Fest., p. 344, s. V. Sex Vesia
2. Cic, Rep., II, 21. Liv., I, 46^7. Dion., IV, 8. On a, tour à tour, contesté et défendu ridcntité de Servius Tullius et de Mastarna, affirmée par Claude dans le discours dont le texte a été retrouvé à Lyon. Les preuves manquent, et la vraisemblance ne plaide pas en faveur de l'origine étrusque du réformateur de la constitution. Gardt- HAUSEN veut que les trois derniers rois de Rome soient étrusques. Suivant lui, Servius est un bàtai'd de Tarquin, dont il porte le nom, Mastarna = Marces Tarcna = M. Tarquinius.
3. Proposition contestée. Niebuhr supposait que, les patriciens et clients ayant leurs curies, la division en tribus ne s'appliquait qu'aux plébéiens propriétaires jusqu'à la législation décemvirale. Mohmsen exclut des tribus tous ceux qui ne sont pas propriétaires fonciers (adsidui) jusqu'à la censure d'Appius Claudius Cœcus (312). On a suivi ci-dessus l'opinion de Becker et Lange.
Chap. 3] CONSTITUTION DE SERVIUS TULLILS 25
trée par des intendants ou receveurs {tribuni IsRrariifY" curatores friftuwm'-çùXapyoi*) chargés de tenir les registres de l'état civil, de constater la répartition de la propriété foncière et — le cas échéant — de percevoir l'impôt de guerre (tributum) levé sur les propriétés des citoyens, ainsi que la capitation (œs) régulièrement exigée des noncitoyens (ierarii^). Les bourgades et les quartiers ont leurs chefs Yespectifs élus tous les slus {magistri vicorum -pagorum*). Ces fonctionnaires, sans être des prêtres, président aux fêtes publiques célébrées en l'honneur des génies ou Lares de la localité (Paganalia dans les bourgs, Compitalia dans les quartiers).
Les auteurs assurent que Servius se contenta d'abord d'établir quatre tribus urbaines^y auxquelles il rattacha les nombreux pagi de la campagne. Plus tard (en 494) on parle de 21 tribus®, c'est-à-dire que dans l'intervalle on aurait découpé dans la campagne romaine 17 tribus dites rustiques, luette multiplication rapide des tribus sans cause appréciable a quelque chose d'anormal, et il est fort possible que l'institution des tribus rustiques remonte à Servius TuUius ^. A mesure que le territoire s'agrandit par la conquête, on créa de nouvelles circonscriptions (en maintenant toujours un total impair) jusqu'en 241, époque où le nombre des tribus atteignit le chiffre définitif de 35. Les citoyens des territoires annexés à partir de ce moment furent inscrits dans les tribus déjà existantes. Comme la qualité de tribulis éia.ii héréditaire, il y avait longtemps déjà que bon nombre de citoyens n'avaient plus ni leur domicile ni leurs
* Madvig, De tribunis aerariU (Opusc. Acad. altéra). Havniac, 184â.
i. Varr., L. l.y VI, 86.
9. Dion., IV, U. Appian., B. Civ., III, 23. L'identité des trihwni œrarii et des curatores tribuumy que Madvig n*admct pas, me semble démontrée par Mommsen. On n'entend parler des tribuni œrarii que fort tard, à propos de la loi Aurélia de judiciis (70). Ils forment alors une classe de censitaires venant immédiatement après Tordre équestre. Il en sera question à propos des jurys.
3. Les serariiy étrangers domiciliés ou citoyens privés de leurs droits civiques, sont très connus sous la République : il est probable qu'il y en avait au temps des rois.
4. Les magistri pagorum (bion.j IV, 15) remontent certainement à cette époque : il n'est question des magistrivicorum (Fest. Epit., p. 123, s. v. Magisterare ; p. 371, s. v. Vici) qu'au temps d'Auguste.
5. Liv., I, 43. Dion., IV, li. Aurel. Vict., Vir. ilL, VII, 7. On a prétendu, sur la foi d'un texte peu clair de Dcnys (IV, 15. Cf. Varr. ap. Non., s. v. Viritim)^ que Servius Tullius avait institué 30 tribus (Niebuhr, Gottling, Becker), autant qu'il y avait de curies, et que ce nombre fut réduit d'un tiers par les conquêtes de Porsenna.