‹ Manuel des confesseurs (volume 2)Chapitre 27 sur 45 · Maintenant que jo suppose les confes- Meihode · texte numérisé non relu

Maintenant que jo suppose les confes- Meihode

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seurs et les pénitents également persuadés de la ^hlla^

que nous désirons, c'est de tranquilliser la conscience du confesseur el de le mettre en garde contre un zèle qui, n'e'iant pas selon la science, pourrait devenir fatal an pénitent. Ainsi, nous disons, avec le bienheureux Liguori, que l'on ne doit obliger les pénitents à répéter leurs confessions que lorsqu'on est uioralement certain qu'elles ont été nulles. •■ Scdulo advertendum non esse cugendos pœnilenles ad repelendas confessiones, nisi moraliter cerlo conslel eas fuisse invalidas, ut recle dicunl Croi.x, Gobât, Holzinann, Mazzolla, Elbel cum Fillucio et communi (contra Antoniun» qui, inter rigiilos auclores nostri temporis, infimum non liabet locum). Ratio, quia possessio slat pro valore confessionuni praelerilaruni, quamdiu de earum nullilate non constat, lib. iv^, n. 505. » Le père Seigneri n'est pas moins exprès : •■ Il faut éviter, dit ce pieux et savant missionnaire, d'être trop curieux à s'enquérir des confessions p.issées, el de vouloir obliger les pénitents à les répéter de nouveau, si ce n'est dans le cas d'une ei'jdenie nécessité, comme si le confesseur avait manqué de juridiction, ou le pénitent de ferme propos et de repentir. Au reste, quand l'erreur n'est pas manifeste, suivez celle règle de droit qui dil qne dans le doute la présomption est toujours pour la validité de l'acte. Non bisogna né anche csser truppo ciiriuso im'estigator diconfe.'sioni già faite, constringendu la persona a ripeterle ea riunnfarle, sc non in caso di chiara nr.çessitî'^ quai sarcbbe allor rhe fosse mancatao nel sacerdolc la giiirisdizione, o nel pénitente il priiposilQ ed il pentimcnto. Nel rrsto, çuaridu non sia manifesln Verrore, pigliaic da'' gitirisli una regola, ed è, che in dubbio sempre si présume in fat'or dell' alto, perche sia^valido. f II Confessore isiruilo, c. H, turn. H, ^. 236.)

El quond obligationem repelendi confessiones recidivoruni, de quarum valore sœpe dubitari polesf, liane regulam optirae Iradit Habert, t. G, p. 465, sic dicens :•■ Si pœnilens aliqnandiii post confessioneiii dignos pœnitenliœ frucliis fecil, Iior est strenue adversns Icnlaliones, el peccandi occasiones pngnavcrit, confessarius judirabit validam fuisse confessionem. Secus si paulo post confessionem,seu data prima occasione, lapsus fueril. Tune enim, ego addo, rêvera moraliter certum es! confessiones fuisse nullas

nécessité et de l'utilité de la confession générale, il ne reste plus qu'à indiquer une courte méthode pour mettre la main à l'œuvre ; car, à parler sans détour, quelles montagnes de difficultés le démon ne vous placera-t-il pas devant les yeux, afin d'empêcher un si grand bien ! Aux uns il paraît impossible de débrouiller une conscience dont la confusion et les inextricables embarras font le tourment de leur âme; d'autres se sentent glacés au seul nom de confession générale. Eh bien, permettez que je mette pour vous la main à l'œuvre, et, avec la grâce de Notre-Seigneur, vous verrez bientôt toutes ces montagnes disparaître. Dans celte affaire, toutes les difficultés se réduisent à deux : faire l'examen et dire le nombre de ses péchés. Quant à l'examen, celui qui a mené une vie très -uniforme a plus de facilité pour bien s'en acquitter ; en peu de paroles, il peut faire une confession générale de plusieurs année?. Au contraire, celui dont la conduite ne présente pas la même uniformité rencontrera dans la pratique de plus grandes difficultés, par deux raisons : la première, c'est qu'ayant une

