n° 7234 [= C. I. L.,t. X, 1, n° 5348|).
νὰ Ὁ» ΨΥ σεν Te: AE Ca OT εν ἈΚ Ἐν, ΤΟΥΤῚ
ont même, à titre de distinction particulière, un siège large, suffisant pour deux personnes, bise/lium (1), d’où ils assistent à tous les spectacles (2), et dont ils prennent le nom de bsselliarius (3). Les magistrats d'ordre judiciaire disent le droit du haut d’un #ribunal (4) et ont sous leurs ordres un nombreux personnel subalterne. Dans la co/onia Genetiva, chaque duovir a deux Zctores, un accensus, deux scribæ, deux viatores, un librarius, un præco, un haruspexz, un tibicen ; chaque ædis a un greffier, quatre servi publici, un præco, un haruspezx et un #bicen (5); ailleurs, on rencontre des apparitores, des arcarùü, des commentarienses, des librartüi, des lictores, des præcones, des scribæ, des tabellarii, des viatores (6), des dis-
(1) On rencontre déjà le mot dans Varron (De ing. lat., V, 128). On trouve souvent figurés des bisellia (γον. C.1. L., t. V, 2, nos 5860. 6117. 6786. 6896). Plusieurs ont été découverts à Pompéi (voy. Overbeck, Pompeii 3e éd., 1875, p. 311). — [Sur le bisellium, voy. M. Edm. Saglio, dans le Dict. des Antiqg. grecq. et rom., de MM. Daremberg et Saglio, 5e fascic., Paris, 18177, à ce mot, t. I, p. 712, col. 2.]
(2) Orelli, n° 4046 [= Wilmanns, Exempla, t. II, n° 2079 = C. 1. L., t. XI, 1, n° 3805] : ...... placuit dniversis — — permilti C. Iülio Divi Augusti Uiberto) Gelôti, — — ut Augustälium numerd habedtur æque ac si e6 honre δι sit, liceatque ei omnibus spectäculis münicipio nostro bisellio proprio inter Augustäles considere...
(3) Mommsen, 1. R.N., nos 4955. 4889 [= C. I. L., t. X, 1, n° 1217; t. IX, n° 2249]. — [Voy. aussi M. Edm. Saglio, μδὲ supra.]
(4) IL est fait mention de ce tribunal à Bénévent (Mommsen, 1. ἢ. N., n° 1502 [= C. I. L., t. IX, n° 1783]), à Rusicade (Henzen, n° 6956 — Renier, n° 2169 [= C. I. L., t. VIII, 1, n° 7986]), à Auzia, en Numidie (Renier, n° 3575 [= C.I. L.,t. VIII, 2, n° 9065]). Dans l'inscription d’Ostia (Orelli, 0 3882 [— Wilmanns, Exempla, t. II, n° 1124 = C. I. L.,t. XIV, n° 315, et Additam., p. 482, col. 2 in init.]), ce n’est pas du tribunal du questeurmunicipal d’Ostie qu’il est question, mais bien de celui du questeur romain, qni résidait à Ostia depuis 487 — 267. — Voy. Mommsen, Epigraphische Analecten, n° 5, p. 297. — [Sur Ostia, voy. M. H. Dessau, C. I. L., t. XIV, pp. 1 et suiv.]
(5) Lex col. Genet., c. LXII. — [Sur l’accensus, comp. M. Edm. Saglio, dans le Dict. des Antiq. grecq. et rom., de MM. Daremberg et Saglio, mot Accensi, Ler fascic., 2e éd., Paris, 1875, t. I, p. 17.]
(6) Voy. Henzen, Inscr., Index IX, p.164.—[Voy. aussi Wilmanns, Exempla, t. II, p. 628, 6; — C. I. L., Indices, VI, B, et XI, D.] — [Sur les 4»paritores, les Arcarii et les Commentarienses, voy., en dehors des ouvrages généraux sus-mentionnés, MM. G. Humbert et H. Thédenat, dans le Dict. des Antiq. grecq. et rom., de MM. Daremberg et Saglio, à ces mots : 3e et
99 fascic., Paris, 1814 et 1884, t. 1, pp. 327 in fine et suiv. ; 361, col. 2; 1402, col. 2,]
Biselluim
Tribunal
Personnel de service.
