PRÉFACE. XLIX
le grand Apôtre des nations orientales trouvait encore, comme saint Paul, des moments pour écrire des lettres et des avertissements pleins de sagesse aux prêtres qui travaillaient, comme lui, au salut des âmes. Or, si la science, la sainteté, l'expérience^ sont des titres de recommandation, quoi de plus digne de notre respect et de notre confiance que ces avis où respirent d'ailleurs le zèle le plus ardent et le plus pur de la gloire de Dieu, et la connaissance approfondie du cœur humain? Ces avertissements sont adressés au P. Barzée, directeur de la mission d'Ormuz.
Tels sont les modèles et les guides que nous offrons aujourd'hui à tous nos frères dans le sacerdoce. Admirables en eux-mêmes, ils sont peut-être plus admirables encore par l'accord unanime qui règne entre eux. Quand on voit ces grands saints, séparés de temps et de lieu, penser tous de la même manière, peut-on ne pas reconnaître qu'un seul et même esprit les animait : Unus atque idem spiritus; l'esprit de celui qui a dit : Je serai avec vous tous les jours; je suis près de ceux qui nCinvoguent dans la vérité?
Cet accord parfait ne porte pas seulement sur le fond, sur la substance de la doctrine, mais encore sur les détails. Toutefois, nous devons le dire, il est un point, un point unique sur lequel ils diffèrent de sentiment. Suivant la règle inviolable que nous nous sommes imposée de ne rien dire de nous-même, nous allons faire connaître cette différence, laissant aux plus sages le soin de décider entre ces grands maîtres. Voici la question : Est-il nécessaire d'accuser en confession les circonstances notablement aggravantes, mais qui ne changent pas l'espèce du péché? Saint François de Sales et saint Charles répondent affirmativement.
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