Cic, Rep.y II, 22. Gell., XVI
4. Ipse interea milites scribere non more majorum neque ex classibus... sed capite censos pleroxque (Sall., Jugurtli., 80). Cf. Pi.ut., Mar.f 9. Val. Max., II, 3,1. Flor., I, 36, 13. Cell., XVI, 10.
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270 L'ARMÉE [Part, iv
dans le service militaire une corvée importune, et les pauvres un ^agnepain ou même un métier lucratif. Quelques années plus tard, l'extension du droit de cité à toute Tltalie agrandissait de telle sorte le territoire romain proprement dit, que les volontaires suffirent depuis lors à former et à maintenir au complet Teffectif des légions.
A partir de ce moment, Tarmée civique se transforme en une armée de mercenaires qui mettent leur chef, quand il sait être victorieux et généreux, au-dessus de la patrie. L'obligation du service militaire est bien maintenue en principe pour tous les citoyens. César défend même, par une loi spéciale, aux hommes âgés de plus de vingt ans et de moins de quarante, de rester plus de trois ans absents dltalie^, mais l'obligation ne devenait guère effective en temps ordinaire. Le recrutement étant assuré par l'appât de la solde et du butin, les classes moyennes renoncent volontiers au métier des armes, et l'aristocratie en ferait autant si les lois n'exigeaient pas des candidats aux magistratures un stage dans l'armée*.
Naturellement, les formalités de la levée (ditectus)* s'adaptèrent aux habitudes des diverses époques.
Comme la République n'avait point d'armée permanente, la levée se faisait au moment d'entrer en campagne, et elle comprenait non seulement l'appel des hommes, mais leur répartition dans les divers corps, la nomination des officiers, en un mot, l'organisation complète de l'armée. Cette tâche incombait aux consuls, qui avaient seuls, en vertu de l'tmpen'um àeux conféré par la loicuriate, le droit de convoquer les citoyens en armes. A moins de circonstances exceptionnelles et de convocation spéciale, l'appel lancé par les consuls ne visait que les juniores^ de 17 à 40 ans^. L'effectif du contingenta lever était fixé par le Sénat : la levée normale était, au temps de Polybe, de quatre légions ** formant deux
* Th. Mommsen, Die romischen Tribun (p. 15U-176). Alloua, 1844. — L. Kloptch, Der dilectus in Hom bis wm Beginn der bûrgenichen Unruhen (Gyiiin.-Prugr.). Itzehoe, 1879.
** F. Gessler, De legionum Romanarum apud Livium numeris» Berolini, 1866.