‹ Manuel des confesseurs (volume 2)Chapitre 30 sur 45 · C. Avez-vous accompli votre pénitence · texte numérisé non relu

C. Avez-vous accompli votre pénitence

P. J'y ai manqué, mon père, a. omettant quelques rosaires et quelques jeûnes. Ce n'est pas seulement dans cette confession, mais encore dans les autres que j'ai négligé les pénitences que mes confesseurs m'avaient imposées.

C. Je devrais vous renvoyer pour accomplir d'abord votre pénitence ; mais comme vous ne pourriez le faire en peu de temps, et qu'en faisant votre confession générale, je suppose que vous êtes résolu de satisfaire à tous les manquements de votre vie passée, nous remédierons à tout en me disant à la fin de la confession le nombre approchant des confessions mal faites et

des pénitences omises. Commencez par dire les péchés commis depuis la dernière confession, afin que je puisse me mettre au courant de l'état actuel de votre âme.

D. Après ces interrogations, qui d'ordinaire doivent (î-tre faites à tous les pénitents, et qui servent comme de préambule à toute confession, le confesseur doit s'assurer si le pénitent fait la confession générale par nécessité ou seulement par conseil. Dans le premier cas, il doit apporter une plus grande exactitude dans l'examen, et une plus grande attention dans les interrogations. Dans le second cas, il n'est pas besoin de tant de soin, parce que le pénitent n'étant pas obligé de confesser de nouveau tous ses péchés déjà légitimement soumis à la puissance des clefs, le confesseur non plus n'est pas obligé de l'interroger avec tant de détail, et il peut passer plus légèrement. Votre première interrogation aura pour objet de savoir .s'il n'a jamais caché aucun péché par honte dans ses confessions précédentes, ou s'il n'y aurait pas eu quelqu'un de? cas indiqués dans les instructions précédentes qui rende la confession nécessaire, afin de procéder avec ordre aux autres interrogations. II en est qui commencent par interroger sur la connaissance des vérités de la foi, particulièrement des mystères nécessaires à savoir necessitate médit. Mais l'expérience m'a appris que ces interrogations faites dès l'abord refroidissent beau-

riES CONFESSEURS. 385

coup le pénitent ; et qu'à la fin de la confession, lorsqu'il est décharf;é du poids énorme de ses fautes, il se soumet plus facilement à tout apprendre avec plus d'attention. Ainsi je vous conseille, toutes les fois que vous n'avez aucun doute sur la docilité du pénitent à se soumettre à tout ce que vous lui ordonnez, de laisser cette matière pour la fin, et soyez sûr que cette méthode vous réussira beaucoup mieux. Et vous, pénitent, soyez sincère dans l'accusation de vos fautes : une seule circonstance, changeant l'espèce que vous taisez ou que vous palliez, suffit pour ruiner l'œuvre tout entière de voire confession Ouvrez donc votre cœur au confesseur, et dites vos péchés avec une simplicité et une candeur filiale : absolument comme un ami a coutume de manifester à un ami fidèle et de cœur les secrets de ses affaires les plus importantes, parce qu'il en attend toute espèce de conseil et d'appui. Si vous savez le nombre certain de vos péchés, dites-le comme certain; n'attendez pas qu'à chaque fois le confesseur vous demande : Combien do fois avez -vous commis ce péché? combien de fois tel autre ? Si vous ne savez pas le nombre certain, dites un nombre probable, tant de fois environ, ou au moins le temps et la fréquence ào vos chutes. Si la confusion de vos idées ne vous permet pas même do dire cela, dites (pie vous avez eu cette mauvaise habitude pendant tant d'années, et qu: vous y avez succombé un grand II. ' 17

nombre de fois, afin que le confesseur connaisse le mieux possible l'état de votre conscience, suivant ce que nous avons dit plus haut.

C. Dites-moi, de grâce, avez- vous jamais caché quelque péché mortel par honte ou par crainte? ou bien, dans le doute s'il était tel, l'avez- vous caché à votre confesseur?

P. Oui, mon père. Voilà l'épine qui m'a toujours percé le cœur en chaque confession, et c'est ce qui me fait croire que toutes mes confessions ont toujours été invalides ou sacrilèges; d'autant plus que je n'ai jamais eu ni douleur ni ferme propos; car je ne me mettais point en peine de me corriger de mes mauvaises habitudes, et que tout en restant dans l'occasion prochaine, je fréquentais les sacrements; de sorte que je connais depuis plusieurs années que cette confession générale m'est absolument nécessaire.

C. Eh bien, laissez-moi vous diriger; et pour remonter à la source, vous souvient-il, lorsque vous aviez six ou sept ans, d'avoir commis quelque action déshonnête ?

P. Oui, mon père, et cela très -souvent; et c'est là précisément le péché que je n'ai jamais bien confessé. Oh ! que j'en suis fâché !

