‹ Manuel des eaux minérales naturellesChapitre 57 sur 104 · SUR LES EAUX FERRUGINEUSES ACIDULES · texte numérisé non relu

SUR LES EAUX FERRUGINEUSES ACIDULES

altération en fixant dans le bouchon destiné aux bouteilles d’eau minérale un fil de fer ou un clou dont l’extrémité plonge un peu dans ce licpüde ; on se sert avec succès de ce procédé aux sources ferrugineuses de la Silésie et de la Franconie. ( Hufeland Journal de médecine pratique , mai 1826. )

RENNES ( département de EAude ).

Village de cinq cents âmes , très-agréablement situé h 6 lieues de Carcassonne, 15 de Narbonne, 3 de Caudiez. Les routes pour y parvenir sont actuellement en bon état. Les eaux minérales que l’on y rencontre paraissent avoir été connues des Romains, comme l’attestent une infinité de médailles et d’inscriptions. Depuis longtemps elles jouissent d’une assez grande réputation ; il s’y rend chaque année depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre un grand nombre de malades de Toulouse , Castelnaudary , Carcassonne , Béziers , Narbonne, etc. A Rennes, le site est agréable, le climat doux et tempéré ; la vie animale y est excellente ; le gibier, les légumes et les meilleurs fruits y abondent ; le voisinage de Limoux , de Caudiez , permet de se procurer tous les agréments de la vie. Médecin inspecteur, M. Cazaintre.

Sources. On en compte cinq ; trois sont thermales et deux froides : les trois sources thermales portent le nom de Bain- Fort, Bain de la Reine, Bain-Doux ou des Ladres; les deux sources froides ont reçu le nom d’eaux du Pont et du Cercle.

Le Bcdn-Fort est situé dans une auberge, au milieu du village; ses eaux jaillissent dans un bassin, et sont distribuées dans huit belles baignoires; à côté de ce bassin, se trouvent différentes douches ascendantes , descendantes et en arrosoir, ainsi qu’un petit cabinet qui sert de bain de vapeur.

La source du Bcdn de la Berne est située à deux cents pas du

village. Elle sourd dans un bassin d’où elle se distribue dans neuf baignoires.

Le Bam-Doîix se trouve à trois cents pas au-dessous du bain de la Reine ; on voit dans cet établissement quatre piscines et seize baignoires dans dix cabinets fort élégants.

Les deux sources froides sont celles qui sont les plus éloignées du village : l’eau du Cercle en est à une distance d’environ 500 mètres; la source du Pont est au nord du village. Ces deux sources ont besoin de quelques réparations pour rendre leur accès plus facile à ceux qui les fréquentent.

Propriétés physiques. Les eaux des cinq sources sont claires et incolores. Les trois sources thermales sont remarquables par leur abondance ; l’eau du Cercle exhale une odeur forte difficile à caractériser; celle du Bain- Doux répand une odeur hépatique qui devient sensible surtout lorsqu’on vide les bassins. Les eaux des trois autres sources sont inodores. Exposée à l’action de l’air, beau du Cercle donne un précipité de carbonate de chaux. Ces eaux diffèrent par leur saveur; celle du Bain-Fort s’annonce par une amertume légère; on reconnaît celle du Cercle à sa saveur très-styptiqiie et un peu acide ; celle de la Reine est austère ; celle du Bain- Doux est d’une amertume prononcée ; celle du Pont est fade. L’eau du Bain-Fort laisse échapper à la source des bulles de gaz acide carbonique. Yoici la température des trois sources thermales : Bain-Fort, 5i%2 cent. ; Bain de la Reine, 41%2 cent. ; Bain-Doux, 40” cent. M. Cazaintre n’a jamais observé de variation dans la température des sources. Celles-ci coulent toujours avec la même abondance ; celles du Bain-Fort et du Bain- Doux pourraient faire aller une petite usine.

Analyse chimique. On doit à MM. Julia et Rebouîh une analyse très-détaillée des diverses sources de Rennes ; le résultat ile leurs expériences est renfermé dans le tableau suivant.

FERRUGLA'EüSES ACIDULES THERMALES.

zn

Eau (1 litre ).

SUBSTANCES

1 contenues

|l,AKS LES EAUX.

BAIX-FOÎIT.

BAIN

de la Reine.

BAIN

des Ladres.

BAIN

du l’ont.

BAIN

du Cercle.

litre.

Acide carbonique. .

' 'Acide hydrosulfuri-

! que . .

quant. !nop.

1 Chlorure de magne-

sium .

Chlorure de calcium.

i — de sodium.

Sulfate de chaux. , .

j — de fer. . . .

! — de magnésie.

Carbonate de magné-

: sle. .

Carbonate de chaux.

i — de fer. a

0,tl25

Silice, .

Perte .

