VIII PRÉFACE
François de Sales, etc. ; c'est la méthode même, l'esprit, les conseils, la pratique de ces habiles maîtres dans la science des âmes. Pas un mot qui nous appartienne dans cet ouvrage; les éclaircissements, peu nombreux, que nous avons jugés utiles sont placés en note. La seule chose qui soit à nous, c'est la traduction et le plan, ou Tordre des matières. Les qualités du confesseur et ses devoirs, avant, pendant et après la confession, tel est l'ordre que nous avons suivi. Cet ordre est celui que nous suivons tous les jours dans l'administration du sacrement.
Nul ne doit entrer au tribunal s'il n'a les qualités requises ; or le prêtre est là, tout à la fois, père, docteur, juge et médecin. Nous disons, ou plutôt nos auteurs disent, ce qu'exige chacune de ces qualités. Nous les montrons en action dans la pratique des grands maîtres dont les ouvrages composent ce Manuel. Mais dans ce ministère de réconciliation, où le prêtre tient si visiblement la place de Dieu, il se rencontre plus d'un danger. Quelles précautions le confesseur doit-il prendre afin de les éviter? Voilà ce que nous expliquons ensuite.
Avec le prêtre nous entrons au saint tribunal ; il entend les aveux du pénitent, puis il l'interroge suivant que le besoin et la prudence paraissent l'exiger. Il est donc naturel de parler ici des interrogations, de leur nécessité, de leur objet, de la discrétion qui doit les accompagner. Suit un grand détail des interrogations à faire sur les commandements de Dieu et de l'Église, et sur les devoirs particuliers des divers états. Le confesseur connaissant par l'accusation et les interrogations rétat du pénitent, il lui reste à déterminer la conduite qu'il doit tenir à son égard, soit pour le lier