Voy. MoMMSEN, Staatsrechty IV, p
2. Dio Cass., lu, 2i. La préfecture de Tannone était une institution plutôt rcssuscitée que nouvelle, du moins quant au titre. Dès Tan 440 avant notre ère, on rencontre un prsefectus annonsR institué par plébiscite à Toccasion d'une famine (Liv., IV, 12). Un fait assez singulier, «*est que Ton rencontre encore des prsRfecti frumenti dandi après la création de la préfecture de Tannone, depuis le règne de Tibère jusqu'à celui d'Alexandre Sévère (Orelm-Henzen, 77. 3141.6368. 60i8. C. I. L,, IX, 3306. X, 5182. 7344. 8291). Gomme quelques-uns sont nommés ex 56\, Momnsen (Staatsrecht, II*, p. 65-1) suppose que ces fonctionnaires étaient chargés, par exception, de faire des distributions de blé acheté avec des reliquats disponibles dix Trésor (serarium V. R.). Il est à remarquer, en effet, que le préfet de l'annone est chargé de pourvoir aux subsistances, mais non pas de faire des distributions gratuites.
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le port d'Ostie, administré jusque-là par un questeur \ est confié à un subordonné du préfet de Tannone, le procurator ad annonam*. Le préfet avait droit de requérir la force publique, et, à Rome particulièrement, une partie de la garnison se tejiait constamment à sa disposition.
Sa juridiction est conforme à la nature de ses fonctions. Il est probable qu'il s'est contenté longtemps de déférer les affaires contentieuses aux tribunaux ordinaires ou au préfet de Rome ; mais, au temps de Sévère, il jugeait en personne, au civil comme au criminel, les causes intéressant le commerce des subsistances, comme les manœuvres des accapareurs, les difficultés survenues entre les armateurs et les capitaines de navires, etc. Les affaires graves, au criminel spécialement, étaient généralement renvoyées au préfet de Rome; cependant les sentences du préfet de Tannone ne pouvaient être réformées par le préfet de Rome ; elles étaient portées en appel au tribunal de l'empereur représenté par le préfet du prétoire. Le préfet de l'annone avait pour auxiliaire un subprœfectut^.
Après Dioclétien, ou tout au moins après Constantin, le préfet de l'annone est vir clarUêimtts^ et il obtient, au moins transitoirement, le droit de haute justice (jus gladii)*'j mfds ce surcroît d'honneurs dissimule mal la décadence d'une institution qui ne reprend plus racine à Coustantinople.