C. Très-bien ; mais il faut que vous vous expliquiez encore mieux, et que vous disiez : An cum masculo, vel fœmina, forte cum fralre, vel sorore, inhonestum aliquid perpetraveris, an tactibus lantum vel opère consummato ; et, bien

qu'alors, par défaut de connaissance et par impuissance naturelle, le péché n'ait pas été consoramé dans son espèce, je désire cependant, pour vous humilier davanta{îe, que vous vous confiassiez des circonstances aggravantes, afin que vous soyez à jamais tranquille là-dessus, et que vous n'y pensiez plus. Si vous savez le nombre certain des fois, dites-le; sinon, faites comme il a été dit ci-dessus. Vous vous accusez donc de toute la malice qu'il y aurait eu à cet âge, comme la chose est aux yeux do Dieu, n'est-ce pas?

P. Oui, mon père, je m'accuse de tout, et si je pouvais mieux m'expliquer, je le ferais.

6'. En croissant en âge, la malice crut aussi avec vous, cl le démon commença à vous remplir l'esprit de pensées déshonnêtes; or, ditesmoi, comment vous êtes -vous comporté dans ces mauvaises pensées? les avez -vous toujours repoussées, ou bien y avez-vous consenti en prenant plaisir aux représentations impures qu'elles cxciiaient dans votre imagination, et quelquefois même en désirant des objets de péché? et cela arrivait-il rarement ou souvent?

P. Ah ! mon père, c'est là un abîme sans fond, 8t plus j'y pense, plus je suis embarrassé, ne sachant comment en sortir. Tout ce €[uc je puis dire, c'est que depuis l'âge do sept ou huit ans jusqu'à celte heure j'ai toujours consenti, soit en nj'y complaisant, soit en désiraui d\is, objets

de toute espèce, et sur cet article je ne saurais m'expliquer autrement.

C. Vous vous êtes expliqué suffisamment, car vous n'êtes pas obligé à ce qui vous est moralement impossible. Vous vous accusez donc de toutes les délectations et de tous les désirs que vous avez eus avec ces mauvaises pensées; comme aussi de la négligence à les renvoyer, et de l'occasion que vous y avez donnée par vos regards et par le mauvais usage de vos sens, n'est-ce pas? Je suppose qu'elles vous seront venues tous les jours, et peut-être plusieurs fois le jour, et qu'elles étaient de toutes les sortes imaginables ; n'est-ce pas la vérité?

P. Oui, mon père; il en est ainsi, et je ne puis dire autre chose.

C. Après votre mariage, avez-vous continué à y consentir aussi souvent?

P. Non, mon père : depuis sept ou huit ans que je suis marié, j'ai consenti moins souvent; mettons trois ou quatre fois la semaine environ.

C. Quant aux paroles déshonnêtes, avez-vous eu l'habitude d'en tenir avec de jeunes gens, avec des femmes, et particulièrement en présence de personnes innocentes?

t P. Oui, mon père : c'est une mauvaise habitude que j'ai contractée depuis ma jeunesse. En rencontrant des femmes, en me trouvant dans les conversations, j'ai dit des paroles obscènes, ùes mots équivoques, et Dieu sait combien il en est

qui, à mon occasion, auront conçu de mauvaises pensées et appris le mal! Ainsi, je m'accuse de tant de scandale que j'ai donné au prochain. J'y suis tombé jusqu'à trois ou quatre fois la semaine et même davantago, et je ne me suis jamais mis en peine de déraciner cette mauvaise habitude, ni de mettre un frein à cette langue indigne. C'est pourquoi je m'en rcpens.

D. A l'accusation des pensées et des discours déshonnctes doit succéder celle des actions obscènes. Elle rcquiertune double précaulionsoit delà part du confesseur, soit de la part du pénitent . Vous, confesseur, vous devez être réservé en interrogeant sur cette matière, comme nous avons dit plus liaut; ainsi vous devez vous servir -de termes honnêtes. Comme les prédicateurs en chaire étudient certains tours de phrase propres à attaquer le vice sans blesser l'honnêteté, de même les confesseurs doivent employer certaines manières de parler qui n'offensent point la modestie. Il est vrai, vous ne devez point, par une crainte excessive, omettre de demander ce que vous croyez nécessaire pour connaître l'espèce et le nombre des péchés de votre pénitent; évitez cependant de parler de certaines particularités obscènes qui accompagnent la manière de pécher, cela n'étant pas nécessaire, mais, au contraire, indécent et très-répréhensible. Et vous, pénitent, vous devez être réservé en expliquant cette espèce de péché; ayez soin d'éviter deux pièges

