‹ Manuel des institutions françaises, période des Capétiens directsChapitre 206 sur 264 · Ordonn.,\, 558. 5. Ibid., XII · texte numérisé non relu

Ordonn.,\, 558. 5. Ibid., XII

L'ADMINISTRATION LOCALE

prévôts ; mais des documents irrécusables 1 prouvent qu'à la fin du xme siècle, ces fonctionnaires avaient encore le pouvoir de commettre bien des abus.

Les grandes annexions de cette époque firent entrer dans la hiérarchie administrative des agents du même ordre et du même rang que les prévôts de l'ancien domaine royal, mais portant des noms différents, qu'ils tenaient de l'époque féodale et qu'ils conservèrent au service de la monarchie. Au prévôt de la France proprement dite, de l'Auvergne, du Poitou et de la Champagne, correspondait exactement le vicomte en Normandie, le baille dans le Toulousain et l'Albigeois, et le viguier, appelé aussi quelquefois bayle et châtelain*, dans les circonscriptions de Beaucaire et de Carcassonne. Quelques prévôts s'appelaient gardes de prévôtés ou sous-baillis'0 \ Le fonctionnaire chargé d'administrer Paris au nom du roi conserva son ancien nom de prévôt, mais en réalité il exerçait les pouvoirs d'un bailli, puisqu'il avait sous ses ordres plusieurs circonscriptions prévôtales1.

295. Origine des baillis*. — Jusqu'à la fin du xne siècle, la monarchie n'eut pas d'autres agents locaux que les prévôts et leurs subor-

* Généralités. — Dccange, Gtoss. lai., au mot Baillivi. — Brussel, Usage des fiefs, I, 486, et II, 517. — Beugnot, Préface de l'édition de Beaumanoir, VII suiv., Olim, I, 58-39, 40, 51 et I, 1042. — Bordier, Philippe de Rend, sire de Beaurnanoir.— Th. Laborde, De l'institution des baillis sous St Louis et Philippe le Hardi, dans Positions des thèses de l'Ecole des Chartes, an. 1854. — Vuitry, Etudes, II, • p. 250 suiv. — Luchaire, Instit. monarch., I, 219. — "Williston "Walker, On the inercase of royal power in France under Philip Augustus, p. 128 suiv. — Wallon, St Louis, p. 65-66. — Cm. Y. Langlois, Philippe 111, p. 525 suiv. — Boltaric, St Louis et Alphonse de Poitiers, p. 129 suiv., 154 suiv.; La France sous Philippe le Bel, p. 169 suiv.

Monographies. — L. Delisle, Les baillis du Cotenlin, dans Mém. de la Soc. des antiq. de Normandie, t. XIX. p. 61. — Quénault, Les grands baillis du Cotenlin, ibid., t. XXY, p. 125. — L. Delisle, Pierre de Thillay, bailli de Philippe Auguste, dans Bibl. de l'Éc. des Ch., 4e série, t. V, p. 114, 246. — H. Furgeot, Les baillis de Mâcon, sénéchaux de Lyon, dans Positions des thèses de l'Ec. des Ch., an. 1878. — Beactemps-Beaupré, Notices sur les baillis d'Anjou cl du Maine à la fin du xn° siècle, exlrait des Comptes rendus de l'Académie des Sciences morales et politiques, t. CXXXIV. — Margry, Notes du chanoine Afforly sur les baillis de Sentis, dans Mém. du Comité archéol. de Senlis, t. VII, p. 119 ; — Comptes de la gestion de Jean de Vères, bailli de Sens (1507-1508), dans Bibl. de l'Éc. des Ch., t. XIX, p. 417. — Boïer, Sur les bailliage et prévôté de Bourges, dans Ylnlrod. à l'Inv. anal, des arch. départ, du Cher, t. I, introd., p. xui, etc.

1. Voir les détails du procès relatif à Jean de Nuévi, vicomte (c'est-à-dire prévôt) de Pont-Audemer, dans Ch. V. Langlois, Philippe III, 331 et suiv. Cf. l'ordonnance de 1285, résumée dans les Olim, II, 241 : « Item quia clamore insinuante, ad nos devenerat quod preposili firmarii, in exactione et levacione emendarum, suos subditos gravabant ultra modum solitum et antiquum, etc. »

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