‹ Manuel des institutions romainesChapitre 187 sur 500 · Tac, Hist., II · texte numérisé non relu

Tac, Hist., II

4. Il faut compter parmi les nouveaux fonctionnaires des professeurs de TÊtat depuis Vespasien. Ceux de Rome avaient des traitements de 100 000 HS (Suet., Kexp., 18). L'enseignement officiel fut toujours fort restreint, mais le pouvoir accordait aux professeurs libres Timmunilé ou exemption des charges communes. C*est ainsi que, à Vipasca, ludi magistros a procuratore metallorum immunes esse placet{Lex met. Vipasc.f lig. 57). Les traitements des fonctionnaires à la fin de TEmpire sont fournis en nature par Vannonay distincte de Timpôt foncier et recueiUie par des susceptores spéciaux pour le compte des arcsi prstfecturm prsetorianœ.

Chap. il LES DÉPENSES 2^

(cursus publicus) y dont le public ne tirait aucun avantage ^^ absorbait des sommes considérables. Jusqu'au siècle des Antonins, l'empire ressentit surtout les bons effets d'une administration régulière et relativement honnête; plus tard, le développement exagéré du fonctionnarisme devint une des plaies les plus incurables du régime de centralisation inauguré par les empereurs.

1. Le lervice des postes, à Tusage exclusif de l'administration, fut créé par Auguste (Cf., ci-dessus, p. 204, 1), organisé par Hadrien, et développé de siècle en siècle. Nul ne pouvait voyager par la poste sans un permis {diploma) délivré par rempereur ou en son nom, mais ce diplôme donnait droit aux véhicules, au vivre et au couvert, tout lo long de la route indiquée. Les dépenses étaient supportées, depuis Hadrien, en partie par le fisc, en partie par les communes riveraines des routes, chez qui on réquisitionnait le matériel nécessaire, chevaux et voitures, toutes les fois que besoin était. S. Sévère imputa sur le fisc toutes les dépenses : vehicularium munus a privatis ad fUcum traduxit (Spartian., Sever.y 14), mais sa réforme ne fut que théorique, et la poste continua à être le fléau des contribuables et cor\'éable8 des provinces. Sous le Bas-Empire, Tusage de la poste fut soumis à des règles fixes. Les hauts fonctionnaires avaient droit à un nombre déterminé d'evectiones ou voyages gratuits par an, nombre que relate la Notitia digniCatum, mais pour Tempire d'Orient seulement (cf. Bocking, Notit» dignit,, I, p. xiv-xvi). Les préfets du prétoire et le maître des Offices avaient seuls qualité pour délivrer des permis de circulation (evectiones emittere)^ et la faculté d^user personnellement de la poste autant de fois qu'ils le jugeaient à propos.

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