SOURCES NOUVELLES
Reine nouvelle au griffon. ....... 52
Source du Chautîoir . 46,70
Richard nouvelle . 38,50
SULFUREUSES THERMALES
De grands réservoirs , couverts et voûtés en bonne maçonnerie , reçoivent ces eaux , qui sont ensuite distribuées dans l’établissement. Chaque cabinet de bain du grand établissement a une douche de près de deux mètres d’élévation. Les sources sont si abondantes, qu’on peut donner sept à huit cents bains par jour. Chaque baignoire est pourvue de trois robinets qui fournissent de l’eau sulfureuse à des températures différentes.
On compte à Richard dix baignoires ; au grand établissement, trente-cinq ; pour les indigents , quatre ; au bâtiment Ferras , six. Toutes les baignoires sont en marbre , excepté celles du petit bâtiment Ferras. On trouve dix-huit baignoires dans l’établissement Soulerat.
Propriétés physicjues. Les eaux de Ludion sont limpides, excepté celle de la Blanche, qui est louche; elles paraissent souvent noires à cause des petites pierres d’ardoise qui garnissent le fond des réservoirs; elles exhalent une odeur d’œufs couvis qui frappe l’odorat à plus ^de cent pas avant d’arriver aux sources; leur saveur est fade et douceâtre; leur pesanteur spécifique est supérieure à celle de l’eau distillée. Il est un phénomène particulier aux eaux de Luchon ; c’est que, par un temps orageux, on voit passer à la couleur laiteuse un bain composé avec de l’eau des sources de la Grotte Supérieure et de la Reine d’une part^ et de l’autre des sources Froide et Blanche; ce changement s’opère dans l’intervalle de deux heures, et par l’addition de la Givtte Supérieure ^ la transparence du bain est rétablie.
On remarque sur les parois de la Grotte Supérieure et de la Reine une assez grande quantité de soufre. On y voit aussi beaucoup de matière glaireuse (barégine) qui se présente sous deux formes : dans les conduits qui livrent passage aux eaux les plus chaudes , elle est noirâtre et ressemble à des lits de grenouille ; dans les eaux qui s’échappent par un suintement lent, cette matière offre un aspect blanchâtre ,
filamenteux 5 ayant la plus grande analogie avec de la charpie fine et déliée.
Analyse clivmùjue. Bayen, quiafaiten 1766 l’analyse deseaux de Bagnères-de-Luchon, y avait reconnu la présence del’hydrosulfate de soude , des sulfate , carbonate et hydro-chlorate de la mêmebase, d’un peu de silice etdematière organique. Bien que ces eaux aient été examinées depuis par MM. Save et le docteur Poumier, nous croyons devoir rapporter ici l’analyse de Bayen^ comme présentant des résultats plus exacts. Toutefois il est à désirer que les eaux de Bagnères-de-Luchon , qui par leur importance et leur fréquentation acquièrent chaque jour de l’intérêt, deviennent l’objet d’une nouvelle analyse.