que le démon vous tendra, la honte et l'effronterie. D'abord ne vous laissez point tromper par une fausse, crainte que le confesseur ou ne voudra pas ou ne pourra pas vous absoudre, ou qu'il vous grondera ou qu'il se scandalisera : tout cela est faux. Soyez très-certain que, vos péchés fussent-ils deux fois plus énormes, votre confesseur aura compassion de vous. Que dis-je? plus sera profonde la fosse dans laquelle vous serez tombé, plus il mettra de zèle et de charité pour vous en retirer. Ayez courage, et dites vos faiblesses avec une grande confiance : vous éprouverez qu'à peine aurez-vous ouvert la bouche pour vous accuser, toutes vos craintes et vos répugnances s'évanouiront. Ne tombez cependant pas dans l'extrême opposé, qui est de dire vos péchés avec une espèce d'effronterie, comme si on les racontait par manière d'acquit ou si on se faisait gloire du mal. Vous devez vous confesser avec componction et humilité, disant succinctement et modestement tout ce que vous croyez être nécessaire pour décharger votre conscience. Le modèle que je vous donne ici vous sera très-utile pour cela. Je le mets en latin, non qu'on doive parler latin dans la confession, mais afin que ce dialogue, tombant aux mains d'un grand nombre de personnes, ne puisse nuire aux simples et aux innocents, comme j'ai dit ci-dessus.

C. In tua juventutehabuisli-ne pessimamconsuetudinem te poUuendi? quot annis perseverasti

in committondo tam gravi enormitate? et quanta cum frequentia committebas illam? quoties in mense aut in liebdomada? Die sincère id quod tibi videlur probabilius, et cxplica etiam in qualia objecta mens tua ferebatur in illo actu indigno offendcndi Deum.

P. Ita, pater, semcl a malcdicto quodam socio hanc didici iniquitaiem, nec unquam amplius omendatus sum. Circa duodecimum aut icrtium decimum aetalis annum hoc peccatum committere cœpi, illudqucbis vel ter in liebdomada committebam, aliquoties vero etiam quotidic : aliquando tamen nec semel in hebdomada : mens autem mca in diversa ferebatur objecta diversœ speciei, modo iaunam, modo in alteram fœminam; nihilque curans, essent-ne pucUœ, vel conjugatae, cunctas desidcrabam, nec uUam toto annorum illorum tcmpore diligontiamad!iibui,utmeemondarem ; quinimo ex proposito nusquam ad eùmdeni rcdibam confessorem, sed semper novos quœrebam, et quos ad me absolvendum propensiores judicabam. Oculorum tenus in lioc luto immersus fui, et ignoro an necesse sit explicare, me illud soptie?, vel octies etiam, in loco sacro commisisse.

C. Praccisa utique nécessitas est explicandi circumstantiam loci sacri ; prout etiam nccosse est explicare qualitatcm objectorum, in qu;r tuum ferebatur desiderium, aut scilicet orani person» sacra», vol tibi consanguinitate conjuncia?, etc.

Quia vero a quodam liio socio de hac iniquitate te cdoctum fuisse dicis, necessario pariter explicare teneris, an simul cura illo, vos invicem cxcitaniio, hoc pcrpetravcris peccatum : nec non alios, et quoi tu similitcr docueris : et an inter hos a te seductos aliquis tuus faerit consanguineus in primo praîcipue vcl secundo gradu? insuper csa primus fueiis ad inducendum, et an cum diquo ex istis sociis active vel passim sodomiam commiseris, et quoties? Dio sincère omnia : tibi enim compatior, et ex corde compalior; quamvis te cum brutis, et cum malitia indicibili, ac inexcoùitabili, haec delicta commisisse confitearis : ideo ne paveas.

P. Gratias tibi ago, pater, quia conforlasîi me; sane multum egeo, prœcipue propter ultimam speciem besiialitalis prœnotatam, quam decies vei duodecies in pueritia commisi, nec usquani prse pudorc confessus sum. Insuper coniiteor decem vel duodecim juvencs de maîitia a me edoctos fuisse, alternatim cum omnibus quadragesies, vel quinquagesics poUulionem committendo, et unusex ipsis meus erat consanguineus, cum quo septies, vel octies peccavi, et ego fere semper primus fui ad illos inducendos : immo cum tribus, aut quatuor ex supradictis quindecim, aut viginti vicibus nefandum commisi peccatum, fere semper me active concurrente, licet non semper complète: in omnibus autem hisce delictis superabundavi in malitia, quapropter ex

toto corde doleo, et summa cuii\ erubesceniia me accuse.

C. Cum aliquo ex prsedictis juvenibus fuistine in occasione proxima peccandi, id est fréquenter ne, et a multo tempore peccatum commisisti?

P. Ita, pater, cum uno septem aut octo raensibus quotidie conversatus sum, omni fere hebdomada peccatum committendo.

C. Post contractum matrimonium commisistinc aliquando a te ipso peccatum poUutionis?

P. Utique sed rarius, semel ridelicet, aut bis in mensc : aliquo autcm mense, ncc semel ; mens vero mca in diversa ferebatur objecta, ut supra.

