‹ Manuel des confesseursChapitre 39 sur 74 · PRÉFACE. XLI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XLI

e modi, che gli vengono propoeti dal riculo aut scandalo ; débet haec adhiprudente e zelante confessore, vera- bere remédia : mente non possa lasciare Voccasione senza pericolo o scandalo, deve il confessore servirsi di questi rimedj :

Primieramente differisca rassolu- Primo differatur absolutio donec zione fin tanto, che veda certa prova emendationis signa dederit pœnitens.

di vera emendazione ; se non poiesse

differire Tassolazione senza pericolo . • cui debent

di qaalche infamia del pénitente, e proponi alia remédia magis opportuna, veda in lui tali segni di contrizione, e ut, v. g., solus talem mulierem nuntal difposizione e prontezza a ricever quam alloquatur, aut orationes alili rimedj, che il confessore giudicherà quas agat, corpus asperius habeat, et necessaij, perché si emendi, deve imprimis pro frequenti confessione proporgli quelli, che gli paranno più confessorem adeat, aliisque ejusmodi opportuni e necessarj, eome per e* polliceatnr uti praeservativis. sempio, ordinargli, che non si trovi solo con la tal persona, assegnarli orazioni, qoalche macerazione di came, e sopra tutto le frequenti confessioni, ed altri simili quali, se esso accetterà, il confessore potrà assolverlo.

E se dopo questa diligenza fatta da Quod si tamen hac habita aut a lui, o da altro confessore précédente, se, aut ab alio confessore diligentia, non si sarà emendato, non gli dia Tas- non emendatus fuerit pœnitens, non soluzione, sinchè attualmente non absolvatur, donec occasio illa sublata abbia levata Toccazione ; o non parrà fuerit. altrimenti a noi, dal quale faccia ricorso in taie occasione, conferendo con noi il caso, senza scoprire le persone.

TRADUCTION FRANÇAISE

Et parce qu'il peut arriver qu'avec toutes les instructions et les conseils qu'un sage et zélé confesseur a donnés à son pénitent, il ne peut pas néanmoins se retirer de l'occasion du péché sans grand péril, ou sans scandale, le confesseur ea ce cas se doit servir des remèdes qui suivent :

En premier lieu, il différera de lui donner Tabsolution jusqu'à ce qu'il voie des preuves certaines d'un véritable amendement ; et s'il ne peut pas di0érer de l'absoudre sans le mettre en danger d'infamie, et que d'ailleurs il découvre en lui de si grandes marques de sa disposition et de son affection à recevoir les remèdes qu'il jugera nécessaires pour son amendement, il lui doit ordonner ceux qui lui parai ti'ont plus à propos et plus nécessaires; comme, par exemple, de ne se trouver jamais seul avec cette personne, lui prescrire certaines prières, quelques mortifications de la chair et surtout de se confesser souvent, et autres semblables, lesquels s'il accepte, le confesseur le peut absoudre.

Et si, après avoir fait cette diligence, ou un autre confesseur Payant faite auparavant, ce pénitent ne s'est point corrigé, il ne lui doit point donner l'absolution qu'il ne se soit effectivement séparé de l'occasion ; si ce n'est

y LU PRÉFACE.

que, nous ayant consulté de ce qa*il doit faire en telle occasion, sans néanmoins découviir la personne, nous ayons été d*avis de le faire.

La citation latine de ce passage, telle qu'elle est rapportée dans la Méthode de direction^ est tellement altérée, qu'il est impossible d*y reconnaître la doctrine de saint Charles sur les occasions. On y remarque plusieurs suppressions, dont la principale consiste dans l'omission de ces mots, tune potest absolvi\ qui viennent immédiatement après les mots uti prœservativis . On a ménagé au moyen de quelques points cette suppression, qui change absolument le sens du passage en question, afin de pouvoir confirmer par l'autorité de saint Charles ce qu'on venait de dire, qu'on différera l'absolution au pénitent, jusqu'à ce que, par l'usage de ces moyens, il se soit changé et rendu digne de la recevoir; tandis que ce saint archevêque dit que, si le pénitent accepte et promet de mettre en usage les moyens qu'on lui propose, le confesseur peut l'absoudre, môme avant l'emploi de ces moyens : Qualiy se esso accetierd, il conf essore potrà assolverlo^ ou, comme le porte la traduction latine, si polliceatur uti prœservativis^ tune poterit absoloi. Enfin le texte, tel qu'il est cité dans le môme ouvrage, ne parle point du recours à l'archevêque, qui s'était réservé de prononcer, en pareil cas, lorsque, malgré tout cela, le pénitent ne s'était pas suffisamment corrigé.

