‹ Manuel des candidats a l'école polytechnique (volume 2)Chapitre 153 sur 289 · Deuxième cas. — On connaît les trois angles A, B, C · texte numérisé non relu

Deuxième cas. — On connaît les trois angles A, B, C

En appliquant l’équation (22) au triangle supplémentaire de ABC, on aura d’abord

. X /sin J (tt + B — A — C

tang J (, - ») =

C) sin j (tt + C — A — B)

C) sin ^ (tt + A — B — C)

puis, en posant cot

cos j ( A -1- c — B ) cos|(±V4- B — C) - cos A 4- B + C) cos i ( B 4- C — A ) ’

P-B)cos(P-C)

cosP cos(P — A)

48. Troisième cas. — On connaît deux côtés h, c et Pangle compris A.

(*) Les trois dernières formules, analogues à celles qui leur correspondent dans la trigonométrie rectiligne, donnent lieu aux mêmes remarques. Nous engageons le lecteur à retrouver, par leur moyen , les conditions

a < h -k-c, É<cH-a, c<a-f-fe, <i-t-fc-t-c<2^, nécessaires pour que le triangle soit possible.

(**) L’équation (23) donne lieu, comme la fbrmule(22), à une discussion que nous supprimons, pour abréger.

■j.Si TRIGONOMÉTRIE.

Les trois autres éléments du triangle seront déterminés par les équations

cos a = cos b cos c -i- sin i sin c cos A, (i )

cot^> sine = cotB sin A -I- cosecosA, (7)

cote sin A = cote sin A -t- cos i cos A, (10)

qu’il s’agit de transformer, de manière à en tirer des formules calculables par logarithmes.

49. 1°. Si l’on met cos^» en facteur dans le second membre de la relation (i), on aura

cos« = cos è (cos c -t- sinc.tang/; cosA) ;

et, en posant tangy = tang^> cos A, (24) cos b cosfc —

cos a = i ^ '

COSiy

2”. On tire, de l’équation {7),

coté sine — cos c COS A sine — cosctangècosA

cotB =

ou

sin A

cotB = —

sin A tans b

sin ( e — Ÿ ) sin A tang b cos y ’

ou enfin, à cause de tang 6 =

tang <p cos A ’

cotB =

cotA sin(e — ® ) cos y

3". En posant tang = tang e cos A ,

on aurait, pareillement,

^ „ cot A sin ( /; — ®' )

cote =

co s Y

50. Remarque. — Les transformations précédentes équivalent à la décomposition du triangle ABC en deux triangles rectangles. En

(*) En général, pejur transformer en produit une expression delà forme M cosx -t- N sinx, il suflît d’égaler ^ à la langcutc ou à la cotangente d’un arc auxiliaire.

TRIGONOMÉTRIE. vt83

effet, soit CP Tare mené du sommet C, perpendiculairement à AB.

On aura , par la formule de Mauduit ,

cos A = cot b tang AP.

Ainsi , AP = Ÿ ; etc.

51. Remarque. — L’emploi de l are auxiliaire suppose une seconde décomposition du triangle, obtenue en menant, ' du sommet B, un arc perpendiculaire à AC. On peut éviter cette nouvelle décomposition en calculant l’angle H formé par CP avec AC. On a effectivement

tang M

cot A cos

et

tang(C- M )

cot B cos«‘

les angles M et C — M' étant connus, leur somme donnera l’angle C (*).

S2. OuATRiÈME CAS. — O/l coiinait un côté a et les deux angles adjacents B, C.

Ce cas, que l’on ramènerait au précédent par le moyen du triangle supplémentaire, peut aussi être résolu comme il suit :

Le triangle rectangle BPC donne

tang(C — H ) = (-28)

tang { f — ç ) = COS B tang a, { -29 ) cos(C— H ) = cotr/.tangCP;

et, le triangle APC,

tang

cotA cos b ’

tang y = cos A tang b, cos 'f = cot b tang CP.

(*) On conclut, des deux dernières formules, cette relation entre les cinq cléments A, B, C, a, £ :

tangC —

cos a cot A -f- cos b cot B coK n cos b — cot A cot B

Éliminant langCP, on a donc

. , . cos(G — H ) ,

tans b = tane a — ^ , ( 3o )

cos M

puis tangA = , ? (3i)

COSi»

tang = COS A tang b. ( 24 )

L’équation {28) sert à calculer l’angle auxijiaire M‘, après quoi les formules (3o) et (3i) donnent b et A. Enfin, les équations (29) et (24) déterminent c au moyen de ^ et de c — y.

K3. Cl.NQLiÈME CAS. — On connaît deux côtés a, b, et Fannie A opposé h l’un d’eux.

Pour calculer l’angle B, il sulSt d’observer que la première des équations (4) donne

. sin^i . . .

sinB = -^ — smA, (32)

après quoi lesformules(24), (29), (27) et {28) détermineront complètement c et C.

JÎ4. Remarcjuc. — L’angle B étant donné par son sinus, le problème est imjMssible quand le second membre delà formule (82) surpasse, en valeur absolue, l’unité; et quand ce second membre est compris entre + i et — i , le problème peut admettre dcu.z solutions, ou une seule solution, ou enfin il peut être imjjossiblc. La discussion complète des différents cas qui peuvent se présenter est fort prolixe ; mais , quand a, b et A sont donnés en nombres, il est toujours facile de décider si l’on doit admettre ou rejeter l’une ou l’autre des valeurs obtenues pour B. Soient, par exemple,

On trouve

B = 49“38'i2" et B = i3o“2i'48".

Ces deux valeurs sont admissibles, parce qu’elles sont moindres que A, et que d’ailleurs n surpasse b [*).

Soient ensuite

(•) Dans tout triangle sphérique, à un plus grand côté est opposé un plus grand angle.

TlUGONOMÉTUlE.

On trouve encore

Ces deux valeurs , étant moindres que A, sont inadmissibles. Enfin, si l’on prend

rt = 72” 1 8' ao", i = 68"39'3o", A = 49“ > 10",

<l’où l’on conclut

B = 47“ 43' 44" et B= i32"i6'i6*,

on doit admettre seulement la première valeur de B.

35. Sixième cas. — On connaît deux angles A, B, et le côté a opposé à l*un d’eux.

Ce cas se résout comme le précédent. Il donne lieu aux mémos remarques et aux mêmes difficultés.

Analogàes de Bféper. — Formule* de Belambre.

56. Dans les quatre derniers cas , la résolution des triangles «bliquangles peut être simplifiée au moyen de relations remarquables , dues à Néper. Pour trouver ces relations , rappelons-nous la formule

tang|(A — B) a — b

COt Y C Cl — j— b

qui sert h résoudre Tin triangle rectiligne, connaissant deux côtés et Vanglc compris, et cherchons par quoi doit être remplacé le

rapport quand le triangle est sphérique.

En développant tang ^ ( A — nous aurons d’abord

Mais

tang 3- {A — B) __ tang ^ A tang ^ C — tang | B tang -1 C

COt ~ C

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