‹ Manuel des confesseurs (volume 3)Chapitre 70 sur 78 · lions ex · texte numérisé non relu

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maisons des laïques les confessions des personnes, terieures. soit d'hommes, soit de femmes, de quelque qualité qu'ils soient, si ce n'est en cas de maladie, et en ce cas - là même, celui qui confesse des femmes doit tenir la porte du lieu où il est ouverte, de telle sorte qu'il puisse être vu de ceux qui sont dans la chambre prochaine; et hors ce cas de maladie, on ne doit point entendre les confessions des femmes dans les maisons des laïques, (juoiqu' elles ne voulussent que se ré-

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concilier, mais seulement dans les églises et dans les confessionnaux. Et on doit même éviter de le faire avant le soleil levé, ni après qu'il sera couché, et entendre ordinairement dans les confessionnaux tous ceux qu'on confessera dans l'église. C'est pourquoi il y aura dans toutes les églises un nombre de confessionnaux correspondant à celui des confesseurs.

Il faut que les confessionnaux soient placés en un lieu de l'église si découvert, qu'ils puissent être vus de toutes parts, et il serait aussi trèsbon qu'ils fussent en un lieu où ils pussent avoir quelque défense qui empêchât que, durant que quelqu'un se confesse, les autres ne s'en approchent de trop près ; et si cela ne se peut rencontrer, le confesseur doit avoir soin de remédier à cet abus, faisant écarter ceux qui seront trop près du confessionnal, avant qu'il se mette dedans, et, s'il est nécessaire, durant même qu'il entendra les confessions.

165. (Saint François de Sales, p. 624). — S'il n'y a aucun sacrement en l'administration duquel il faille paraître on gravité et majesté, c'est celui de la pénitence; puisqu'eri icelui nous sommes juges députés de la part de Dieu. Vous y serez donc en robe e t surplis, l'étole au cou et le bonnet en tête, assis en lieu apparent de l'église, avec une face aimable et grave, laquelle vous ne devez jamais changer par aucuns gestes ou signes extérieurs qui puissent témoigner de

l'ennui ni du chagrin, de peur de donner occasion à ceux qui vous verront, de soupçonner que le pénitent vous dit quelque chose de fâcheux et exécrable. Vous ferez que votre pénitent tourne son visage à côté du vôtre, en sorte qu'il no vous voie, ni ne vous parle pas droit dans l'oreille, ains à côté d'icelle.

166. (Vie de saint Philippe deNéri, liv.ii, Con^eib c. XIII. ) — Saint Philippe de Néri recommandait p^il^'^l aux confesseurs de ne jamais entendre les femmes ^t Néri à moins qu'il n'y eût une grille entre la pénitente et le confesseur; de prendre garde aux longs discours ; de ne jamais les regarder en face et de se servir avec elles de paroles plutôt sévères qu'autrement. Le Père Juvénal Ancina, se trouvant à Naples pour exercer le ministère du saint tribunal, en écrivit au saint. Il lui demanda des avis pour s'acquitter avec toute la circonspection nécessaire de ces augustes fonctions, surtout en confessant les femmes. Le saint lui répondit en ces termes: « Ne vous inquiétez pas de ce qui vous arrive, caria même chose arrive aux autres. Seulcmcntaycz soin de ne pas écouter ces sortes de péchés plus volontiers que les autres ; de n'être pas curieux de savoir au delà de ce qui est rigoureusement nécessaire pour appliquer le remède. N'entrez dans aucun détail, si ce n'est dans ceux qui sont nécessaires pour connaître la qualité ou l'espèce du péché. Du reste, recommandez-vous à Notre- Seigneur qui ne manque

jamais de venir à notre secours, par des grâces spéciales dans un semblable ministère, toutes les fois que nous nous on acquittons avec amour et précaution. » 11 avertissait également les confesseurs de ne jamais se fier à eux-mêmes, quels que fussent d'ailleurs leur expérience, leur âge, leur vieillesse ou leurs infirmités. 11 faut fuir l'occasion, leur disait-il, tant que nous pouvons ouvrir la paupière. Il leur recommandait encore de confesser même les jeunes gens au confessionnal, afin que la honte qui leur est naturelle ne leur fît cacher aucun péché.

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