C. llabuisti-ne inhonestam conversationem cum mulieribus, ipsas tangendo, vel osculando ? Explica saltem cum quot, et an raro, vel fréquenter?

P. Cum multis utique mulieribus, nempe cum tringinta circiterhas nufjas srepiuscxercui, ipsas et tangendo, et osculando; et paucœ effluxerunt hebdomadœ, in quibus talem non commiscrini errorem.

C. Ultra dictos tactus, et oscula inhonesta, habuisti-nc aliquando copulam perfectam? explica numerum mulierum, et statum farum; et an babueris cum aliqua ex ipsis occasionem proximam peccandi?

P. Ita, pater, cum quinque vel scx mulieribus habui copulom perfectam, ex quibus du<p

erant liberœ, et cuni ipsis peccavi viginli, aut triginta vicibus circiter ; très, vel quatuor erant conjugatœ, cum quibus toiidem circiter vicibus peccavi : cum una autem puella fui in occasione proxima septem vel octo annis : et quia in uxorem ipsam ducerc cupiebam, cum ipsa inhoneslum fovebam amorem, eam quoiidie visitando : quotidie tamen non peccavi ex defectu opporlunitalis, sed bis tantum, aut ter in mense cum ipsa copulam imperfectam commlttebam, fréquenter vero eam tangebam.

C. Cum ipsam te quotidie visitasse dicas, licet non semper peccatum consummaveris, niliilominus quotidie peccasti, ob periculum peccandi, cui te exponebas. Die tamen, an ipsam ad copulam induxeris cum promissione illam desponsandi? et num post sponsalia solemnia cum ipsa peccaveris, et quod pejus est, an tacendo in confessione hujusmodi peccata, sacramenlum matrimo;iii receperis? ïnsuper explica, an post illud rite celebratum cum aliis mulieribus iterum peccaveris ; et an de facto cum aliqua ex ipsis sis in occasione proxima?

P. Ita, pater, ego illam induxi variis promissionibus illam desponsandi; peractisque spoiisalibus ter aut quater cum ipsa peccavi; et quod iniquîssimum est, talibus peccatis inquinatus matrimonii sacramentum recepi. Post contractum vero matrimonium ter aut quater cum soluta peccavi. Duo insuper sunt, vel très anni, 4juibus

DES CONFESSELUS. 395

inlionestam habeo amiciliam cum ligala, cum qui ter vel quater in mense copulam habeo; quindecim autem jam pcracti sunt dies, quibus, Deo adjuvante, liber sum ab hoc peccato ; et me non amplius peccaturum jurejurando promitto.

C. Non suffîcit juramentum de non amplius peccando, sed necessc est, quod promittas, te non amplius conversationem habiluram cum illa. Ego le absolvere non deberem, cum haec sit proxima occasio peccandi ; verum quia suppono te ab aliis de pessimo tuo statu, in quo his duobus, vel tribus annis vixisti, admonitum non fuisse : et quod nunc firmiter proponas, non amplius domum illam adeundi, imo amicam omnimododeclinandi, ncc amplius cum illa loquendi; et credo, quod in hac tua confossione gênerai i mihi promittas ex corde ; hac igitur de c;iusa, et propter spccialem dolorem, quem sensibiliter demonslras, pro hac vice te absolvam ; scito tamen, quod relabendo, non amplius reperies qui te absolvat, Nunc vero, cum tu conjngatus sis, die mihi, num cum tua conjuge matrimonio honcste sis usus, et an habcas circa hanc mat^riam, de quo tua remordeat conscientia ?

P. Audivi aliquando, quod in usu matrimonii commitii possunt i)eccata mortalia, et i.leo obsccro paternitatem tuam, ut me instruere digncfur, nam ego sincère rcspondebo ad tua quœsita '.

D. Quando viri petunt instrui, débet confcs-

' Vide annolalior.cm, n. 1C8.

sarius ipsos clarius inslruere ; in ipsis enim interrogandis non tantura adest periculum, sicut in mulieribus; et ideo licitum erit abeis quaerere, an in usu matrimonii alias fœminas prseter propriam concupierint, et quot, et quoties, et cujus erant conditionis aut status? an in dicto usu, cum propria uxore servaverint vas naturale ? an voluntarie semen foras effuderint? vel in evidenti periculo talem errorem committendi se constituerint? Cum mulieribus vero interrogaîiones istœ fieri non soient, nisi illae a seipsis de his clarum praebeant indicium. Idem pariter die de aliis interrogationibus pro hominibus supra notatis, quœ licet etiameum mulieribus, servatis servandis, fieri possint, cum majori tamen cautela fieri debent. Aliqua enim sunt consideratione digna, quaî et a mulieribus quidem quserenda, sed cum magna prudentia, modestia, et circumspectione, et non ab omnibus, ne ipsas edoccat ea, quae a mullis ignorantur, Gradalim igitur procédât; si namque mulier confiteatur, se impuris cogitationibus consensum praebuisse, interrogari potest, an in pueritia res inhonestas cum pueris commiserit, et in quali a;tate?Aliquando enim malum in œtatc puerili perpetratum asserunt, quod tamen commissum fuit post annos duodecim , quando malitia erat omnino compléta. Insuper est interroganda, an cum sociabus habuerit inhonestos discursus ? et si aliqualis malitiae indicium prœbeat, ab ea quaera-

