‹ Manuel des confesseurs (volume 2)Chapitre 12 sur 45 · Mais le point le plus important de la di- Diffé · texte numérisé non relu

Mais le point le plus important de la di- Diffé

renles

rection et le plus utile au salut des âmes, c'est la espec^j bonne conduite des confesseurs avec les occa- d'occasionnaires, les habitudinaires et les récidifs. Les occasionnaircs et les récidifs, voilà deux écueils contre lesquels la plupart des confesseurs viennent se briser en manquant à leur devoir. Bientôt je vous parlerai des habitudinaires et des récidifs : nous allons nous occuper de ceux qui sont dans l'occasion. Il est certain que si les hommes avaient soin de fuir les occasions on éviterait le plus grand nombre des péchés qui se commettent. Sans l'occasion, le démon gagne

' Notif. 87, n. 2't, sur les recours à la Pcnitcnccrie.

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peu; mais quand l'homme semet volonlairemcnt dans l'occasion prochaine, le plus souvent, et presque toujours, le démon triomphe. L'occasion, surtout en matière de plaisirs sensuels, est comme un filet qui entraîne au péché et qui aveugle l'esprit ; en sorte qu'on fait le mal sans presque s'en apercevoir. Mais venons à la pratique, li'occasion se divise d'abord en volontaire et en nécessaire : la volontaire est celle qu'on peut facilement éviter; la nécessaire est celle qu'on ne peut éviter sans un grave inconvénient ou sans scandale. Elle se divise ensuite en prochaine et en éloignée; V éloignée est celle où l'on pèche rarement ou bien qui se rencontre pnrîout; ]a]?rochai7ie,per se, est celle dans laquelle les hommes communilerut plurimum deficiunt; la prochaine, per accidens, ou relative, est celle qui, sans être prochaine pour les aulros, attendu que par ellemême elle n'entraîne pas communément les hommes au péché, est néanmoins prochaine relativement à certaine personne, ou parce qu'elle y a fréquemment péché, ou parce qu'olic peut craindre prudemment d'y pécher, par l'expérience qu'elle a de sa fragilité. Quelques docteurs veulent qu'on ne regarde comme occasion prochaine que celle où l'on tombe presque toujours, ou du moins le plus souvent. Mais, suivant l'opinion la plus commune et la plus vraie, l'occasion prochaine est celle où l'on est tombé fréquemment',

' Liij. G, n. 452.

11 faut copcndani remarquer deux choses : 1" quelquefois l'occasion, qui, pour d'autres personnes, communément est prochaine, peut n'être qu'éloignée pour une personne très-prudente et trèspieuse'; 2" certaines occasions, qui pour d'autres communément sont per se éloignées, sont l)eul-êi reprochai nés pour celui que de nombreuses rechutes' et le penchant à quelque vice, surtout le vice honteux, ont rendu très-faible et très-facile à tomber. Ainsi, il est obligé de fuir nonseulement les occasions prochaines, mais encore ces sortes d'occasions éloignées qui pour lui sont prochaines.

315. — Du reste, celui-là est certainement Marques dans l'occasion prochaine, 1° qui retient dans sa occasions l)ropre maison une femme avec laquelle il a cou- pro-

, , , . ^ I • • • chaînes.

tume de ficcher souvent; 2 celui qui, en jouant, est fréquemment tombé dans le blasphème ou la fraude; 3" "celui qui, dans certaine auberge ou dans certaine maison, a coutume de tomber dans l'ivresse, ou dans des rixes, ou dans des actions, ou des pensées ou des paroles obscènes. Ces pénitents ne peuvent être absous (ju'après avoir ôté l'occasion, ou du moins s'ils ne promettent de l'ôter suivant la distinction établie au numéro suivant. De même on ne peut donner l'absolution à celui qui allant dans une maison, ne fût-ce qu'une fois par an, y a toujours péché ; car pour lui, allerlà c'est une occasion prochaine. De même

' Ibid.

encore on ne peut absoudre ceux qui, sans pécher dans l'occasion, sont pour les autres un grave sujet de scandale*. Quelques docteurs * ajoutent qu'on doit aussi refuser l'absolution à celui qui ne laisse pas l'occasion extérieure lorsqu'il s'yjoint une habitude vicieuse, ou une grande tentation, ou une violente passion, bien que jusqu'alors il n'ait pas succombé. La raison en est qu'il peut fa'^ilement tomber plus tard s'il ne s'éloigne pas de l'occasion. Ils disent en conséquence qu'une servante fortement tentée par son maître, et qui sent qu'elle peut être entraînée facilement, est tenue de quitter cette maison, si elle peut le faire librement, autrement c'est une témérité de sa part de se croire en sûreté. Conduiie 316. — G'cst ici quc les confesseurs doivent pra ique. ^^.^^ attention de ne pas permettre aux futurs époux d'aller dans la maison de leurs futures épouses, ni à celles-ci ou à leurs parents de les y admettre; car il est rare qu'en pareille occasion ces époux ne se rendent coupables, du moins en paroles ou en pensées ; car entre ces futurs époux tous les regards, tous les entretiens portent au péché. Il leur est moralement impossible de converser ensemble sans ressentir des attraits pour les actes honteux qui doivent suivre au temps du mariage. Generaliter autem loquendo de adolescentibus et puellis qui invicem se ad-

* Lib. 6, n. 452. V. Ex prœmlssis.

