‹ Manuel des confesseursChapitre 41 sur 74 · PRÉFACE. XLVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XLVII

craindre en suivant la route qu'il a tenue et qu'il nous dit de tenir avec lui ? Cette route ne l'a-t-elle pas conduit au ciel, et bien d'autres avec lui ?

Depuis la première édition de cet ouvrage, nous avons eu connaissance de la déposition de sainte Chantai dans le procès de la canonisation de saint François de Sales. Cette déposition, faite par une sainte sous la foi du serment, en présence des commissaires du Saint- Siège, contient de si beaux détails sur la manière dont notre Bienheureux entendait les confessions, que nous nous sommes fait un devoir de les rapporter : on les trouvera en leur lieu avec une indication précise.

6' 11 se compose des Conseils et de la pratique de saint Philippe de Néri. Ce que nous venons de dire du saint évéque de Genève s'applique sans restriction à l'illustre fondateur de l'Oratoire de Rome.

En effet, saint Philippe de Néri fut un des saints les plus célèbres du seizième siècle. Il naquit à Florence en 1515. Dès son enfance il donna des marques d'une grande maturité d'esprit et surtout d'une pureté angélique. Vers l'âge de dix-sept ans il renonça à toutes les espérances du monde, et se rendit à Rome. Quoique bien jeune, il menait une vie comparable, pour Taustérité, à celle des anciens anachorètes. L'étude de la philosophie et de la théologie formait sa principale occupation. Dans sa vieillesse il discutait encore les points les plus difficiles de ces sciences^ avec une telle fraîcheur de mémoire, qu'on aurait cru qu'il en avait fait toute sa vie son unique étude. Il est bon de rapporter ici une particularité que bien des personnes ignorent : c'est aux savants conseils de cet homme supérieur que l'Église est redevable des fameuses Annales du cardinal Baronius. L'illustre disciple de Philippe de Néri avoue

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