tur, an se ipsam illicite ob meram delectationem tetigerit? quamplures namque niulieres in hoc vitio miserrime jacent? Non est tamcn ulterius quacrendum , an interfuerit poUutio, nisi forte in ipsamet cernatur nialitia?: libertas, et ipsamet apertius loqucndo occasionem prœbeat interrogandi : etenim nonomnes muliercs, utfatenlur periti, hanc paliuntur miseriam, saltem ita sensibilera, ut ab iis possit agnosci. Si postea ad interrogaliones prœdictas respondeat, se utique illicite tetigisse, ignorasse tamcn, hoc esse peccalum, non illico ipsi credalur, sed modeste instruatur, quod illicite se ipsam tangere, ob meram scilicet delectationem et non ob aliquam necessitatem, gravissimum sit poccatum; nam alias confossio foret grave sacrilegium ; et hoc modo omnc evacuabitur venenum. Si pœnitcns alteri fomcntum dédit amoris, ab ipsa quœrendum est, an indignis consenserit cogitalionibus, vel amasio fuerit occasio talis consensus? an cum dc- Icctationeprotulerit, vcl audieiitverbaobscœna, aut œquivoce nugaloria ? an ad choreas pergens, malitiose amasii manum strinxerit? et an in locis secretis sola cum solo consistere consucvcrit, surgendo nociis tcmpore ad colloquen. dum, ciiam cum magna forfan majorum suorum amaritudine quibus non obedire parvi pendebat ? Et alia plura similia. Si tandem pœnitcns lapsa est in peccata compléta cum hominibus, interroganda est deabortu, an scilicet sit secutus,

vel solum attentatus ? an fœtus esset animatus, et quoties periculo se exposuerit abortum patiendi? Gum conjugatis, qui noUent habere multos fîlios, non erit superflua interrogatio, an conjugibus occasionem dederînt semen foras effundendi, aut saltem taie habuerint desiderium? Interrogentur ultime, dederint-ne scandalum, aliis opportunitatem prsebendo peccandi in domo sua, vel deferendo epistolas amatorias, annuntiationes, salutationes, etc. In lioc deficcre soient ancillœ, vetulse, nec non et puellse, ac sorores sibi invicem una alteri obscquium exhibendo ad confovendos impures amores. Omnes prssdiclœ interrogationcs licite fîeri possunt mulieribus in hac tam lubrica materia, non tamen omnibus : ideo confessarius prudentcr disccrnere tenetur, secundum lumen ipsi communicatum a Deo, quem enixis precibus cxorabit, qusenam talibus indi- -geant interrogationibus, et quœ non, etc.

Après ces interrogations communes, le confesseur doit engager le pénitent, s'il lui reste quelque autre chose sur. cette matière, à le dire en toute liberté; il doit le lui répéter plusieurs fois afin qu'il ne laisse rien. Et vous, pénitent, vous ne devez pas laisser tout le travail au confesseur, mais lui dire librement tout ce qui pèse sur votre conscience, encore que par inadvertance le confesseur ne vous interroge pas là-dessus. Si donc vous avez des amitiés dangereuses avec des religieuses ou autres personnes liées par des vœux

de chasteté; si vous avez des empêchements secrets de mariage, ou si vous faisiez des pactes implicites ou exprès avec le démon; si vous gardez chez vous dos billets ou autres gages d'amour, des peintures obscènes, des livres déshonnétes et autres choses semblables, vous devez dire tout cela, si vous voulez que le remède soit efficace et vous rende une parfaite santé. Enfin, pour sortir de tout ce bourbier, le confesseur terminera de cette manière.

C. Vous vous accusez de tous ces péchés déshonnêtes que vous avez commis, et tous ceux que vous avez fait commettre aux autres par des paroles obscènes, par des conseils criminels, sollicitant, tentant des personnes d'un sexe différent du vôtre, ou, par d'autres moyens, cherchant les occasions au lieu de les fuir, en vous exposant tant de fois au danger de pécher, donnant aux autres occasion de former des soupçons, des jugements, des médisances contre votre honneur et celui des personnes que vous fréquentiez. De tout cela et de tout ce que vous ne connaissez pas, ou ne savez pas bien expliquer, vous vous en accusez, n'est-ce pas ?