Candidature.
punctores, c'est-à-dire des contrôleurs de comptabilité (4).
Relativement aux candidatures, les lois romaines sur l’ambitus étaient encore en vigueur dans les municipes, au commencement du troisième siècle de l’ère chrétienne (2), et la lex coloniæ Genetivæ (c. CXXXIT) interdit au candidat (peñitor candidatus) de distribuer des présents ou d'offrir des festins au peuple, et même de réunir plus de neuf personnes à sa table, dans l'année de sa candidature. On voit que, dans les premiers siècles de l'Empire, les fonctions communales étaient regardées comme un honneur très recherché. Et, en effet, elles donnaient beaucoup d'influence et de considération : aussi leur acquisition était-elle partout subordonnée à certaines conditions, dont le magistrat présidant à l'élection devait surveiller l’observation.
(1) Voy. Mommsen, C. I. L.,t. III, 2, p. 1030, sur le n°2026 ; — Wilmanns [Exempla, t. IT], sur le n° 2400 [= C. 1. L., t. VIII, 2, n° 9699] .— [Voy. un autre exemple épigraphique de dispunctor au Ὁ. I. L., t. VIII, 2, n° 9020. — Les mentions de ce genre sont assez rares dans les inscriptions ; voy., toutefois, pour l’Afrique, en dehors des deux exemples précités, Ὁ. I. L., t. VIII, 2, les renvois de l’Indez XI, C, p. 1101, col. 1, À. v.]
(2) L. unic., pr. et $ 1, De lege Julia ambitus, D., XLVIII, 14; Modestinus, libro secundo de pænis : Hæc lex in urbe hodie cessat, quia ad curam principis magistratuum creatio pertinet, non ad populi favorem. ὃ 1. Quod si in municipio contra hanc legem magistratum aut sacerdotium quis pelierit, per senatus consullum centum aureis cum infamia punitur. — Le livre de Modestin De pœnis a été écrit vers l’an 217 de notre ère (voy. Fitting, Ueber das Alter der Schriften Rümischer luristen, Basel, 1860, in-4, p. 54; [comp. John Roby, An Introduction to the Study of Lustinian's Digest, London, 1885; cette monographie a été traduite de l’anglais en italien, par M. Giovanni Pacchioni, avec préface de M. Pietro Cogliolo, sous le titre Introduzione allo studio del Digesto Giustinianeo, Firenze, 1887; voy. pp. 219 et suiv. de cette traducgion]). — [Sur l’ambitus, voy. MM. G. Humbert, dans le Dict. des antiq. grecg. et rom., de MM. Daremberg et Saglio, 2e fascic., Paris, 1873, à ce mot, II, t. I, pp. 293 et suiv., et Essai sur les finances et la comptabilité publique chez les Romains, Paris, 1887, t. II, pp. 1458 et suiv. ; — P. Louis-Lucas, Étude sur la vénalité des charges et fonctions publiques et sur celle des offices ministériels depuis l'antiq. rom. jusqu'à nos jours, Paris, 1882, t. I, pp. 214- 241, notes 17 et suiv., passim. Voy. aussi, sur les manœuvres électorales, P. Willems, Les élections municipales à Pompéi, Paris, 1887, in-8, et ἃ. Egelhaaf, Gemeindewahlen in Pompeji, dans la Deutsche Rundschau, 1887, n° 7, pp. 110- 118,7 --- [Comp., sur ce qui va suivre, Otto Karlowa, Rôm. Rechtsgesch., t. 1, Leipzig, 1885, 8. 17, pp. 583 et suiv., ainsi que les ouvrages d'ensemble sus” mentionnés, et, en particulier, ceux de MM. Willems, Mispoulet, Bouché-
Leclercq et Ernst Herzog.]
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