III. Le troisième article, oîi notre Méthode de direc-tion va plus loin que saint Charles, regarde les confessions générales, l'écueil de certains confesseurs. On répète dans plusieurs endroits de cette Méthode qu'on est obligé de réparer les confessions même douteuses par une confession générale : ch. vi, art, 1 ; ch. xiv, § !• Or, on ne voit nulle part, dans les Instructions de saint

PRÉFACE. XUn

Charles, qu'il ait prescrit lobligation de réitérer les confessions douteuses. Voici ce qu'il dit de la nécessité des confessions générales :

TEXTE ITALIEN. TRADUCTION LATINE

Deve fare quelle mtenx)gazioni Débet interrogare de actis antea délie confessioni passate, che sono confessionibus, in quantum el necesnecessarie , per conoscere se fosse in- sarium fuerit, ut resciat, num in alîcorso in alcnn caso, per il quale fos- quem casum incident, ex quo, cum sero State nulle, e perè si dovessero nullae hae fuerint, iterandae sint : puta reiterare, como sarebbe, se si fosse num confessus fuerit sacerdoti absolconfessato da chi non avesse potestà vendi potestatem non hâbenti ; aut qui di assolverlo, o da chi non avesse legitimam in absolutione formam non usata la forma legittima dell' assolu- adhibuerit ; aut quae sunt ad hoc sazione, o da sacerdote tanto ignorante, cramentum ministrandum necessaria, che non intendesse, o sapesse le cose, penitus ignoraverit ; aut si pœnitens che sono necessarie per amministrare ipse scienter et ex animo peccatum questo sacramento, owero se egli omiserit ; aut confessionem ita diviseavesse scientemente taciuto qualche rit ut confessori peccatorum partem peccato mortale, o divisa la confes- aliam deposuerit; aut sine uUo pecsione, dicendo a un confessore una catorum dolore et emendandi proposiparte de' suoi peccati, e a un' altro to abcesserit ; aut pro excutiendis in- Taltra, owero se si fosse confessato, veniendisque peccatis debitam dilisenxa aver alcun dolore de* suoi pec- gentiam non adhibuerit ; ou pour tra» cati, e senza proposito di emendarsi, duire plus exactement : nollam dilîowero senza usare diligenza di sorte gentiam adhibuerit. alcnna per ricordarsi de' peccati.

TRADUCTION FRANÇAISE

Le confesseur doit aussi faire des interrogations touchant les confessions précédentes, qui sont nécessaires pour connaître s'il serait arrivé quelque cas qui les eût rendues nulles, et si par conséquent elles devaient être réitérées ; comme s'il s'était confessé à quelqpi'un qui n'eût pas le pouvoir de l'absoudre, ou qui ne se fût pas servi de la forme légitime de l'absolution ; à un prêtre si ignorant qu'il n'entendit ou ne sût pas les choses qui sont nécessaires pour administrer ce sacrement ; s'il avait supprimé à dessein quelque péché mortel dans sa confession; ou qu'il l'eût divisée, disant une partie de ses péchés à un confesseur et le reste à un autre; s'il s'était coDÎeseé sans avoir aucune douleur de ses péchés, sans dessein de s'en amender, ou sans avoir apporté aucune sorte de diligence pour s'en ressouvenir.

On remarque que, pour ce qui regarde la nullité, en tant qu'elle vient du côté du pénitent, saint Charles ne prescrit de réitérer les confessions précédentes que lorsqu'elles sont certainement et manifestement nulles^

XLIV PRÉFACB.

savoir : 1^ lorsqu'on a ta sciemment^ de propos délibéré, quelque péché mortel dans sa confession ; 2^ lorsqu'on a divisé sa confession, en disant une partie de ses péchés à un confesseur et le reste à un autre ; 3® lorsqu'on s'est confessé sans aucune douleur de ses péchés, et sans la volonté de se corriger ; 4** enfin, lorsqu'on s'est approché du sacrement de pénitence sans avoir apporté aucune sorte de diligence dans l'examen de sa conscience. Voilà les cas oîi les confessions précédentes doivent nécessairement être réparées par une confession générale.

Après avoirparlé de la nécessité des confessions générales^ saint Charles ajoute pour les cas oîi, sans être nécessaires, elles sont plus ou moins utiles :

TEXTE IT^UilEN. TRADUCTION LATINE

„ ..... telle qu'elle est citée dans la Méthode de

E perche per il più si puo usare direction, chap. «t.

molta negligenza in far le confessioni,

corne si deve, massime nel tempo Quia negligentia in confessionibuB che la persona non vive in timor di solet multa committi, ab iis potissi- Dio, ed ha pochissima, o niuna cura mum qui vel nnllum vel levem de Deo deir anima sua, di modo che più près- limorem faabent aut curam de anima ; to si confessa per una certa usanza, ita ut potius ex usu quam et peccatoche per cognizione, ch* egli ha de' rum horrore et emendandi desiderio suoi peccali, e desiderio d'emendai^si ; confiteantur,* debent confessores loco ed in ogni caso per la grande utîlità, et tempore, juxta personarum qualich' è di confessarsi generalmente, tatem, ad confessionem generalem massime nel principio, che i'uomo si poenitentes exhortari ut ope ejus arrisolve di volersi daddovero emendare, dentius ad Deum convertantur, et pro e convertire a Dio, esortino li confes- omnibus peccatis et defcctibus quos son, secondo la qualità délie personne, noverint, satisfaciant. a luogo, e tempo, li penitenti a fare una buona confessione générale, accioché per mezzo di quelle rappresentandosi agli occhi tutta la vita passata, si convertino con maggior fervore a Dio, et soddisfacciano con questa a tutti li difetti, che fossero intervenuti nelle confessioni passate.

TRADUCTION FRANÇAISE

Et parce qu'on est le plus souvent très négligent à faire les confessions comme on doit, principalement lorsqu'on vit sans la crainte de Dieu, et que

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