P. Oui, mon père, je m'accuse généralement de tous les péchés que j'ai commis contre ce sixième commandement, et je regrette de ne pas bien me rappeler toutes les particularités, pour les expliquer plus clairement, m'accusant de toutes mes mauvaises habitudes, de la grande

malice avec laquelle j'ai péché, comme Dieu m'en reconnaît coupable.

C. Sur la foi, avez-vous jamais eu des doutes ou des sentiments contraires à ce que l'Église nous enseigne ?

P. Non, mon père; il m'est bien passé par l'esprit certaines pensées volantes, mais, par la grâce de Dieu, je ne crois pas y avoir consenti volontairement.

C. Avez-vous appris à faire des superstitions diaboliques par des paroles, des signes, pour guérir les maladies ou pour inspirer de l'amour? Avez-vous jamais porté sur vous des charmes ou des écrits pour empêcher l'effet des armes et autres choses semblables ?

P. Oui, mon père, j'ai porté un écrit sur moi pendant quelques années; on m'avait dit que c'était une dévotion qui pouvait beaucoup contre les armes à feu; si je ne dois pas le porter, je le jetterai au feu.

C. Avez-vous lu des livres défendus, ou en gardez-vous sans permission ?

P. Oui, mon père, j'en ai lu quelques-uns, mais je ne savais pas qu'ils étaient défendus ; aussitôt que je l'ai su, je les ai laissés.

C. Avez-vous fait de faux serments en justice au préjudice du prochain, ou, hors de là, abusant du saint nom de Dieu et des saints?

P. Oui, mon père, j'ai souvent prêté serment ; il n'était pas toujours faux, mais quelquefois faux

et quelquefois vrai. Deux ou trois fois j'ai porté les autres à en faire de faux au préjudice du prochain, moi-même je l'ai fait une fois pour rendre service au prochain.

C. Vous avez toujours péché en jurant tantôt le vrai et tantôt le faux, à raison du danger où vous vous êtes exposé à devenir parjure. Dites le temps et la fréquence, et si vous avez réparé le dommage causé par vous ou par ceux que vous avez portés à faire de faux serments. Bien que vous n'ayez occasionné aucun dommage, que vous ayez même juré le faux pour rendre service aux autres, vous avez cependant péché ; car on no doit pas le faire quand il s'agirait de l'intérêt d'un monde entier. De plus, vous avez blasphémé le saint nom do Dieu et des saints, et quels ont été vos blasphèmes ?

D. Faites attention que les ignorants prennent pour des blasphèmes les simples imprécations, ou toute autre expression dans laquelle entre le saint nom de Dieu. C'est pourquoi il est nécessaire que le confesseur leur fasse expliquer ce qu'ils entendent par blasphème, afin de savoir si leurs paroles ont été de vrais blasphèmes, et, dans ce cas, s'ils ont été simples ou hérétiques.

r. Vous avez coutume de lancer des imprécations et des malédictions? l'avez -vous fait en désirant qu'elles fussent accomplies, ou seulement par emportement de colère? les avez-vous lancées contre vos enfants, et surtout contre

votro père et votre mère, au scandale de ceux qui vous entendaient ?

P. Oui, mon père, j'en ai fait bien souvent, mais rarement avec l'intention qu'elles fussent accomplies. Ordinairement c'était par colère, et quelquefois contre mon père et ma mère, et souvent contre mes enfants. Je m'accuse du scandale que j'ai donné aux voisins et à tous ceux qui m'ont entendu ; je m'accuse en outre de celte mauvaise habitude, que je n'ai point cherché à déraciner, ce qui fait que je ne me suis jamais corrigé.

C. Avez-vous manqué la messe les jours d'obligation par négligence, ou l'avez-vous entendue sans dévotion ?

P. Oui, mon père, je l'ai manquée dix ou douze fois, et je l'ai presque toujours entendue avec distraction, quelquefois j'ai sommeillé ou regardé ceux qui entraient et qui sortaient, sans aucune dévotion ; ainsi, je m'en accuse.

C. Avez-vous travaillé les jours de fête plus de deux heures, ou avez-vous donné aux autres occasion de travailler?

P. Oui, mon père, j'en suis coupable, et, ayant eu différents métiers, j'ai souvent travaillé pendant Vannée, et j'ai fait travailler mes garçons de boutique, surtout lorsque j'étais tailleur. Pour contenter ceux qui me donnaient du travail, j'ai profané les principales fêtes jusqu'à huit et dix fois par an, et cela pendant sept ou huit ans, et

je faisais travailler toute ma maison; c'est pourquoi Dieu m'a puni en me réduisant à la misère. Je me repens de l'offense fiute à mon Dieu.

C. Avez- vous observé les jeûnes commandés par l'Église, surtout lorsque vous étiez tailleur, et que votre travail était compatible avec le jeûne? Outre la transgression du jeûne, avezvous mangé de la viande les jours défendus ?

