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Source
Saint Jean.
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Source
de la
Doccione.
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Source
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Source
Trastulllna.
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Source
de
la Yllla.
litre.
Propriétés médicales. Les médecins italiens recommandent les eaux de Lucques dans toutes les maladies asthéniques ^ et spécialement contre les scrofules, la chlorose , la leucorrhée, la gastralgie, les engorgements des viscères abdominaux, les maladies des voies urinaires , dans les rhumatismes chroniques et les ulcères des jambes.
Mode d’ administration. On prend les eaux en boisson, bains, douches, et en étuves. On se sert, comme préparatoires à la cure , des eaux de la Trastullina, pour en venir ensuite à l’usage de sources plus énergiques.
PL03iB!ÈRES (département des Vosges ).
Petite ville située à 421 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 5 lieues d’Épinal , 4 de Luxeuil, 3 de Bains et 105 de Paris ; trois routes y aboutissent. Placée dans une vallée profonde, arrosée par une petite rivière appelée Eaïujronne, Plombières renferme quatorze à quinze cents habitants et environ trois cents maisons, qui sont en général propres, commodes et presque toutes groupées autour des établissements thermaux. Outre les maisons particulières où peuvent loger les étrangers, il y a dans la ville plusieurs hôtels très-bien tenus : la vie animale est assez bonne ; au Bain-Royal on a disposé un beau salon de lecture qui sert quelquefois de salle de bal et de concert. La route de Remiremont, le chemin de la Filerie qui conduit à un bois très-agréable, la fontaine Stanislas, le moulin Joli, la Feuillée, le beau vallon de Valdajol, etc. , offrent des buts de promenades aussi variées que charmantes. — Plombières possède une église et un petit hôpital, lequel a été fondé par Stanislas, roi de Pologne. — L’établissement thermal est le plus important que nous ayons dans l’est, et depuis plusieurs siècles il est fréquenté par des malades de tous les pays depuis le 15 mai jusqu’au 15 octobre. Médecin inspecteur, M. Garnier.
Sources. Elles sont très-nombreuses ; on les distingue en froides et en thermales : parmi les premières, l’une, ferrugineuse, est appelée source de la Bourcleüle. Les autres sont savonneuses ; trois d’entre elles sont utilisées.
Les sources thermales sont en assez grand nombre : les principales sont la source du Bain des Romains , la fontaine du Crucifix, la source de l’Enfer, la source Muller, la source Simon , la source de l’Étuve de Bassompierre , la source du Bain des Capucins, celle du Bain des Dames.
Le Bain tempéré offre quatre jolies piscines dont la température est différente , et qui peuvent contenir chacune quinze baigneurs à la fois. Près de ces bassins se trouvent quinze baignoires, quatre vestiaires, six cabinets de douches, etc.
Le Bain des Capucins communique avec le Bain tempéré par un couloir; il est séparé en deux cases, l’une à .35° cent, l’autre à 40°. C’est dans ce bassin, cjuand il est vide, que l’on voit le trou, dit de la stérilité , sur lequel les femmes stériles vont prendre quelquefois des bains de vapeur ; mais la chaleur subite et vive qui frappe les organes génitaux peut provoquer leur inflammation.
La piscine du déformé carrée, est séparée en
deux parties, l’une pour les hommes , l’autre pour les femmes ; chacune peut contenir vingt-cinq personnes. Seize baignoires se placent autour de ces bassins; trois vestiaires et trois cabinets de douches servent à l’usage des malades. Une porte conduit aux étuves générales.
Le Bain des Princes se compose d’une pièce qui renferme deux petites piscines et un cabinet de douches.
Le Grand Bain ou Bain des Romains, Bain des Pauvres, présente dans son milieu un vaste réservoir, et à l’entour cinq cabinets à deux baignoires, cinq douches, trois vestiaires et une étuve.
Le Bain des Dames renferme une piscine près de laquelle on voit trois baignoires, six cabinets de douches descendantes, un pour la douche ascendante , plusieurs vestiaires , etc.
La Source du Criicijix est placée sous les arcades ; elle n’est employée qu’en boisson.
Pi'opriètes physiques. Les eaux de Plombières sont parfaitement limpides^ onctueuses et inodores; leur saveur est nulle, à l’exception de la source ferrugineuse ; si elles restent exposées pendant vingt-quatre heures à l’air libre et à la lumière, elles prennent un goût fade, nauséeux, très-désagréable ; il ne se forme de dépôt que dans la source ferrugineuse, dont le sédiment est floconneux , jaunâtre. Les sources produisent deux cent cinquante mètres cubes en vingt-quatre heures. On trouve dans le Grand Bain beaucoup de conferves. Voici la température des principales sources : Grand Bain ^ 63%75 cent. Étuves, 54 ',40 ; les Capucins, 52°,50 ; le Crucifix, Bain des Dames, 5 2%50; savonneuse du Grand Bain, 18°; du jardin du Bain Royal, 15°; ferrugineuse Bourdeille 15°.
Analyse chimique. Voici le résultat de l’analyse de M. Vauquelin :
Eau ( 1 litre ).
gr.