« Ibid.

amant, quippc nonsunt isti omnes indistincte de gravi culpa damnandi, sed ordinarie puto, ipsos difficultercsseextraoccasioncm proximam leilialiter peccandi. Id nimium expcrientia palet; nam ex centum adolescentibus vix duo aut très in occasionemortalibusinvenientur immunes; et si non in I)rincipio,salteminprogressu.Talesenimadaiîiantes prius conversantur inviccm ob propensionem, deindc propensio fit passio,et passio, postquam radiccm i n corde fixerit, mentcm obtenebrat, et illos in mille crimina ruere facit. Ilinc cardinalis Picus deMirandula,cpiscopusAlbanensis,insuadiœcesi pcr edictum suos admonuit confcssarios, ne taies adaniantes absoîvercnî, si postquain ter ab aliis jam fuerint admoniii, abhujusmodi anioresectando non abstinuisscnt, prœseriim temporc nocturno, aut diu, aut clam, aut intra domos [cumfacili periculoosculorumct tactuum), aut contra parcntum prœccptum, aut cum altéra parsprorumpitin verba obscœna, aut cum scandalo (prout si in ecclesia), aut cum conjugatis, claustralibus, aut clericis in sacris. A ce propos il est bon d'avertir, eh général, que lorsqu'il s'agit de dangcrdcpéché formel, et surtout de péchés honteux, plus le confesseur usera de sévérité à l'égard du pénitent, plus il sera utile à son âme; au contraire, il sera d'autant plus cruel pour son pénitent qu'il sera plus facile à lui permettre de se placer dans l'occasion. Saint Thomas de A'illeneuvc appelle les confesseurs qui se montrent condescendants sur

ce point, impie pios. Une telle charité est contre la charité. En pareil cas, les pénitents ont coutume de représenter au confesseur que l'éloignement de l'occasion produira un grand scandale ; soyez ferme, et ne tenez pas compte de semblables scandales : ce sera toujours un plus grand scandale de voir que le pénitent n'éloigne pas l'occasion, même après s'être confessé. Ou l'on ignore son péché, et alors on ne formera aucun mauvais soupçon, ou bien on le connaît; dans ce cas le pénitent recouvrera bien plutôt sa réputation qu'il ne la perdra, en éloignant l'occasion. Disiinc- 317. — Beaucoup de théologiens disent qu'on pomnu' P^""'' absoudre une première ou une seconde fois le pénitent qui est dans l'occasion prochaine volontaire, avant même qu'il l'ait ôtée, pourvu qu'il soit dans la ferme résolution de l'éloigner au plus lot. Mais il faut distinguer, avec saint Charles Borromée, entre les occasions m esse, comme si un homme tient une concubine dans sa maison, ou si une servante tombe sollicitée par ' son maître, et autrej cas semblables ; et les occasions qui ne sont pas in esse, comme si dans le jeu un homme blasphème; dans les cabarets, se querelle et s'enivre; dans les conversations, se rend coupaljîe de paroles ou de pensées déshonnêtes, etc. Dans ces dernières occasions, qui ne sont pas in esse, saint Charles dit que si le pénitent promet avec une ferme résolution de les quitter, on peut l'absoudre deux et même trois fois ;

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que si, après cela, il ne se corrige pas, on doit lui différer l'absolulion jusqu'à ce qu'on voie par le fait qu'il a ôté l'occasion. Quant aux occasions du premier genre, c'est-à-dire in esse, le saint dit qu'on ne doit point absoudre le pénitent qu'il n'ait d'abord entièrement ôté l'occasion : sa promesse ne suffit pas. Or, ce sentiment je l'ai tenu et je le tiens encore pour certain, ordinairement parlant, et je crois l'avoir clairement établi dans la Théologie'. La raison en est qu'un tel pénitent est indigne de l'absolution s'il veut la recevoir avant d'ôter l'occasion; car par là il s'expose au danger prochain de manquer à la résolution qu'il a formée d'ôter l'occasion, ?t ainsi d'y rester comme auparavant. Il est certain que celui-là pèche mortellement qui est dans l'occasion prochaine volontaire du péché mortel et qui ne l'écarte pas. Or, l'éloignemcnt de l'occasion est une chose très-difficile, et qui exige une grande violence ; mais cette violence, le péniloni, une fois absous, se la fera difficilement ; car, délivré d^^ la crainte de ne pas recevoir l'absolution, il se flattera aisémoni de pouvoir résister à la tentation sans éloigner l'occasion ; ainsi il y restera et retombera certainement. Voilà ce que prouve l'exliéricnce journalière de tant d'infortunés qui, absous par des confesseurs imprudents, n'écartent pas l'occasion, et retombent plus bas qu'auparavant. Donc, à cause du danger de manquer

