ORATIO
Domine Deus omnipotens, propitius esta mihi peccatori, ut digne possim tihi gratias agere ; gui me indignuni propter tuam magnam misericordiam minisirum fecisti of(ïcii saccrdotalis, et me exiguum humilemque mediatorem constituisii ad orandum et intercedendum ad Dominumnos^ trum Jesum Christum Filium tuum pro peccatoribus et ad pœnitentiam revertentibus. Ideoque dominât or Dominiis, qui omnes homines vis sal^ vos /îeri et ad ognitionem veritatis venirc, qui non vis mortem peccaloriim, sed ut convertantur et vivant, suscipe orationcm mcam, quam fundo pro famuîis et famulabiis tuis, qui ad pœnitentiam venerunt ; ut des illis spirilum compunctionis, resipiscant a diaholi laqueis quibus adstricli tenentur, et ad te per dignam satisfactionem revertantur. Per eumdem Dominum, etc.
Dësinie- 147. (Vie de saint Philippe de Néri, liv. II, ch. XV.) — A la prière joignez le désintéressement. Si le désintéressement est nécessaire au juge séculier, combien ne l'est-il pas davantage au confesseur, juge des consciences ? Saint Philippe de Néri en comprenait si bien la nécessité,
ressèment.
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qu'il ne cessait de le recommander aux prêtres de sa congrégation : lui-même en était un parfait modèle. Livré tout entier au ministère du tribunal, il reçut plusieurs fois, de la part de ses pénitents, les offres ies plus avantageuses. Quelques-uns, d'un rang distingué, le priaient d'accepter de grandes sommes, et même plusieurs milliers d'écus, et cela non par égard pour ce qu'il faisait en leur faveur, mais uniquement pour lui, et par considération pour sa personne. Il s'y refusa constamment, disant qu'il ne voulait pas recevoir en ce monde la récompense de ses travaux. Si quelquefois il lui arrivait d'accepter quelque chose, il l'employait aussitôt pour l'Eglise ou pour les pauvres. Il voulait que ses enfants suivissent la mémo couduile. Lorsque quelqu'un d'entre eux était appelé au saint tribunal, un des principaux avis qu'il lui donnait, c'était de ne pas loucher à la bourse du pénitent. On ne peut, disait-il, gagner en même temps les âmes et les riclicssos. Quant à ses pénitents, il avait coutume de leur répéter ces paroles de saint Paul : « Ce ne sont pas vos biens qae je veux, c'est vous. » Il conseillait aussi à tous les confesseurs de ne jamais se mêler de testament, sachant combien tout cela nous rend suspects aux séculiers, quoiqu'on le fasse avec la meilleure et la plus sainte intention. 11 ajoutait que l'esclave de l'avarice ne ferait jamais aucun progrès dans la piété; que l'exi^érience lui avait appris que les libertins se
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convertissent plus aisément que les avares. C'est pourquoi il appelait l'avarice la peste des âmes. Si quelque pénitent enclin à ce vice lui demandait la permission de jeûner : « Non, mon enfant, lui disait-il, faites des aumônes. » Voulait-il le reprendre indirectement de ce penchant, il lui disait : ff Celui qui aime l'argent n'aura jamais de piété. D'autres fois : « Que le jeune homme se préserve de la luxure et le vieillard de l'avarice, et nous serons des saints. » En un mot, il regardait le désintéressement comme une vertu si nécessaire et si avantageuse, qu'il avait coutume de répéter : « Donnez-moi dix hommes vraiment détachés, et je me fais fort de convertir le monde. » Il ajoutait, en s'adressant aux confesseurs de sa congrégation : » Dieu ne vous laissera manquer de rien, prenez garde seulement que les biens qu'il vous donnera n'éteignent en vous son esprit. »
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