‹ Manuel des confesseursChapitre 42 sur 74 · XLVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XLVIII PRÉFACE

ingénument que toute la gloire de ce beau travail appartient à son maître ^

Ses études achevées, Philippe se livra tout entier au zèle du salut des âmes. Il n'était pas encore prêtre, que déjà on comptait un grand nombre de conversions éclatantes opérées par ses soins. Néanmoins son confesseur, jugeant qu'il ferait beaucoup plus de fruit s'il était revêtu du sacerdoce, lui ordonna d'aller aux saints ordres. L'humble Philippe eut beau objecter son incapacité, son insuffisance, il fallut obéir, et, au mois de mai de. l'an 1551, l'Église compta un prêtre de plus selon le cœur de Dieu. Philippe était âgé de trente-six ans.

Dès ce moment, il se consacra sans réserve au ministère du saint tribunal : ce fut sa vie. Il confessait le jour et la nuit. Pour être plus assidu au confessionnal, il resta à Rome pendant quarante-quatre ans, sans vouloir en sortir une seule fois, malgré les instances réitérées de ses nombreux amis. Où trouver un confesseur •plus expérimenté, un confesseur, par conséquent, dont les avis méritent plus de confiance? Il continua son utile mais laborieux ministère jusqu'à sa mort, qui arriva en 1595. Il était âgé de quatre-vingts ans. Yingtsept ans plus tard, c'est-à-dire le 12 mars 1622, il fut mis au nombre des saints par Grégoire XV, le même jour que saint Ignace, saint François Xavier et sainte Thérèse. Ses Avis aux confesseurs, que nous donnons dans le Manuel, sont tirés de sa Vie, écrite en italien par le P. Bacci, prêtre de sa congrégation»

7"* Enfin le Manuel se compose des Avis de saint François Xavier^ Au milieu de ses travaux immenses,

1 Vie de saint Philippe deNériy liv. I, ch. Xiii.

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