LES AUTRES APPARITEURS
Aux variétés nettement délimitées d’appariteurs romains que nous avons indiquées jusqu'à présent, on peut, en particulier pour l'administration provinciale, encore en ajouter quelques autres. Cependant nous n’en savons que peu de choses, et la ligne de démarcation entre les appariteurs et les serviteurs privés des magistrats est ici difficile à tracer.
Les gerul, porteurs de lettres et de pièces (3), font partie des appariteurs de la capitale et forment une decuria (4). — Il ἃ déjà été question des pullarii, qu'il faut comprendre parmi les appariteurs des magistrats et non parmi les appariteurs sacerdotaux. Nous les voyons en fonctions près des généraux, et des magistrats nommés pour fonder des colonies (5); ils consti-
(1) Loi Julia municipalis, ligne 94 : Ne quis, quei præconium dissignationem libilinamve faciet, dum eorum quid faciet,.…. Ilvir(atum).… petito, cf. ligne 104; d’où Cicéron, Ad fam. 6, 18, 2.
(2) L’unique exception que je connaisse est C. I. L. VI, 1869.
(3) La destination des geruli est indiquée par des constitutions impériales des années 362 (Ὁ. Th. 11, 30, 29). 363 (C. Th. 11, 30, 31) 383 (Ὁ. Th. 8, 11, 4); ils assurent le transport des pièces et la diffusion des communications im périales adressées au public.
(4) La [δ]εχουρία γερούλων est mentionnée par l'inscription Ὁ. 1.L. VI, 2179 A, les decuriales geruli par Les inscriptions C. I.L. VI, 1096. 9439. X, 5917, un servus dispensator leur appartenant, C. I. L. VI, 360. En dehors de leur qualification de decuria et de decuriales, on peut invoquer, pour les classer parmi les appariteurs publics, l’assignation qui leur est faite d’un emplacement public (3 pieds 3/;) [ju]ssu imp. Cæsaris Augusti, C. I. L. VI, 9438. Le caractère du gerux (plutôt x que a) /////Indi (d’après l'examen oculaire d'Hirschfeld) de l'inscription citée p. 395, note 4, n’est pas clair.
. (5) P. 96, note 3. P. 105, note 4. Denys, p. 92, note 2, les désigne catégoriquement comme des appariteurs payés par le trésor.