Carbonate de soude. , . . . 0,1269
— de chaux . 0,0287
Sulfate de soude. ....... 0,1358
Chlorure de sodium. ..... 0,0734
Silice . 0,0737
Matière animale. ....... 0,0624
Les eaux dites savonneuses ont, d’après l’analyse de Nicolas , la même composition que les eaux thermales. Le prétendu savon qui afait nommer ces eaux savonneuses se trouve également dans les rochers d’où sortent les eaux chaudes. C’est une substance terreuse qui happe à la langue et qui est douce au toucher, comme la plupart des argiles. Cette matière est de diverses couleurs , tantôt parfaitement blanche ,
EAUX MINliRALES
tantôt de couleur ocreuse , souvent noire ou veinée de noir.
La source ferrugineuse contient du carbonate de fer , d’après Nicolas.
Propriétés médicales. Quoique contenant peu de principes minéralisateurs^ les eaux de Plombières jouissent cependantd’une grande efficacité ; elles accélèrent la circulation , ne sont pas laxatives, mais elles agissent particulièrement par les sueurs ou les urines. Elles paraissent avoir une action spéciale dans les maladies chroniques du tube digestif, dans les vices de la digestion , tels que les gastralgies , l’anorexie , la dyspepsie , les flatuosités, les vomissements chroniques, les aigreurs , les renvois nidoreux , les éructations , quelques maladies du foie et de la rate dans lesquelles les eaux de Yichy seraient trop stimulantes , les engorgements glanduleux , les lésions de la matrice, la cystite , surtout celle qui est produite par une rétrocession rhumatismale. Elles sont encore utiles dans les maladies des systèmes locomoteur et nerveux, dans les rhumatismes musculaires et articulaires , les ankylosés incomplètes , les névralgies sciatique et maxillaire principalement , dans diverses paralysies, dans quelques maladies de la peau, la chlorose, etc.
On doit s’en abstenir dans toutes les maladies où l’irritation prédomine , dans le crachement de sang , la phthisie pulmonaire , les squirres.
Mode d’ administration. On emploie les eaux de Plombières sous toutes les formes ; on boit ordinairement l’eau thermale du Crucifix ou du Bain des Dames à la dose de deux à six verres; on la mêle quelquefois avec du lait, du petit-lait, du sirop de gomme, de la tisane de chiendent, etc.; refroidie, elle peut être bue aux repas, mais pour cet usage on emploie plus souvent l’eau ferrugineuse , l’eau dite savonneuse , ou l’eau de Bussang.
Les bains de Plombières forment la partie la plus importante du traitement : ils donnent à la peau de la douceur.
SALINES THERMALES
de la souplesse , et ils affaiblissent moins que les bains d’eau commune chauffés au même degré; les baigneurs éprouvent quelquefois sur le corps des ébullitions qui disparaissent même en continuant les bains. Le bain est pris dans les bassins communs ou dans une baignoire. Sa durée est ordinairement d’une à deux heures, et sa température de 33 à 35® cent. La chaleur du bain doit être modifiée suivant la constitution, l’état du malade et la température atmosphérique. Dans les bassins publics, la température est fixée pour chacun d’eux; ainsi ceux du Bain tempéré sont de 32® à 35® cent. ; au Bain Royal , de même ; au Bain des Capucins, de 37® à 43® cent.
A Plombières, les douches sont descendantes, latérales et ascendantes ; leur durée ordinaire est de cinq à trente minutes. Pendant tout ce temps , on promène la douche descendante, tantôt sur toute l’habitude du corps, c’est la douche générale; tantôt on la fixe sur l’organe malade pour opérer, par exemple, une résolution ; d’autres fois enfin, on la dirige sur les membres, loin du siège delà maladie, dans un but dérivatif. On doit, autant que possible , aider cette action par des frictions et le massage.
M. Garnier applique la douche latérale en arrosoir sur l’oreille externe, dans le conduit auditif, sur les mamelles, et avec un petit piston sur le visage.
Pour affoiblir sa force de percussion , la douche est quelquefois dirigée à travers l’eau du bain ; c’est surtout quand elle est portée vers le col de la matrice que ce procédé est avantageux. Un long tuyau terminé par un robinet arrive dans la baignoire jusque près de la vulve; une canule s’y adapte, et , selon le degré d’ouverture que la malade donne au robinet, la percussion du liquide est plus ou moins forte. L’extrémité de la canule doit être terminée par un trou d’une ou deux lignes.
Les bains de vapeur sont généraux ou partiels ; la température des étuves est variable ; M. Grosjean fils l’a trouvée
de 57 à 61“ cent. , et de 41 à 45“ cent. , dans celle du Bain Royal. L’étuve la plus chaude se nomme l’Enfer.
Les eaux thermales de Plombières ne se conservent pas longtemps ; elles contractent une odeur et une saveur fétides, résultat de la décomposition du sulfate de soude par la matière végéto-animale qui existe dans ces eaux.