nam ille qui in confessione vere dolel elproponit eniendationeiH, sallem per aliquod tempus a peccato se abslinet, saltem uliquem conatiiiu adhibet ante relapsum ; unde, qui post suas confessiones ni fjlurimiim cito t\ une aliqua resistentia iterum cecidif, cerle censendus est nulluni, vel nimis lenuem habuisse dolorem, vel proposilum. Aliler vero dicendum, si per a/z^uoi^ lempus perseveraverit, vel anle casum aliquam saltem resislenliam pr«eslilelit. BeatusLiguori, lib, vi, n. 505. {Note du traducteur.)

conscience embrouillée par tant de péchés commis, tant de confessions mal faites, il ne sait ni par où commencer, ni comment achever son exam.en , tant sa tète est remplie de pensées confuses. En effet, il se trouve des personnes • qui, après avoir passé plusieurs jours à écrire et à récrire leurs péchés, sont ensuite plus embarrassées qu'auparavant, ne sachant ni ce qu'elles ont écrit ni ce qu'elles ont encore à écrire, parce qu'elles jettent leurs souvenirs sur le papier, confusément, sans règle et sans ordre. L'autre source de difficultés, c'est qu'à mesure qu'elles retrouvent leurs péchés, elles manquent peut-être de termes propres et convenables pour en exprimer les espèces et les circonstances. Ainsi, tel fera quelquefois quatorze his;oires pour accuser quatorze péchés qui pourraient être dits en quatorze mots. Pour éviter ces deux écueils, je vous propose deux expédients. Le premier, c'est de faire choix d'un confesseur qui joigne la prudence à la bonté; puis, vous remettant entre ses mains, suppliez-le de vous aider et de vous interroger : vous trouverez qu'avec son secours tout vous deviendra doux et facile. Ayez soin cependant de vous examiner de manière à pouvoir convenablement répondre et vous expliquer sur les choses que lui-même vous demandera. L'autre expédient, c'est le dialogue entre le confesseur et le pénilcnt, dont je vous donnerai bientôt le modèle. Avec votre portrait, que peut-être vous

y reconnaîtrez, vous y trouverez la manière pratique de trouver et d'expliquer tous vos péchés. Maintenant, devez-vous mettre votre confession par écrit? pouvez- vous, dans cette vue, vous servir de quelque livre qui enseigne la manière de bien faire l'examen de conscience ? Si vous me demandez conseil là -dessus, voici ma réponse. Je ne vous blâme pas d'écrire votre confession, pourvu que vous écriviez en abrégé, marquant seulement les principaux chefs d'accusation. Quant à la qualité et à la quantité, c'est-à-dire quant à l'espèce et au nombre, retranchez toutes les inutilités, l'histoire des faits et des circonstances accessoires propres à dissiper le cœur et à consumer en pure perte un temps précieux. Quant aux livres, il faut user de précaution ; car il en est qui, confondant les péchés mortels avec les véniels, et décrivant avec trop de détail ce qui devrait être dit en passant, jettent les pénitents dans la confusion. Il faut de plus du jugement pour en faire un usage convenable. Ainsi, il ne faudrait pas imiter celte petite fille qui était en pension dans un monastère. Elle demanda à son confesseur la permission de faire sa confession générale, et de se servir pour cela d'un certain livre. Elle l'obtint. Autant de péchés elle trouva marqués dans son livre, quelle qu'en fût d'ailleurs l'énormité, autant elle en écrivit sur le papier; puis, avec une candeur admirable, elle vint tous les lire à son confesseur, qui fut saisi d'horreur

