‹ Manuel des antiquités romainesChapitre 29 sur 48 · C. I. L. IX, 2456. X · texte numérisé non relu

C. I. L. IX, 2456. X

- * ν y Si : Cape LS NT Fe Σ dr ᾿ 204 DROIT PUBLIC ROMAIN.

faire défaut à aucune époque, et nous en rencontrons des exemples dès les premiers temps de l'Empire (1). Il est possible que certaines catégories de personnes, par exemple les jurisconsultes se préparant au rôle de consultants, aient été, d'après l'usage, dispensés de produire leur brevet d'officiers (2). En somme, le service d’officier des futurs sénateurs ἃ été maintenu jusqu'à Gordien inclusivement (3). Il est probable

(1) On trouve le vigintivirat sans le tribunat militaire, sous Auguste : Orelli, 3109 (—= C. T. L. IX, 3306). 3128 (— C.'I. L. X, 5182). 6450 ἘΞΞΟ TL, 2845); sous Tibère: Orelli, 123 (— C. I. L.. XIV, 3607)). 150 (—=C: T° ΤΠ ΧΙ 3608). 5368 (ΞΞΞ C. I. L. NI, 1364). 1066 (— C. I. L. XIV, 2802); sous Claude : Henzen, 6456 (ΞΞΞ C. I. L. VI, 1403) ; sous Néron : Henzen, 5435.

(2) Le tribunat fait défaut sur les bases des deux jurisconsultes du temps d'Hadrien Aburnius Valens (Orelli, 3153 τς C. I. L. VI, 1421) et Pactumeius Clemens (C. 1. L. VIII, 7059), et, en outre, sur celle du secrétaire de Trajan Licinius Sura (Henzen, 5448 — C. I. L. NI, 1444). 1] en est de même de celles de Ser. Cornelius Dolabella sous Trajan (Henzen, 5999 — C. I. L. IX, 3154) de Ὁ. Sosius Priscus, consul en 169 (Orelli, 2101 — Ὁ. I L. XIV, 9009): de M. Claudius Fronto sous Antonin le Pieux (Henzen, 5418 — C. 1. L. NI, 1377. Henzen, 54179 — C. I. L. III, 1457), qui eut cependant par la suite une carrière essentiellement militaire, de l'orateur M. Cornelius Fronto (C. 1.1. NII, 5350), de L. Annius Ravus sous Commode (Orelli, 5003 — C. I. L. NI, 1339), de M. Numymius Senecio Albinus, consul en 206 (Henzen, 6007— C. I. L. V, 4347), de L. Fulvius Æmilianus (Orelli, 3134 == C. I. L. VI, 1422; cf. Renier, Mélanges, p. 21), si ce dernier n'appartient pas déjà à l'époque où le tribunat de légion ne subsistait plus. On peut encore rapporter à ce que le futur empereur Sévère doit avoir été advocalus fisei le fait qu'il revêtit la questure omisso tribunatu militari (Vila, 2, selon l'heureuse correction d'Hirschfeld, Hermes, 3, 230, tandis qu’à la vérité Eutrope, 8, 18, parle de son tribunat militaire).

(3) Les plus récents tribunats de légion de chevaliers sénatoriaux que j'ai rencontrés sont ceux de C. Cærellius Pollittianus (Orelli, 2379 — C. I. L. VI, 1365) et de C. Æmilius Berenicianus Maximus (Henzen, 6454 — C. I. L. ΧΗ, 3163) du temps de Caracalla; en outre, CG. Luxilius Sabinus Egnatius Proculus (Orelli, 3143), légat de légion sous Gordien (mort en 244) et M. Ælius Aurelius Theon, plus tard gouverneur d'Arabie sous Valérien et Gallien (par conséquent au plus tôt en 254); ces derniers peuvent n'avoir revêtu le tribunat de légion que quelque temps après la mort de Caracalla (en 217). Nous descendons encore un peu plus bas avec l'inscription de Q. Petronius Melior (Henzen, 6048 — C. I. L. XI, 3367) qui fut fait sodalis Augustalis en 230, peu de temps, semble-t-il, après avoir recu le tribunat de légion (Dessau, Ephem. epigr. I, p. 1) οἱ l'inscription récemment trouvée à Mayence d’Annianus ἡ (Rhein. Mus. 1881, p. 481), de l'an 242, qui, quoique peut-être avant Gordien, paraît avoir été tribun militaire des [legiones… et 1] Min(ervia) Gordianæ. Pour l'époque postérieure à Alexandre Sévère (mort en 235), je ne connais aucun document complètement certain d'après lequel un jeune homme appartenant à la classe sénatoriale aurait revêtu le tribunat de légion. Il est déjà absent des

que Gallien aura exclu les aspirants à la curie du service d'officiers en même temps qu'il enleva aux sénateurs les magistratures comportant un commandement et qu'il leur interdit l'entrée des camps.

Les futurs sénateurs n'étaient astreints à occuper qu'un seul poste d’oflicier, en fait le plus souvent annal sans doute, mais dont le temps n'était pas limité légalement. Nous verrons dans le chapitre des chevaliers, VIE, 2, p. 156, et ss. qu'on demandait, au contraire, aux chevaliers qui n'étaient pas destinés à entrer au sénat d’en occuper plusieurs : il n’est pas rare que, par exception, un aspirant au sénat en ait occupé deux (1); il est presque inouï qu'il en ait occupé trois (2), d'autant plus que l'entrée au sénat était alors possible dès qu’on avait dépassé vingt-quatre ans et que ce service n'était plus admissible après qu'elle avait eu lieu. Des trois grades d’officiers réservés à l’ordre équestre, la préfecture des cavaliers, le tribunat de légion et la préfecture des cohortes auxiliaires, Auguste attribua les deux plus élevés aux futurs sénateurs (3) ;

inscriptions mentionnant le vigintivirat de Ser. Calpurnius Dexter, consul en 225 (Henzen, 6503 — C. I. L. NI, 1368) et de L. Cæsonius Lucillus Macer Rufinianus sous Sévère Alexandre (Orelli, 3042 — C. I. L. XIV, 3902), en

outre, dans celle de L. Balbinus Maximus, consul en 253 (Orelli, 3151 — C. I. L. VI, 1552); une certaine quantité d'inscriptions semblables : Orelli, 2242

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