P. Rarement j'ai observé les jeûnes à la rigueur, et je peux bien dire que j'en ai transgressé plus de la moitié. J'ai mangé de la viande les jours défendus sept ou huit fois pendant toute ma vie.

C. Vous rappelez-vous avoir fait beaucoup de peine à votre père, à votre mère, ou à vos autres supérieurs?

P. Oui, mon père, je leur ai désobéi, et fait de la peine bien souvent, en dérobant dans la maison des effets et de l'argent pour m'amuser. Huit ou dix fois je me suis révolté contre eux enleur disant des paroles injurieuses, et cinq ou six fois je leur ai même désiré la mort du fond de mon cœur.

C. Avez-vous porté des armes défendues, engageant des rixes avec vos rivaux, et vous exposant au danger de blesser ou d'être blessé, et de, causer un grand dommage à votre corps, à votre Ame, et même à toute votre famille?

P. Oui, mon père, huit ou dix fois j'ai eu des rixes avec les autres, et j'en ai blessé deux gravement ; mais j'ai réparc tous les dommages, et

pendant deux ans j'ai porté des armes défendues, au risque d'aller en prison.

C. Fréquentez-vous les cafés et les auberges, jouant aux cartes et à d'autres jeux abominables, vous enivrant souvent, et proférant des paroles obscènes et des blasphèmes?

P. Oui, mon père, toutcela est vrai, je m'enivre souvent jusqu'à deux ou trois fois le mois. Je joue aux cartes et aux dés, et c'est là l'occasion de mes blasphèmes; mais je suis tout à fait résolu à ne plus m'enivrer et à ne plus blasphémer.

C. Ce n'est pas assez de promettre de ne plus vous enivrer et de ne plus blasphémer, il faut encore promettre de ne phis jamais aller au café ni à l'auberge, et de ne plus jamais jouer aux cartes ni aux dés. Vous ne pourriez être absous, si, averti par d'autres, vous ne vous étiez pas corrige ; mais puisque vous me dites que vous n'avez jamais été averti de cette obligation, et que, d'un autre côté, je vous vois repentant et décidé à obéir, je vous absoudrai pour cette fois. Cependant souvenez-vous bien de ne jamais plus mettre le pied à l'auberge, si ce n'est dans le cas d'absolue nécessité, autrement vous ne trouverez personne qui veuille vous absoudre. En outre, dans ces auberges ou dans les boutiques, dans les conversations ou dans les cercles, avez-vous jamais dit du prochain du mal grave et préjudiciable à son honneur?

P. Oui, mon père, c'est mon faible. Je ne peux

DES CONFESSEURS. 'i05

mettre de frein à ma langue : je dis très-souvent du mal de mon prochain ; le plus souvent ce sont des choses vraies et publiques ; mais d'autres fois aussi j'ai découvert des choses graves et secrètes : mettons trente ou quarante fois environ. Ce qu'il y a de pis, trois ou quatre fois j'ai calomnié le prochain, en lui imputant des fautes dont il était innocent.

C. Ce n'est pas assez de vous en accuser : il faut réparer la réputation que vous avez enlevée. Lorsque vous avez dit des choses vraies et publiques, vous n'avez péché que vcniellement ; mais, en dévoilant des choses graves et secrètes, vous avez péché gravement, et vous devez restituer la réputation en disant au moins du bien des personnes dont vous avez mal parlé, supposé toutefois que le fait ne soit pas sorti de la mémoire des personnes avec qui vous étiez; car, si les personnes n'y pensent plus, il y aurait plus de mal que de bien à le rappeler. Pour réparer vos calomnies, vous devez vous rétracter ouvertement, en disant que vous n'avez pas dit la vérité, et, s'il est nécessaire, l'affirmer par serment. Mais cette démangeaison de parler me fait soupçonner que vous avez le cœur Blessé. Dites-moi donc : avez-vous porté de la haine à votre prochain, lui désirant beaucoup de mal, vous réjouissant de ce lui qui lui arrivait, et vous attristant de son bien?

P. Oui, mon père. Il y a cinq ou six ans que

je suis en inimitié avec deux personnes ; je ne leur parle pas, jo ne les salue pas, et si je pouvais leur faire du mal, je le ferais ; mais vous devez savoir, mon père, qu'elles m'en ont trop fait, etc.

