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irdonn., I, 206. — 4. Olim

INSTITITIOXS KIUN^L\ISES. 54

530 LES INSTITUTIONS MONARCHIULES.

gisler panclaviorum, et simplement panelarius). Cet olfice devint do bonne heure une dignité presque exclusivement lionorifique et lucrative. Au xni*^ siècle, le grand panetier vendait à son profil les maîtrises de boulangers, connaissait des faits relatifs à la boulangerie et exerçait la basse justice sur les membres de la corporation. Mais dès le règne do Philippe le Hardi, ses droits de juridiction ne tardèrent pas à être limités, au profit du prévôt de Paris.

2« Le grand échanson ou échanson de France* {pincerna, pincernarius^ scantio, au xii' siècle; scancionariut Franciœ, magister scancionariorum^ au xnr). Dès le règne de Philippe I", un acte royal distingue nettement Tèchanson principal (pincema) du bouteiiler {bulicularius) . Le grand échanson, sous saint Louis et ses successeurs, est déjà un personnage important, qui n'a plus rien à voir avec le service effectif du cellier royal. En 1317, lors du sacre de Philippe V, il disputait au bouteiiler la possession d'une des coupes qui avaient servi à la personne du roi.

3* Le queux de France, maître queux ou grand queux** (coquus Franciœ, maghler coquoiiim). Il est parfois nommé dans les chartes royales du xi'' siècle (coquus), en même temps que les grands officiers. De bonne heure, ses fonctions domestiques paraissent s'être bornées au service de la table du roi, dans certaines cérémonies d'apparat (sous Louis le Gros, le queux llarcher est un chevalier, qui combat vaillamment dans l'armée royale). Il en fut de même à plus forte raison au xm« siècle, où la dignité de grand queux fut donnée à des hommes de noblesse. On sait que, sous saint Louis, le dignitaire de l'office de la coquina était un personnage très considéré que le roi employa à certaines missions diplomatiques et qui vivait dans son intimité avec le connétable, le chambellan et le garde du sceau.

4" Le grand écuyer*** (scuterius, scntifer, puis magister sculiferiœ)^ chargé di' la direction générale de l'écurie et d'un service militaire auprès de la personne du roi. H exerçait une certaine juridiction sur la corporation (les savetiers.

5" Le maître des arbalétriers (balistarius, puis magister balislariorwm )****. Il commence à jouer un rôle important sous le règne de Phi-

* DicANGL, aux iii(»ts liuticutarius o( Scancioniwhix. — l*. A.nsklmk, VIII, 51)7. — Lucii.vHŒ, Inulil. iiionarch., I, 170. — Leno.nmer, p. ô8-r>9.

♦♦■ I)l(:an<;k, au mot (loquus. — V. Anski.mk, VIII, 825, 850 suiv. — Lcchaihe, Instit. tnonarrh., I, 101; Louis 17, Annales, n" 554. — Joinvili.e. ôd. de Wailly, p. Tiô, 020 vA 081. Cf Ibid., p. 484-485. Sur les dorialioMS faites par IMiiliiipe Au^Miste à ses (/ttcux, voir Delisi.e. Catni., n" 78U, 1407, 148.', 2152.

*♦* P. A.NSKLMK, VIll, p. 512. — IIF., XXI, p. 288. — L. Diiiisie, Cotai, ttcg actes de Ph. Aug., W* 718, 1607, 1740, 1800, I85i. — Ukusski., Compte de 1202, cxlvi, 2, cl ci.xxiv, 2. — liKMONMEK, p. 42 suiv. — l'.vr.MEZ, Ktiides sur l'imlustrie, p. l"»,!. 13<>.

•*** Delisi.k, Cati!., n"' 050, 810, 055. I0.">8, 1270, 1700. — Coutaric, La France sou» Philippe le iiel, \). 535; le mênie, Inslit. milit. delà France^ p. 272. On voif dans les Oliiu, I, 128 et 505, le magister balistariorum siéj^er piuiui les nieinbi*es du Parlenieut de 1201.

L'ADMINISTRATION CENTILVLE. 531

lippe Auguste. A l'époque de Philippe le Bel, il figure parmi les hauts fonctionnaires qui recevaient des manteaux le jour des fêtes solennelles.

G*» Le grand veneur*, qui présidait au service des équipages de chasse (venatory plus tard, magister venator régis),

7" Le chapelain en chef (clericm régis, caf)ellanus régis, magister cape!lanorum), et Yaumônier (eleemosynarius et quelquefois auricularius régis). Le clerc qui était à la léte des chapelains royaux**, sous les ordres du chancelier, a joué un rôle considérable à la cour dès le début de la monarchie. Sous Henri T*' et Philippe I", il souscrit fréquemment les diplômes royaux. Les règnes suivants l'ont vu arriver plus d'une fois au cancellariat ou aux plus hautes dignités de l'Eglise séculière. Au xui^ siècle, du moins depuis saint Louis, il est au nombre des fonctionnaires de la cour qui ont une chambre dans l'hôtel. L'aumônier du roi*** jouissait de la même prérogative. L'importance de sa situation devint surtout considérable à partir du règne de saint Louis.

S^ Le maître de V hôtel**** (magister hospitii régis). Ce fonctionnaire, qui avait la direction générale de l'hôtel du roi et commandait aux maîtres d'hôtel en sous-ordre, chargés de la surveillance des six métiers, portera plus tard le titre de gi^and maître de la maison du roi. Son office ne commence à être mentionné que dans les textes du xm* siècle, après la suppression de la charge de sénéchal de France, dont il n'est qu'un démembrement. Le maître de l'hôtel remplissait en effet les fonctions qui étaient jadis dévolues au sénéchal dans l'intérieur du palais. La dignité de grand maître de Thôtel fut confiée, sous Philippe le Hardi et sous Philippe le Bel, à un Templier*.

c. l'hôtel du roi et les services annexes.

289. — L'hôtel du roi***** (hospitium régis), qui représente, au xiii^siècle, le palatium des premiers Capétiens, apparaît régulièrement organisé

♦ p. Anselme, VIII, 685 suiv. — Llciiaire, Louis VI, Annales^ ii« '254. — L. Deusle, Citai., n® 1980, et Brussel, Compte de 1202, clx^-xvh, 2. — Lenoscnier, p. 44-i5.

♦♦LucHAiRE, luêtit. monarch., T, 168, 186, 187, 188. — Boutaric, La France sous Philippe le Bel, p. 352. Cf. Casati, Compte d'un mailre chapelain de la Ste-Chapelle, 1208-1299, dans Bibl. de VÉc. dc$ Ch., t. XVII.

*** Ducange, au mot Eleemosynarius.

***:> Su,, les maîtres de l'hôtel, voir, outre les ordonnances de 1261 à 1327 relatives h l'hôtel, Boutaric, La France sous Philippe le Bel. 552, 333. — Lemonmer, p. 54 suiv. — Douet n'AncQ, Comptes de l'hôtel, pass.

**- : * p. Garmer, Ordonnances de r hôtel des rois de France, ou de l'Organisation intérieure de la maison des rois aux xiii* et xiv" siècles, dans Positions des thèses de VÉc. des Ch., an. 1817-1850. — Dooet d'Arcq, Comptes de l'hôtel des rois de France. — De Waillt, dans Mém. de VAcad. des Inscript, t. XVIII, p. 593 suiv. — Wallon. Hist. de St Louis, II, 85. — Boutaric, La France sous Philippe le Bel. p. 530, 558. — CocDERc, Le gouvernement de Charles IV ^ ch. vn, dans Positions des thèses, an. 1886. — Lemonnier, p. t-7.

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