Les bains appartiennent à l’État, et sont affermés 7,100 fr., outre diverses dépenses d’entretien et d’éclairage qui sont à la charge du fermier; le salon est affermé 2,060 francs. On peut estimer à 400,000 fr. l’argent laissé dans lepays en 1833.
Discours des eaux chaudes et bains de Plombières , par Dominique Berthemin ; 1609 , iri-8.
JYouueau système des eaux chaudes de. Plombières , etc. , par Camille Richardotj 1722 , in-8.
Essai historique sur les eaux et bains de Plombières , etc. , par dom Calmet, 1748 , in-S®.
Dissertation chimique sur les eaux minérales de la Lorraine , par M. Nicolas J 1778 , in-8“.
^vis aux personnes qui font usage des eaux de Plombières y par M. Didelot J 1782, in-8.
Wouvel essai sur les eaux minérales de Plombières y parM. Grosjean; 1799, in-8.
'Traité des maladies chroniques y par J.-F. Martinet; 1803, in-8. Cet ouvrage mérite d’être consulté.
Analyse des eaux de Plombières y par M. Vauquelin [Annales de Chimie y tome XXXIX , page 160).
Une saison a Plombières , par M. de Mangin ; 1825.
Pi écis sur le mode d’action des eaux de Plombières , par L. Turck ; 1828 , in-8.
Précis sur les eaux minérales de Plombières , par M. Grosjean fils ; Paris, 1829, in-8, 114 pages.
Plombières , ses eaux et leur usage, par ,T.-B. Demangeon Paris, 1835 , in-12, 227 pages.
SALINES THERMALES
LÜXEUIL (déparlement de la Haute-Saône).
Jolie petite ville de 3,600 âmes, située très-agréablemeiit dans une plaine à 4 lieues de Plombières, 12 de Besançon, 6 de Vesoul , 86 de Paris. Elle est traversée par la grande route de Besançon à Nancy, ce qui rend ses communications très-faciles. On y trouve un bel établissement thermal qui renferme 60 baignoires et 6 piscines; 300 personnes peuvent s’y baigner par jour. La portion de la ville connue sousJe nom de Corvée présente plusieurs hôtels et de jolis appartements qui peuvent recevoir 300 malades. La nourriture y est bonne et à bon marché ; un beau salon de réunion sert à donner plusieurs bals par semaine. Les étrangers vont visiter Saint- Valbert, la fontaine des Romains, la fontaine des Bons-Cousins, la route de Faucogney et la fontaine d’Apollon. La saison des eaux commence le 1*^'' mai et finit le 15 octobre. Il y a un médecin inspecteur.
Sources et Bains. Au pied d’une colline calcaire jaillissent plusieurs sources thermales, qui sont reçues dans un joli bâtiment entouré de jardins et construit sous le règne de Louis XV. Cet édifice contient 7 bains : 1° Le Bain des Capucins offre un bassin ovale pouvant contenir 20 personnes, et autour de la salle 8 baignoires en pierre. 2° Le Bain des Cuvettes sert de promenoir aux personnes qui viennent boire les eaux. 3° La salle du Grand Bain contient 2 sources et présente à son pourtour des cabinets de bains et de douches ; celles-ci sont si bien disposées qu’elles vont en augmentant de force : la première a environ 9 pieds d’élévation , la seconde 12 , etc. , de sorte que l’on peut augmenter ou diminuer à volonté l’énergie de cette médication. 4° Le Bain gradué ^ placé dans une vaste et belle salle , consiste en un bassin divisé en 4 compartiments recevant chacun une eau de température différente et en 9 cabinets garnis de baignoires. 5" Le Bain des Fleurs contient 8 cabinets de bains. 6“ Le Bain des Dames ,
à cause de sa haute température ^ est peu utilisé. 7® Le Bain des Bénédictins offre un joli bassin dans lequel peuvent se baigner à la fois 20 personnes. Près de rétablissement thermal , on trouve : 1“ la fontaine d'Hygie ou Savonneuse ; 2® deux sources ferrugineuses.
Propriétés physigues. Les eaux de Luxeuil sont limpides, inodores, onctueuses au toucher ; elles impriment au goût un léger sentiment d’astriction. Elles déposent autour des bassins une substance noirâtre , onctueuse ; dans les canaux , on trouve des concrétions siliceuses stalactiformes très -considérables. Les sources produisent 200 mètres cubes en 24 heures. Voici leur température d’après M. Molin :
Bain des Capucins. . . . . .
Sources du Bain des Cuvettes 1® Source du Grand Bain. .
2® Source id .
1® case du Bain gradué. . .
2® case uL ......
3® case id .
4® case id .
Bain des Fleurs .
Bain des Dames. . .
Bain des Bénédictins. . . .
Source d^Hygie. ......
I® source ferrugineuse. . .
2® source .
32® cent.
17, 50 — 22, 25(Longch.).
M. Molin a expérimenté que cette température diminue d’un à plusieurs degrés pendant les pluies et l’hiver.
Analyse chimique. L’eau thermale a été analysée par M. Vauquelin; M. Longchamp a examiné en 1836 la source ferrugineuse.
Voici ces deux analyses :
SALINES THERMALES
Eau ( I litre ),