D. Le confesseur ne doit pas permettre au pénitent de raconter les causes de sa haine, soit parce que nulle raison ne peut justifier la haine qu'on porte au prochain, soit parce qu'en rappelant les injures reçues on irrite la passion. Loin d'en retirer de la componction, on ne fait que rouvrir la plaie et multiplier les péchés, même dans la confession. I! doit cependant lui ordonner de se réconcilier s'il veut être absous, l'obligeant à donner les signes de bienveillance ordinaire, surtout si l'inimitié ou la haine est contre ses parents; car de les saluer ne suffit pas. îl faut encore leur rendre les visites de convenance et d'usage entre parents; et si le pénitent refuse, il ne doit pas lui donner l'absolution; s'il promet sérieusement, surtout s'il n'a jamais promis à d'autres, on peut l'absoudre. Cela s'entend néanmoins lorsque le temps ne permet pas de le faire réconcilier d'abord avec le prochain; car ordinairement on doit exiger que la réconciliation précède toujours l'absolution. Quant au nombre de ces péchés de haine, il suffit de faire dire la durée et la fréquence, car il est moralement impossible, en pareil cas, d'obtenir un nombre certain ou probable.

6'. A l'égard du bien d'autrui, n'avez-vousrien à vous reprocher?

P. Oui, mon père. Je dois faire une restitution de trente écus, et je promets de m'en acquitter.

C. Ne nous pressons pas, car là-dessus il y a bien des choses à éclaircir : il faut d'abord que vous disiez en combien de fois vous avez dérobé ces trente écus,

P. J'ai pris dix cous d'une fois à un pauvre homme, dix autres à différentes personnes en plusieurs fois, à l'une une livre, à l'autre deux, et fe ne puis dire au juste à combien de personnes. J'en ai pris dix à mon maître, mais par petites sommes, tantôt une livre, tantôt deux ou trois sous; mais je promets, mon père, de tout restituer ou d'en faire des aumônes.

C. C'est avec votre bien, et non avec le bien d'autrui, que vous devez faire vos aumônes. Ainsi, les dix écus que vous avez dérobés à ce pauvre homme, vous devez les lui restituer à lui-même en entier, comme aussi ceux que vous avez dérobés à votre maître. Quant aux dix autres, comme vous n'en connaissez pas les véritables maîtres, vous pourrez les employer en aumônes. Mais il ne suffit pas que vous promettiez : dites-moi depuis quel temps vous êtes obligé à restituer ces trente écus?

P. 11 y a six ou sept ans.

C. Pendant ce temps-là, avez-vous jamais eu la facilité de restituer, ou bien auriez-vous pu

l'avoir en diminuant les dépenses de votre maison?

P. Oui, mon père. Je pouvais restituer au moins en partie, je ne l'ai pas fait; mais aujourd'hui je promets tout de bon.

C. Mon fils, cette promesse ne suffit pas, à plus forte raison si, l'ayant déjà faite à d'autres confesseurs, vous n'y avez pas été fidèle; car vous devez savoir que toutes les fois que vous pouvez restituer, et que vous ne le faites pas, autant de fois vous péchez. Ainsi, vous devez vous accuser de ce péché continu d'injustice due vous avez commis dans tout ce temps où vous pouviez restituer et où vous ne l'avez pas fait. Et, pour entrer dans quelque détail, dites-moi quelle somme pouvez-vous maintenant mettre de côté pour restituer?

P. Sept ou huit écus, pas davantage : le reste, je ne puis le restituer faute de moyens.

C. Eh bien, ces huit écus, restituez-les dès aujourd'hui à ce pauvre homme qui a été le premier à qui vous avez porté dommage. Je ne devrais pas vous absoudre avant que la restitution fût faite; mais je compte sur vous à cause de la componction où je vous vois. Cependant, pour plus de sûreté, je ne veux pas que vous fassiez la communion avant d'avoir restitué. Pour le reste, il est vrai que vous ne pouvez le restituer tout à la fois, et je veux bien croire au récit de vos malheurs; mais vous devez ie

faire en plusieurs reprises. Dites-moi, je vous prie, combien dépensez-vous au cabaret chaque semaine?

P. L'une dans l'autre je peux dépenser chaque semaine jusqu'à deux livres, et même plus.

C. Eh bien! n'allez plus au cabaret, comme vous me l'avez déjà promis, et mettez de côte ces huit livres par mois pour faire la restitution, et bientôt vous vous serez acquitté envers Dieu et envers le prochain. Ensuite^ si quelque motif plausible vous empêche de faire vous-même la restitution, servez-vous d'un bon confesseur à qui vous remettrez chaque mois les huit livres, afin qu'il les ronde aux personnes lésées : de celte manière, vous mettrez en sûreté et votre conscience et votro honneur.

P. Oui, mon père, j'y consens. Bien plus, je P vous rends grâces et vous assure que, si les autres confesseurs m'avaient traité avec cette même charité, je n'aurais pas vécu si longtemps sous l'esclavage du démon,

D. Dans cette matière du septième commandement, on pourrait faire beaucoup d'autres interrogations au pénitent ; mais ce serait entrer dans un labyrinthe sans espoir d'en sortir, vu le nombre presque infini de cas embrouillés qui arrivent à ceux qui toucheni au bien d'antrui. Par le pou qui vient d'être dit, j'ai prétendu seulement donner au jeune confesseur un peu de lumière sur une foule

Page 1