‹ Manuel des institutions françaises, période des Capétiens directsChapitre 159 sur 264 · A. Moi.inier, Hist. de Lang., t. X, p · texte numérisé non relu

A. Moi.inier, Hist. de Lang., t. X, p

2. Il y remplaça les consuls par des syndics élus en présence du sénéchal. (Eyssettk Hist. admini&tr. de Beaucaire depuis le xme siècle, 1889.)

LA VILLE NEUVE

libertés. Mais, à partir du règne de Philippe le Bel, l'indépendance des cités du Languedoc devint, comme celle des communes,' purement nominale. Les formes du régime consulaire furent conservées : le vieil esprit municipal et la liberté politique avaient disparu.

Quant aux républiques provençales, elles n'eurent même pas la chance de conserver les formes de leur gouvernement libre. Toutes disparurent au milieu du xmc siècle. Les unes, les moins importantes, comme Tarascon, Grasse, Apt, Brignole, se vendirent ou se donnèrent aux comtes de Provence, qui leur prirent leur indépendance et leur donnèrent en échange la sécurité et la paix. Les autres, les grandes villes, Nice, Marseille, Arles, Avignon, refusèrent de se laisser mettre pacifiquement sous le joug : elles luttèrent à main armée contre le comte, notamment contre Charles d'Anjou, qui dut les prendre de vive force, mais elles n'en perdirent que mieux leurs antiques prérogatives de villes libres, et cessèrent de compter comme puissances politiques. Ce fut en grande partie leur faute : car elles ne surent pas former contre l'ennemi commun de leurs libertés une fédération qui les aurait peut-être sauvées, ou qui du moins aurait retardé le dénouement fatal.

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