à un pareil récit. « Mon enfant, lui dit-il, avczvous vraiment commis tous ces péchés? — Dieu m'en garde, mon père : je les ai écrits parce que je les ai trouvés dans le livre. » Pour vous, si vous voulez, je vous indiquerai un livre qui ne trompe pas, c'est le livre de la conscience. Lisez-le, vous y découvrirez fidèlement tous vos péchés, aidé surtout, comme nous l'avons dit, par les interrogations d'un bon confesseur. Ce que je dis s'adresse surtout aux personnes peu éclairées qui, si elles ne sont interrogées, ne savent pas ouvrir la bouche. Les confesseurs doivent se souvenir que, pour cette raison, les personnes simples sont tenues à moins que les autres, et que leurs confessions générales peuvent s'expédier beaucoup plus vite. Nous ne sommes obliges de les interroger qu'en proportion de leur capacité, pour suppléer à l'examen qu'elles devraient faire. Cela veut dire que tant soit peu qu'on les aide, c'en est assez pour satisfaire au devoir et les renvoyer tranquilles.

425. — Il ne reste plus qu'à éclaircir un doute Douie-»a au sujet de l'examen. Doit-on le permettre sur *p*^jf' les péchés déshonnêtes, attendu que cette ma- "»«"• tière est dangereuse, et qu'on peut facilement s'y complaire en s'examinant ou en se confessant? Mais, si ce doute était bien fondé, il ne faudrait ni s'examiner sur ces péchés, ni s'en confesser dans les confessions ordinaires, attendu que le danger serait égal, et même plus grand, à

€auscda souvenir plus récent du plaisir défendu. Loin qu'il en soit ainsi, je pense au contraire que la plupart des pécheurs, ensevelis dans ce bourbier, sont dans la nécessité de faire une confession générale. Qui sont en effet ceux qui, pour l'ordinaire, cachent des péchés par honte, qui partafjent la confession ou qui se confessent sans douleur et sans ferme propos, retombant quelquefois le jour môme de la confession, ne sont-ce pas les pécheurs de ce caractère? Si l'on trouve dans quelque livre l'opinion contraire, elle doit s'entendre de ceux qui, ayant fait autrefois la confession générale, se sont corrigés et vivent chrétiennement dans leur état. Mais, comme il est nécessaire de confesser une fois ces péchés dans les confessions ordinaires, il est très -utile, supposé même qu'il n'y ait aucune des nécessités ci-dessus, do les confesser une fois dans la confession générale, pour plus grande sûreté de conscience. Toutefois, le confesseur aura la précaution de ne demander, et le pénitent de ne dire que le pur nécessaire, c'est-à-dire le nombre et l'espèce des péchés, sans trop s'étendre et sans entrer dans certaines particularités obscènes qui s'entendent d'elles-mêmes. A l'exemple de ceux qui vont dans des lieux infects et qui tiennent à la main un peu de musc, ils auront soin de tenir prêle quelque pieuse considération pour dissiper les images que font naître de semblables récits, qui, du reste, faits par ma-

nière d'accusation, donnent plutôt de l'horreur et de la confusion que des complaisances criminelles. Un autre conseil, c'est de développer d'abord, dans les confessions {générales, cette matière du sixième précepte, et de passer ensuite aux autres commandements. Ainsi, je n'approuve pas la méthode des confesseurs qui, pour bien faire la confession générale, veulent que les pénitents reviennent sur les différents âges de la vie, notant séparément les péchés de l'enfance, de l'adolescence, de l'âge mûr et de la vieillesse. Il est vrai qu'il faut s'examiner sur tous les âges; mais comme il y a certains péchés qu'on a toujours commis à raison de la mauvaise habitude, en suivant cette méthode, on devrait dire plusieurs fois le même péché, et cela sans aucune nécessité, car la diversité des âges ne change pas l'espèce. D'autres font encore pis : ils assignent différents jours pour faire la confession générale, un pour confesser les péchés commis avant le mariage, un autre pour ceux commis après; ou bien, si un pénitent a commis vingt péchés de la même espèce, ils les lui font dire un à un, en lui faisant expliquer toutes les circonstances peu ou point importantes. De là vient dans le peuple cette fausse crainte qui fan regarder la confession générale comme une entreprise très-difficile. C'est ainsi que le peu d'habileté du confesseur rend pénible' et dur le joug le plus doux et !c plus loger, le jou,^ de Jc-

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