' Lil). f), n. iji

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à sa résolution, le pénitent pèche gravement qui reçoit l'absolution avant d'avoir éloigné l'occasion, et plus gravement encore pèche le confesseur qui la lui donne.

318. — J'ai dit ordinairement parlant, car les théologiens exceptent d'abord' le cas où le pénitent donnerait des signes tellement extraordinaires de contrition, qu'on pourrait juger avec prudence qu'il n'est plus exposé au danger prochain de manquer à la résolution d'ôter l'occasion. En effet, ces signes annoncent que le pénitent a reçu une grâce plus abondante avec laquelle on peut espérer qu'il sera fidèle à éloigner l'occasion. Néanmoins, toutes les fois qu'on peut commodément différer l'absolution, je la lui différerais, même dans ce cas-là, jusqu'à ce qu'il ait réellement écarté l'occasion. On excepte encore le cas où le pénitent ne pourrait pas revenir, ou du moins que longtemps après. Alors on peut l'absoudre si on le juge bien disposé et résolu à éloigner l'occasion sur-le-champ. Dans ce cas on regarde comme éloigné le danger de manquer à sa résolution, à cause de la grande peine, magni oneris, que devrait subir le pénitent s'il se retirait sans absolution. En effet, il serait obligé ou de répéter sa confession à un autre prêtre, ou de rester pendant longtemps privé de la grâce du sacrement. Donc étant alors dans une nécessité morale de recevoir l'absolution, il a une raison pour être

' Lib. 6. V. Dixi tamen.

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absous sur-le-champ ' ; et puisqu'il ne peut ôter l'occasion avant de recevoir l'absolution, il est censé comme dans une occasion nécessaire. Cependant cela n'est point admissible si le pénitent, averti déjà par un autre confesseur d'ûter l'occasion, ne l'a pas fait, car il est comme récidif. Dès lors il ne peut être absous, à moins qu'il ne donne des signes extraordinaires de repentir, ainsi que nous le dirons plus tard.

319. — Voilà ce qui regarde l'occasion pro- occacliaine volontaire. Si l'occasion est nécessaire ou *'""'.'"■" physiquement, par exemple, si une personne était en prison ou à l'article de la mort sans avoir ni le temps ni le moyen de chasser sa concubine ; ou moralement, c'est-à-dire si l'occasion ne pouvait s'éloigner sans scandale, ou sans grave inconvénient pour la vie, la réputation, les biens delà fortune, comme disent communément les docteurs ^; dans ce cas le pénitent peut être absous sans ôter l'occasion. En effet, il n'est pas obligé à l'éloigner, pourvu qu'il promette d'employer les moyens nécessaires afin qu'elle devienne éloignée de prochaine qu'elle est. Ces moyens sont, surtout dans l'occasion du péché honteux, d'éviter la familiarité, et même, autant que possible, la vue du complice ; de fréquenter les sacrements, et de se recommander souvent à Dieu, en renouvelant chaque jour, surtout le matin, devant un cruci-

' Lib. 6. V. Excipiendiis 2.

- Ibid.t II. 'j5j.

fix, la résolution de ne plus pécher et d'en éviter l'occasion autant que faire se pourra. La raison en est que l'occasion de péché n'est pas proprement un péché en elle-même et n'entraîne pas la nécessité de pécher. Ainsi l'occasion n'est point incompatible avec un vrai repentir et un ferme propos de ne pas retomber. 11 est vrai, chacun est obligé de sortir du danger prochainde pécher, mais cela s'entend lorsqu'il veut librement, sponte, un semblable danger. Si donc l'occasion est moralement nécessaire, le danger devient éloigné par l'emploi des moyens convenables, et Dieu ne manque pas d'assister de sa grâce celui qui est vraiment résolu de ne plus l'offenser. L'Ecriture ne dit pas : Celui qui est dans le danger y périra, mais celui qui aime le danger; or, on ne peut dire que celui-là aime le danger qui s'y trouve malgré lui. De là ce mot de saint Bazile : Qui urgenti aliqua causa et necessitate se periculo objicit, vel permittit se esse in îllo, cum tamen alias nollct, non tam dicitur amare periculum, quam invitus subire ; et ideo niagis providebit Dell ■: ne in illo pereat ' .