Propriétés médicales. Les eaux et bains de Rennes ^ dit M. Cazaintre 5 agissent principalement sur les sécrétions et les excrétions; leur mode d’action n’est pas le même chez tous les individus : chez les uns ils amènent la solution des maladies par un flux abondant d’urines, chez les autres par des sueurs abondantes. Ces deux excrétions étant physiologiquement opposées, il est très-rare qu’elles aient lieu en même temps ; mais on les voit alterner chez les mêmes individus sous l’influence du traitement thermal. L’établissement de Rennes offre un avantage immense en réunissant dans le même lieu trois sources thermales qui, avec leur différence d’action sur réconomie

zn

FAUX MINÉRALES

animale, permettent de graduer l’excitation suivant la nature et la période de la maladie. Ainsi une maladie chronique qui pourrait être sensiblement aggravée si on l’attaquait de primeabord par le Bain-Fort, pourra être combattue avec succès en débutant par le Bain-Doux, passant ensuite au Bain de la Reine, et en arrivant ainsi progressivement au Bain-Fort. Nous allons indiquer les maladies contre lesquelles on peut employer les eaux des cinq sources avec quelque probabilité de succès.

Bain-Doux. L’eau du Bain-Doux est douce , onctueuse ; on y éprouve un bien-être sensible. La propriété qu’il possède de porter le sang doucement du centre à la circonférence rend ce bain précieux dans quelques espèces de catarrhe pulmonaire chronique , dans certaines névralgies , le spasme de l’estomac , la gastralgie , le vomissement nerveux, les anciennes diarrhées, les fleurs blanches, le catarrhe vésical chronique. L’onctuosité de ce bain le fait recommander dans le traitement des maladies de la peau, AdimlQ prurigo fœ^micans, Vichthyose (excroissances squammeuses), dans les affections herpétiques qui altèrent plus ou moins les fonctions exhalantes de la peau, et dans ces douleurs vagues qui surviennent à la suite des fatigues de la guerre et de l’influence des bivouacs.

Prise en boisson, l’eau du Bain-Doux facilite la sécrétion de l’urine et convient dans les obstructions du foie et de ses dépendances, dans la gravelle.

Bain de ta Beine. Il a des propriétés médicamenteuses plus énergiques que celles du Bain-Doux ; il convient principalement dans les maladies du système lymphatique, dans les engorgements glanduleux , l’œdème des membres abdominaux.

Bain-Fort. L’expérience a prouvé que ce bain est fort utile dans les affections rhumatismales chroniques, accompagnées d’engourdissement , de torpeur et d’engorgement dans les articulations ; dans les plaies fistuleuses , dans la paralysie qui dépend de quelque métastase rhumatismale , de la répercus-

FERRUGINEUSES ACIDULES THERMALES. 323

sion brusque d’un exanthème, de dartres; et enfin dans toutes les maladies chroniques invétérées qui ne cèdent qu’a des perturbations énergiques.

On ne doit pas faire usage de ce bain dans la paralysie, chez les tempéraments sanguins et irritables , et dans tous les cas où il y a surexcitation des organes. On ne prend ordinairement le Bain-Fort qu’ après avoir tempéré la chaleur de l’eau. Quand il faut ranimer une partie frappée d’insensibilité , on s^en sert avec sa température native, en immersions partielles et pendant un quart d’heure seulement.

La source minérale du Cercle est froide et n’est utilisée qu’en boisson ; elle doit être rangée parmi les eaux acidulés ferrugineuses. Elle convient dans la suppression menstruelle par atonie, les engorgements lymphatiques, la chlorose, la dyspepsie, la jaunisse. L’eau du Pont a des propriétés à peu près semblables à celle du Cercle ; elle est moins tonique et convient aux tempéraments nerveux; elle est recommandée dans les cas d’inappétence, de langueur d’estomac, les gonorrhées et les fleurs blanches.

Mode d'administration. Les eaux thermales de Rennes sont administrées en boisson, bains , douches et en bains de vapeurs. L’eau du Cercle doit être prise le matin à Jeun à la dose de quatre à cinq verres; on peut aller jusqu’à huit lorsque le tempérament est lymphatique, mais en général il ne convientpas de dépasser cette dose; l’eau du Pont peut être prise à la dose de six à dix verres. On peut couper ces eaux avec du lait, de l’eau d’orge.

Les sources minérales de Rennes ne sont pas affermées; elles appartiennent à un seul propriétaire qui les régit. On peut évaluer à 10 ou 12,000 francs le revenu des bains. M. Cazaintre porte à 80,000 francs l’argent laissé dans l’établissement en 1836.

Analyse des eaux minérales de Rennes, par MM. Jiilia et Reboulh [Annales de chimie, tome LVI, page 119).

