NEUF, NOUVEAU, RECENT
JSTeuf signifie qui n'a pas servi ; nouveau qui
n'a pas encore paru : récent qui vient d*arriver: habit neuf^ — mode nouvelle,— fait récent.
NIER veut toujours atl subjonctif le verbe qui suit la conjonction que ; je nie quHl AIT raison.
Nier accompagné d'une nég-ation veut ne devant le verbe suivant ; je ne nie pas qu'il 'lUE mérite votre estime,
NOMBRE (du) et du GENRE de certains substantifs. Les chiffres, les lettres de l'alphabet, les notes de musique, s'écrivent sans s au pluriel : deux cinq ; — trois B ; — quatre fa.
Il en est ainsi de tous les mots de la langue pris matériellement ; comme dans cette phrase, il y a plusieurs fautes d^impression dans cette adresse ; il y manque deux MONSIEUR, trois MOI et deux il. Il est essentiel de remarquer, qu'un mot féminin, employé matériellement, devient masculin.
En voici un exemple pris dans Du vivier ; Rencontre j toujours féminin en quelque sens qu'on remploie^ était autrefois masculin.
NOMS PROPRES. Les noms propres ne prennent jamais la marque du pluriel : r Espagne a vu naître les deux Seneque ; — les Corneille et les Racine ont illustré la scène française; excepté quand ils sont employés comme noms communs, c.-à-d., pour désigner des individus semblables à ceux dont on emprunte le nom : la France a eu ses Césars et ses Pompe'es.
NON PLUS QUE. Quand deux sujets sont unis par non plus que, le verbe s'accorde avec le premier sujet : la fortune^ non plus que les dignités, n'ASSURE le bonheur,
NOUS. Quelquefois l'on emploie le pronom nous au lieu de je ; alors l'adjectif et le participe en rapport avec nous, se mettent au singulier ; convaincu comme nous le sommes de notre iusuffisance, et non pas, convaincus comme nous le sommes m . .
NOUVEAU employé comme adverbe est invariable : des enfans nouveau nés. Il ne s'emploie jamais adverbialement avec un substantif féminin ; ainsi ne dites pas, une fille NOUVEAU née, mais, une fille nouvellement née.
NU. L'adjectif nu ne s'accorde que lorsqu'il suit le substantif; tête nue, — yieds NUS. Lorsqu'il précède le substantif il est invariable ; nu tête, — nu pieds,
NUIRE. Je nuis, tu nuis, je nuisais, je nuisis, je nuirai, je nuirais, nuis, que je nuise, que je nuisisse, nuisant, nui. Le participe nui, ainsi que le participe s^enirenui, est invariable : ils se sont nui ; — elles se sont entre-nui,
NUL. L'adjectif nul, signifiant pas un, rejette la marque du pluriel ; nulle proposition : à moins qu'il n'accompagne un substantif qui n'a pas de singulier, comme pleurs, aîivêtres ; ou qui au pluriel a un autre sens
qu'au singulier, comme troupes, gages :
nuls pleurs, — nulles troupes.
Avec 9iul on supprime pas et point.