Suiie. 320. — En conséquence les théologiens regardent comme capables d'absolution ceux qui ne veulent pas quitter un emploi, une occupation ou une maison dans lesquels ils ont accoutumé de pécher, parce qu'ils ne peuvent les quitter sans un grave dommage, toutes les fois qu'ils sont

' In conslilut. mon., c. 4.

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véritablement résolus de se corriger et d'employer les moyens de le faire. Tels sont, par exemple, les chirurgiens qui, en soignant les femmes, ouïes curés qui, en les confessant, sont tombés dans le péché, si, en abandonnant ces fonctions, ils ne pouvaient vivre suivant leur état '. Mais tous conviennent qu'il est utile, dans ces cas et autres semblables, do différer l'absolution, quand ce ne serait que pour rendre le pénitent plus attentif à pratiquer les moyens prescrits. Pour moi, j'estime que le confesseur non-seulement peut faire cela, mais encore qu'il y est obligé, toutes les fois qu'il le peut commodément, surtout lorsqu'il s'agit du vice honteux. En effet, médecin des ûmes, il est tenu de leur administrer les remèdes les plus \'onvenables. Or, je soutiens qu'il n'est pas de meilleur remède pour celui qui est dans l'occasion prochaine que le délai de l'absolution. Cela n'est que trop prouvé par l'expérience de tant de malheureux qui, une fois absous, négligent les moyens indiqués, et retombent ainsi avec une déplorable facilité. Au contraire, si vous différez l'absolution à un pénitent, il sera plus soigneux à pratiquer les moyens prescrits et à résister aux tentations dans la crainte d'être renvoyé de nouveau sans absolution, lorsqu'il retournera se confesser. Peuiéire sur ce point me trouvera-t-on trop sévère; n^ais telle est la conduite que j'ai toujours tenue

' Lib. C, u. -455, in lin.

et que je liens encore avec ceux qui sont dans l'occasion prochaine même nécessaire, et quoiqu'ils me donnent des signes extraordinaires de contrition, toutes les fois qu'il n'y a pas une nécessité particulière de les absoudre sur-le-champ. Je crois par là être beaucoup plus utile au salut des pénitents. Plût à Dieu que telle fût la conduite de tous les confesseurs ! Combien de péchés de moins sur la terre, et combien d'âmes de plus dans le ciel! Je le répète, lorsqu'il s'agit de retirer le pénitent du péché formel, le confesseur doit suivre les opinions plus bénignes autant que le permet la prudence chrétienne; mais lorsque les opinions bénignes rendent plus prochain le danger du péché formel, comme il arrive surtout en matière d'occasions prochaines, je dis qu'il est souverainement utile et quelquefois nécessaire que le confesseur prenne pour règle de conduite les sentiments plus sévères : dans ce cas ils sont plus avantageux au salut des âmes. Que si le pénitent, placé dans l'occasion nécessaire, retombe toujours de la même manière, quoique en employant tous les moyens, et avec peu d'espérance d'amendement, je dis qu'on doit absolument lui refuser l'absolution, s'il ne commence par ôter l'occasion '. C'est ici qu'il faut appliquer le précepte de l'Evangile : Si oculus tuus scandalizat te^erue eum ^. Il faut excepter

* Lib. G, n. 455.

* Marc, 9, 46. Ij

le cas où le pénitent donnerait dos marques si extraordinaires de contrition, qu'on pourrait concevoir une espérance prudente de son amendement '.

321. (B. LÉONARD, n°' 16-24.)— Vous voyez qu'il faut une {jrande prudence de la part du confesseur pour éviter le double écueil, ou d'uno condescendance excessive et affectée, ou d'une rigueur outrée dans la direction d'un malheureux habiludinaire, qui, enveloppé de toutes parts de ses mauvaises habitudes, fait plus de chutes quf. de pas. Mais pour briser les chaînes qui attachent et qui accablent un occasionnai re engaj'.é depuis longues années dans des occasions do, péché, oh! combien il faut de piété et de fermeté dans le ministre du sacrement 1 Pour lever tous les obstacles, son courage doit égaler sa prudence. Sans une sainte rigueur inspirée par un cœur fortement résolu à triompher, jamais il ne remportera la victoire. Quoi de plus expressif que les paroles par lesquelles le Sauveur nous apprend la rigueur dont il faut user avec ces malades presque désespérés ! Les remèdes qu'on peut leur appliquer se réduisent à trois, et les voici en trois mots : fuite, fer et fou. Si oculus iuus scandalizat te, erue eum, et projice abs te. Quand l'occasion serait plus chère à votre pénitent que la prunelle de ses yeux, il doit absolument la quitter. Fuite, fer et feu. Si manus tua

' Lib. 6,D.ij5, inûa.

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