Kssai historique , topographique , physico-chimique et médical sur les

hains et les eaux minérales de liennes , par M. Sizaire Violet ( Bibliothèque médicale, tome II, page 4D).

JYotice sur les eaux thermales et minérales de Rennes, par M. Cazaintre. Toulouse, 1833 , 76 pages. Cet opuscule mérite d’être consulté : il contient beaucoup de faits pratiques.

SYLVANÈS (département de l’Aveyron).

Joli village à 400 mètres au-dessus de la mer, 3 lieues de Vabres, 4 de Saint-Affrique, 6 de Rliodez ; la route pour y arriver est assez facile. Le paj^s est agréable, l’air y est très-sa-

lubre. On voit au milieu d’une immense prairie deux beaux

bâtiments destinés au logement des malades et à l’établissement des bains. Ceux-ci sont très-fréquentés par les habitants des contrées voisines, depuis le mois de mai jusqu’à la fin de septembre. La saison est communément de 15 à 20 jours. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Il en existe trois , qui jaillissent au pied d’une colline : l’une, dont les eaux se rendent en bouillonnant dans un grand réservoir, est située au milieu d’un des bâtiments et sert aux. bains. La seconde , placée sur le bord de la petite rivière de Sylvanès, coule à l’air libre; elle est appelée petite fontaine et sert à la boisson. Un peu au-dessus de ces deux fontaines, on en trouve une troisième qui forme ce qu’on appelle les petites baignoires.

Propriétés pliysùpies. Les eaux minérales de Sylvanès sont limpides, ont une odeur sulfureuse; leur goût est douceâtre; mais quand on les a retenues dans la bouche pendant quelques minutes, on trouve qu’elles ont une saveur ferrugineuse, légèrement salée et acerbe. On voit à la surface de l’eau une pellicule nuancée en rouge et en bleu , et dans le fond du réservoir un sédiment d’un jaune rougeâtre et onctueux.

Voici la température des sources: grand réservoir, 3 Sucent.; petite fontaine, 34"; petites baignoires, 33a

FERRUGINEUSES ACIDULES THERMALES. 525

Analyse chimique. Elle a été faite par M. Virenque et récemment par MM. Bérard de Montpellier et Goulet. Voici cette dernière analyse.

Eau (1 litre).

litre.

Acide carbonique . 0,200

Acide hydrosulfurique . 0,050

gT-

Carbonate de fer . 0,0405

— de chaux . 0,1250

— de magnésie . 0,2300

— de soude . 0,0054

Sulfate de soude . 0,0370

Chlorure de sodium . 0,2530

Propriétés médicales. Les bains de Sylvanès jouissent d’une assez grande réputation dans les maladies nerveuses, les rhumatismes chroniques , la paralysie , les maladies scrofuleuses , les affections cutanées, les ulcères opiniâtres, les ankylosés incomplètes , la raideur des ligaments et la contracture des membres. On a recommandé les eaux de la petite fontaine dans les catarrhes pulmonaires chroniques, les fleurs blanches, la suppression des règles.

On doit s’abstenir des eaux de Sylvanès dans toutes les maladies accompagnées de fièvre. Les personnes pléthoriques sujettes à l’hémoptysie , et celles qui ont des dispositions à la phthisie pulmonaire , doivent employer ces eaux avec circonspection.

Mode d’ administration. On use des eaux de Sylvanès en boisson et en bains. On boit trois ou quatre verres de l’eau de la petite source ; on y ajoute souvent un tiers de lait. — On prend les bains dans des baignoires ou dans deux piscines qui peuvent contenir chacune douze personnes à la fois , et qui sonU destinées, l’une aux hommes, l’autre aux femmes. On associe

fréquemment aux bains la boisson des eaux acidulés de Camarès^ dont la source est au revers de la même colline. — Les sources appartiennent à des particuliers. En 1821 il est venu h Sylvanès trois cent trente-six malades , qui ont laissé dans le pays environ 36 à 40,000 francs.

Mémoire sur les eaux minérales chaudes de Sylaanès y par M. Malrieu J 1776 , in-12.

Traité analytique et pratique sur les eaux minérales de Sylvanès , par Paul Caucanas ^ an x , in-S,

CAMPAGNE ( département de l’Aude ).

Village sur la rive gauche de l’Aude, à une lieue et demie d’Aleth , une demi-lieue d’Espéraza, et S de Quillan. Le pays offre des sites pittoresques ; le climat est doux ; les malades se logent dans la commune d’Espéraza, qui est à une demi-lieue des sources minérales.

