‹ Manuel des institutions françaisesChapitre 36 sur 262 · LES OFFICES MONASTIQUES · texte numérisé non relu

LES OFFICES MONASTIQUES

pour être distribués aux frères le même jour. Le sous-bibliothécaire prenait en écrit les noms des frères qui avaient reçu les livres et les titres des livres qui leur avaient été confiés.

f, Linfirmier, rhospitalier, Vaumônier. Dans chaque abbaye, il y a des revenus spéciaux affectés aux trois services de Tinfirmerie (tn/îrniaria), de Thôtellerie (hospikUaria), de Taumônerie (e/^emo«ynarta). L'infirmerie est réservée aux religieux malades, mais les documents prouvent que les moines se faisaient envoyer à rinfirmerie plus souvent qu'il n'était nécessaire, pour y jouir d un régime plus doux et se reposer des austérités du cloître. Dans certaines abbayes, notamment dans celles de Citeaux, existent deux, infirmeries, celle des moines et celle des convers. L'hospitalier est tenu de recevoir et de nourrir, dans le bâtiment destiné à cet usage, les hôtes du monastère, c'est-à-dire les religieux de passage, les pèlerins, et tous ceux qui, pour les causes les plus diverses, étaient appelés à séjourner momentanément dans l'abbaye. L'aumônier préside aux distributions de vivres et de vêtements, que l'on donnait, une ou plusieurs fois par semaine (dans certains monastères même, tous les jours), aux pauvres et aux lépreux. La piété des fidèles assurait souvent ce service par des fondations perpétuelles; mais régulièrement l'aumône provenait des résidus du réfectoire et de l'infirmerie, et l'on abandonnait aux pauvres les vieux vêtements dont les moines étaient tenus de se dessaisir au moment où se distribuaient les neufs ^

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