‹ Manuel des antiquités romaines (volume 5)Chapitre 34 sur 75 · ΡΣ RENS TES · texte numérisé non relu

ΡΣ RENS TES

ou même positivement une juridiction (4) Mais au sens rigoureux, c’est plutôtla magistrature qui a le devoir de prendreles mesures nécessaires en vertu de la consultation augurale. Nous reviendrons, en étudiant la compétence de l'assemblée du peuple (VI, 1, p. 416 et ss.) sur la question importante entre toutes de la mesure dans laquelle le vice reconnu par les augures dépouille de son efficacité juridique l'élection ou la résolution quelconque du peuple qui en est atteinte.

Imperium, le mot qui, dans la langue technique, désigne d’une manière générale la puissance du magistrat le plus élevé (p. 24), est employé par excellence, d'une façon qui n’est pas moins technique et qui est beaucoup plus fréquente, pour exprimer le commandement militaire (2). Gela vient de ce que le commandement en chef des armées est l'élément essentiel de la plus haute puissance publique et en est inséparable en principe. La possession en appartient aussi bien aux hauts magistrats ordinaires, consuls, préteurs, dictateurs, maitres de la cavalerie, qu'aux titulaires extraordinaires de la puissance la plus élevée, pour la situation desquels la qualification cum imperio est pour ainsi dire officielle (3); il n'y ἃ jamais eu de

æerit (Mss. defixerit), inrila infestaque sunto, quique non paruerit, capital esto. Il recommande encore à plusieurs reprises, dans sa constitution, aux magistrats l’obéissance aux augures (eod. loc. un peu plus haut et 3, 4, 11 ; cf. 2, 12, 31. 3, 19, 43). Il englobe du reste ici des choses différentes, en particulier la nuntiatio des augures (p. 124); par suite, il y est probablement question d’un seul augure et non du corps des augures.

(1) Statut municipal de Genetiva, c. 66 : De auspiciis quæque ad eas res perltinebunt augurum juris dictio judicatio est.

(2) Cicéron, Phil. 5, 12, 45 : Imperium, sine quo res militaris administrari, teneri exercitus, bellum geri non potest.

(3) Il paraît à propos d'expliquer immédiatement ici l’expression cum imperio esse, que l’on rencontre dans des constructions diverses. Cicéron dit, Ad At. 7, 15, 9 : (C. Fannius) cum imperio in Siciliam præmitllitur; Fannius était alors préteur (car le témoignage décisif de ses cistophores datés n’a pas été écarté par Wehrmann, Fastiprætorii, p.72), mais, d’après l’organisation

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