Sources, Il y en a deux qui jaillissent dans un vallon : l’une est placée au niveau des eaux du ruisseau appelé le Riontort ; on la nomme source du Pont: l’a-utre, et c’est la principale, est à l’abri des inondations; elle est désignée sous le nom de source de Campagne,

Propriétés physiques. Les eaux des deux sources sont douces, limpides , incolores ; leur saveur est ferrugineuse , et laisse un arrière-goût d’amertume. Elles présentent à leur surface une grande quantité de bulles. La source de Campagne fournit un hectolitre par minute ; ce produit est le même en été qu’en hiver. La température des deux sources est constamment de 27%5 cent.

Analyse chimique. Elle a été faite par les docteurs Estribaud et Erejacque, et M. Reboulh , pharmacien.

FERRUGINEUSES ACIDULES THERMALES. 327

Eau (1 litre).

lu.

Acide carbonique . 0,040

Chlorure de magnésium . 0,1 OS^

— de sodium . 0,040

Sulfate de magnésie, . 0,388

Carbonate de magnésie . 0,200

— de chaux . . 0,120

— de fer. . . " . 0,044

Silice et perte . 0,100

Propriétés médicales. Les eaux minérales de Campagne sont recommandées dans Tatonie de l’estomac et du canal intestinal , les engorgements du foie, du mésentère, les gonorrhées , les fleurs blanches , la stérilité , la gravelle , les maladies de la peau, la goutte atonique, etc. Elles sont nuisibles dans la phthisie commençante.

Mode d’ administration. On boit les eaux de Campagne depuis trois ou quatre verres jusqu’à douze chaque matin. Dans beaucoup de cas, on ajoute au premier verre quelques gros de sulfate de soude. On associe ordinairement les bains à la boisson.

Analyse des eaux minérales de Campagne y par MM. Estribaud, Frejacque et P^eboulh ( Annales de chimie . 1813).

FORGES ( département de la Seine-Inférieure ).

Village situé dans un lieu assez élevé , à 4 lieues de Gournay, 3 de Neufchâtel, 9 de Rouen, 25 de Paris. Les eaux minérales qu’on y rencontre sont connues depuis longtemps. En 1632 , Louis XIII fit nettoyer et arranger les sources pour prendre les eaux avec Anne d’Autriche et le cardinal de

EAL^X MINÉRALES

Richelieu. Le séjour de Forges est agréable ; les promenades y sont belles , Fair est pur et tempéré ; les malades y trouvent des maisons commodes^ et toutes les ressources nécessaires à la vie. Ces eaux^ naguère très-fréquentées^ sont presque entièrement délaissées aujourd'hui^ sans que cependant elles aient perdu de leur efficacité. On va les boire depuis le mois de juillet jusqu’au 15 septembre. Il y a un médecin inspecteur.

Sources, Il y en a trois, savoir, la Remette , la Royale^ la

Cardinale. Elles sont situées au couchant du bourg, dans un

vallon dominé par de très-faibles éminences; elles coulent

chacune dans un petit bassin. Elles sont également abondantes

pendant l’été et l’hiver , et n’augmentent pas de volume même dans les plus grandes pluies. Une nouvelle source a été découverte en 1834 par le docteur Gisseviile , à 630 mètres des sources précédentes.

Propriétés physiques. Les eaux de Forges sont parfaitement limpides à leur source ; mais si on les laisse cjnelque temps exposées à l’air libre, elles se troublent, déposent un sédiment ocreux, et dès qu’il est formé, leur saveur naturelle change. Celle-ci n’est pas la même dans les trois sources ; elle est fraîche dans toutes, à peine ferrugineuse dans la Reinette, ferrugineuse dans la Royale , et très-atramentaire dans la Cardinale. Les eaux sont inodores leur pesanteur spécifique diffère peu de celle de l’eau distillée ; leur température est de 7%50 cent, celle de l’atmosphère étant à 14°. Le fond et les parois des bassins sont couverts d’une poudre d’un jaune rougeâtre.. L’eau de la nouvelle source est trouble et un peu laiteuse ; elle a l’odeur de Feau légèrement croupie et une saveur ferrugineuse très-prononcée.

La source de la Reinette offre un phénomène singulier. Les flocons jaunâtres qu’elle charrie habituellement augmentent d’une manière très-marquée avant le lever du soleil et une heure avant son coucher. S’il doit survenir un orage ou une grande pluie, on voit Feau se troubler, quelquefois dans la

FERRUGINEUSES ACIDULES FROIDES.

journée même qui précède l’orage , et devenir toute trouble par la quantité de flocons qu’elle entraîne ; enfin on juge de la violence de l’orage ou de l’abondance de la pluie par la quantité de flocons jaunes qu’on observe dans cette eau, et par le temps qu’elle reste trouble ; c’est le baromètre du pays.

Anatijse chimicjue. ïl résulte des expériences faites par Robert, ancien pharmacien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, et de celles faites récemment par MM. Morin et Girardin, que les eaux de Forges contiennent les principes suivants :

Eau (1 litre).

SUBSTANCES

contenues

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