‹ Manuel des confesseursChapitre 44 sur 74 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

L'auteur du Prêtre sanctifié, saint Lîguori, le bienheupeux Léonard, soutiennent le contraire; saint Philippe et saint François Xavier ne parlent pas de cette question. 11 est important d'étudier la thèse établie à ce sujet dans la grande Théologie de saint Liguori *.

Le Prêtre sanctifié, après avoir cité le pape Benoît XIII, qui laisse la question indécise, termine toute cette controverse par la règle suivante : « Ainsi le pape, dit-il, prend un terme moyen, comme s'il disait : Eu égard à la controverse, je ne vous oblige point, selon le premier sentiment, à dire les circonstances aggravantes, en sorte que vous péchiez si, sans être interrogé, vous ne les déclarez pas ; mais je ne vous dispense pas non plus de suivre le second, en sorte que vous puissiez dissimuler si l'on vous interroge; car le confesseur peut avoir besoin de cette connaissance pour bien connaître l'état de votre âme ^.

i Lib. VI, tract. 4, de Sacr. pœnit., n. 468.

8 n n'est pas inutile d'entendre surj cette question des auteurs que^personne n'accusera d'avoir favorisé le relâchement : « Ce sentiment, disent les « Conférences tTAngers, Confér. m, quest. 3, ne doit pas être entendu unia versellement comme s'il y avait une obligation de confesser en toutes oc- « casions toutes les circonstances notablement aggravantes; ce serait un tera rible embarras pour les confesseurs, une gène d'esprit insupportable pour u les pénitents, et une cruelle torture pour les âmes scrupuleuses; car il a n'est pas facile de discerner les circonstances qui augmentent la malice a du péché, jusqu'au point qu'on soit obligé de les confesser. D'ailc leurs, les suites seraient même dangereuses pour le pénitent et pour le a confesseur, quand il s'agirait de péchés contre le sixième commande-

a ment.

<i Nous croyons donc que l'obligation de confesser les circonstana ces notablement aggravantes doit être restreinte aux occasions suite vantes :

« l** Quand un confesseur interroge un pénitent sur les circonstances aggra-

a vantes;

« 2* Quand la circonstance aggravante fait qu'un péché est réservé, qui ne a le serait pas si cette circonstance ne s'y trouvait jointe ;

« 3* Quand il y a une censure attachée au péché à cause d'une circons- € tance : par exemple, quand on a frappé, on doit expliquer si c'est son « curé ou son évéque, et si la violence a été légère, griève ou énorme ;

« 4» Quand on a contracté par un péché l'obligation de restituer, de satis- « faire ou de réparer un scandale ; ;

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