‹ Manuel des institutions françaisesChapitre 165 sur 262 · LA VILLE NEUVE · texte numérisé non relu

LA VILLE NEUVE

libertés. Mais, à partir du règne de Philippe le Bel, Tindépendance des cités du Languedoc devint, comme celle des communes, purement nominale. Les formes du régime consulaire furent conservées : le vieil esprit municipal et la liberté politique avaient disparu.

Quant aux républiques pi*ovençales, elles n'eurent môme pas la chance de conserveries formes de leur gouvernement libre. Toutes disparurent au milieu du xin*' siècle. Les unes, les moins importcmtes, comme Tarascon, Grasse, Apt, Brignole, se vendirent ou se donnèrent aux comtes de Provence, qui leur prirent leur indépendance et leur donnèrent en échange la sécurité et la paix. Les autres, les grandes villes, Nice, Mai'seille, Arles, Avignon, refusèrent de se laisser mettre pacifiquement sous le joug : elles luttèrent à main armée contre le comte, notamment contre Charles d*Anjou, qui dut les prendre de vive force, mais elles n'en perdirent que mieux leurs antiques prérogatives de villes libres, et cessèrent de compter comme puissances politiques. Ce fut en grande partie leur faute : car elles ne surent pas foriner contre Tennemi commun de leurs libertés une fédération qui les aurait peut-être sauvées, ou qui du moins aurait retardé le dénouement fatal.

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