NUMERO, FOLIO, RECTO, DUO
etc. Les mots empruntés du latin ne prennnent pas d'^ au pluriel ; factum est excepté ; on dit ôesfactîims.
OBEIR. Quoique verbe neutre, obéir a un passif : je veux être obe'i.
OBLIGER dans le sens <f imposer Vobligalion de, prend h ou de au choix de l'oreille : la religion nous oblige a secourir, ou, DE secourir nos semblables.
Dans le sens de rendre service, ou employé, au passif, il prend t?^, et jamais à; vous m'obligerez de m^ accompagner : — nous sommes obligés vi* obéir aux lois.
Etre obligé ne se dit point des choses : cette locution, le mérite est oblige' d^être modeste, est donc vicieuse : dites, le mérite DOIT ETRE modeste.
OBSERVER accompaofné d'un réo-ime indirect de personne, doit être précédé du verbe/mVc. Ainsi dites ; je vous fais observer que . - ; — il nous fit observer que . . : -—je FERAI observer à rassemblée que . . et non pas, je vous observe que. .il nous observa que . .j'observerai à rassemblée que . . .
Il résulte de là que l'on ne peut pas dire ; faire une observation à quelqiCun ; il faut
dire : faire /aire une observation à quelqu'un.
OCCUPER (s'). On dit s'occuper à et s'occuper de : le premier se met avec les verbes, le second avec les substantifs : il s'occupe A me faire avoir une place ; — il s'occupe DE mon affaire,
ŒIL-DE-BŒUF. Au pluriel, œilsde-bœuf : il en est ainsi d'œil-de-bouc, — û'œil'de-chat : — A' œil- de- chèvre : — û'œil-dechrist :—'à^ œil' de-perdrix : — ô'œil-de-soleil.
On dit ; yeux dufrommage: — yeux du pain.
OFFRIR devant l'infinitif prend de, et s'offrir prend à ; il offre de vous accompagner : — il s'offre a vous accompagner.
OINDRE, j'oins, tu oins, il oint, nous oignons, vous oignez, ils oignent, j'oignais, j* oignis, j'ai oint, j'oindrai, j'oindrais, oifis, oignons, oignez, que j'oigne, que nous oignons, que j'oignisse, oignant, oint, ointe.
Ainsi se coBJugue joindre.
ON. Quoique masculin et singulier de sa nature, le pronom on devient féminin quand il s'applique spécialement à une personne du sexe : et pluriel lorsque le sens indique évidemment qu'il désigne plusieurs personnes. Alors l'adjectif et le participe qui se rapportent à on prennent la marque du féminin et du pluriel : quand on est MERE ofi n'est pas toujours maîtresse de
son temps : — quand on s^esiime mutuellement, on n^est pas heureux éPêtre separe's. Au lieu de on, il faut employer Von, pour éviter certaines consonnances choquantes qui ont lieu principalement après et, si, ou : — et iJon veut ; — si Von dit : — ou i?on verra.
Cependant on doit faire usage de on devant le, la, les, lui pour éviter la répétition désagréable de l'articulation / ; et dire, et on le veut, — si on le dit, — ou on le verra, et non pas, et ilon le veut, — si Hon le dit, — ou jJon le verra.
Au commencement d'une phrase, il faut préférer on à Von, parce qu'alors il n'y a pas de mauvaise consonnance à éviter.
ONZE se prononce avec aspiration : le oNiE de Juillet : — de onze enfâns il vUen reste me trois : — vous êtes onze ; — sur les ONZE neures : — ils étaient onze : prononcez, vous ête onze : — sur le onze heures :—ils été onze.
. ONZIEME adjectif. On prononce pe rnot avec ou sans aspiration, à volonté : LE onzième ou l^ onzième de Juillet : — la onzième ou ju^ onzième page.
Mais dans onzième substantif Vo est toujours aspiré ; ainsi l'on ne fait pas sentir Vn ni Vs dans ces phrases : — il est héritier pour UN onzième : — pour trois onzièmes.
ORGUE est masculin au singulier, et féminin au pluriel :— ww bel orgue :--de BELLES orgues.
OU. Quand deux ou plusieurs sujets sont unis par la conjonction ou, le verbe s'accorde avec le dernier sujet : — la faiblesse ou Vincxpérience ?ious fait commettre bien des fautes : à moins que les mots unis par ou ne soient de différentes personnes : alors le verbe se met au pluriel, et s'accorde avec la personne qui a la priorité : vous ou moi
PARLERONS, Ot mieUX NOUS PARLERONS : —
vous ou votre frère parlerez, et mieux,