‹ Manuel des institutions françaisesChapitre 214 sur 262 · Ordonn.J, o5S. ."». Ihid., \\\. 4i · texte numérisé non relu

Ordonn.J, o5S. ."». Ihid., \\\. 4i

L'ADMINISTMTION LOCALE. 545

prévôts ; mais des docuiueiils irrécusables * prouvent qu'à la fin du xni® siècle, ces fonctionnaires avaient encore le pouvoir de commettre bien des abus.

Les grandes annexions de celte époque firent entrer dans la hiérarchie administrative dès agents du même ordre et du môme rang que les prévôts de l'ancien domaine royal, mais portant des noms différents, qu'ils tenaient de l'époque féodale et qu'ils conservèrent au service de la monarchie. Au prévôt de la France proprement dite, de l'Auvergne, du Poitou et de la Champagne, correspondait exactement le vicomte en Normandie, le bayle dans le Toulousain et l'Albigeois, et le viguievy appelé aussi quelquefois bayle et chdtelain^y dans les circonscriptions de Beaucaire et de Carcassonne. Quelques prévôts s'appelaient gardes de prévôtés ou sous-baillis^. Le fonctionnaire chargé d'administrer Paris au nom du roi conserva son ancien nom de prévôt, mais en réalité il exerçait les pouvoirs d'un bailli, puisqu'il avait sous ses ordres plusieurs circonscriptions prévôtales*.

295. Origine des baillis"^. — Jusqu'à la fin du \n^ siècle, la monarchie n'eut pas d'autres agents locaux que les prévôts et leurs subor-

* Généralités. — Docasoe, Gloss. lat.^ au mot Haillivi. — Brcssel, Usage des ficf*% L 486, et II, 517. — Becgnot, Préface de rédition de Beauinaiioir, VII suiv., 0/<m, I, 58-59, 40. 51 et I, 1042. — Bordier, Philippe de Hemi, aire de Beaumanoir. — Th.Laborde, De l' institut ion des baillis sous Si Louis et Philippe le Hardi, dans Positions des thèses de l'École des Chartes, an. 1854. — Voitry, Études, II, p. 250 suiv. — Luciiaire, Instil. monarch., I, 210. — Willistoît Walker, On the increase of royal powcr in France under Philip Augustus, p. 128 suiv. — Wallow, Si Louis, p. 65-66. — Cii. V. Lk^^gloiSj Philippe J II, p. 525 suiv. — Boctaric, St Louis et Alphtnise de Poitiers, p. 12U suiv., 154 suiv.; La France sous Philippe le Bel, p. 160 îsuiv.

Monographies. — L. Delislb, Les baillis du Cotentin, dans Mém. de la Soc. des antiq. de îsormandie, t. XIX. p. 61. — O^^nault, Les grands baillis du Cotentin, ibid., t. XXV, p. 125. — L. Delisle, Pierre de Thillay, bailli de Philippe Auguste, dans Bibl. de l'Éc. des Ch., 4' série, t. Y, p. 114, 2i6. — II. Furgeot, Les baillis de Màcon, sénéchaujc de Lyon, dams Positions des thèses de l'Éc.des Ch., an. 1878. — Beautemps-Beaupré, Notices sur les baillis d'Anjou et du Maine à la fin du xii* siècle, exlrait des Comptes rendus de V Académie des Sciences morales et politiques, t. CXXXIY. — Margry, Notes du chanoine Afforty sur les baillis de Sentis, dans Mém. du Comité archéol. de Sentis, t. VU, p. 119 ; — Comptes de la gestion de Jean de y ères, bailli de Sens (1507-1508), dans Bibl. de l'Éc. des Ch., t. XIX, p. 417. — BoTEH, Sur les bailliage et prévôté de Bourges, dans Vlntrod. à Vlnv. anal, des arch. départ, du Cher, t. 1, introd., p. xin, etc.

1. Voir les détails du procès relatif à Jean de Nuévi, vicomte (c'est-à-dii-e prévôt) de ront-Audciner, dans Ch. V. Langlois, Philippe III, 551 et suiv. Cf. l'ordonnance de 1285, résumée dans les Olim, II, 241 : « Item quia claraore insinuante, ad nos dcvcnerat quod prepositi firmarii, in exactione et levacione emendarum, suos subditos gravabant ultra modum solitum et antiquura, etc. »

Page 1