‹ Manuel des antiquités romaines (volume 5)Chapitre 12 sur 75 · XXII PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

premier ouvrage par un ouvrage nouveau, et je peux moins encore agir autrement. Quant au respect dû à sa mémoire, je crois mieux l’observer en remplaçant le vieux Manuel par un neuf qu’en faisant de pièces et de morceaux, à coups de corrections et de remaniements perpétuels un ouvrage qui ne serait ni ancien ni nouveau. Si cette tâche est accomplie par moi et non par celui qui Υ semblait personnellement appelé, par le continuateur de Becker, par M. Marquardt, j'ai pour seule défense de l’avoir acceptée sur les propres instances de M. Marquardt.

Je n’ai tenu compte du lien qui rattache mon travail à celui de Becker que pour reprendre avec soin, de quelque façon qu’elles tiennent à mon plan d’ensemble, toutes les matières traitées dans son ouvrage et pour veiller à ce qu’on ne cherche pas inutilement dans ce livre des explications que l’on trouvait chez lui. 11 ne peut, par la force même des choses, y avoir de délimitation rigoureuse entre ce traité de droit public et d’autres parties du Manuel, par exemple celle de l'Italie et des Provinces et celle de l'Organisation militaire. Alors même que toutes ces parties émaneraient des mèmes auteurs, des répétitions seraient inévitables. Je me suis efforcé de restreindre ces répétitions dans la mesure du possible, mais je me suis aussi tout spécialement efforcé de ne pas tomber dans le défaut contraire et de ne pas laisser chercher vainement une théorie dans les deux endroits où elle pourrait être.

Pour l’ordre des matières, je suis parti de l’idée qu'en droit public l'exposition est dominée par les concordances de fond comme elle l’est en histoire par la chronologie; l'essai de faire suivre dans un travail de ce genre le cours du développement historique doit nécessairement échouer et ne peut que rendre l'orientation plus difficile ; je ne l’ai pas tenté. On ne trouvera pas ici la division courante en époques de la Royauté, de la République et de l'Empire. Chaque institution sera étudiée en elle-même, selon la méthode qui est déjà depuis longtemps suivie dans les traités de droit privé. Cette première partie traite de la Magistrature en général. La seconde sera consacrée

Page 1