TOTAL
Tubicines 1
Cornicines 1
iO
•«ç f 1 VI* classe) Une centurie de capite censi .
Total des centuries. . . .
On s'aperçoit à première vue que l'égale répartition des centuries entre les contingents nécessairement inégaux des juniores et seniores eût détruit la proportion des cadres et des effectifs. Il est difficile d'ad* mettre que l'organisateur de l'armée romaine ait renoncé, dès le principe, à fonder ses divisions sur l'estimation des forces réelles de l'armée
de celui des seniores. Si le nombre des centuries était égal do part et d*autre, il est évident qu*ellcs no pouvaient avoir le même effectif. De quel côté la centurie avait-elle ses cent hommes? Les avis sont partagés, et il se produit ainsi des écarts considérables dans Testimation des forces militaires de Rome sous les rois.
1. QueUo raison a décidé du nombre des centuries dans chaque classe? Faut-il croire que ce nombre était d'abord proportionnel au chiffre des inscrits,- ou que la première classe, par exemple, fut mise plus fortement à contribution que les autres? Si l'on avait tenu à garder la proportion réelle, il aurait fallu modifier à chaque recensement le nombre des centuries, et on n'y pas touché. C'est donc l'effectif des centuries qui était variable, système désastreux pour une armée.
2. Pour le cens de la cinquième classe, Tite Live (I, 43) donne 11,000 as; Denys (IV, 17j, 12 1/2 mines = 12,500 as. Ni l'un ni l'autre ne songe à nous dire si les fils de famille, qui n'ont encore rien en propre, sont de droit dans la classe du père, pas plus qu'ils ne se demandent si de l'avoir des citoyens on défalque leurs dettes. Quant au nombre total des centuries, Tite Live, ajoutant une centurie d*accensi velatiy en compte I9i ; il place les fabri dans la première classe, les musiciens dans la cinquième. Enfin Gicéron (Rep., II, 22) ne s'accorde ni avec Tite Live ni avec Denys. On ne sait pas non plus au juste ce qu'il faut entendre par censi et accensi ou par classici. Ceuxci pouvaient être les citoyens de toutes les classes, ou les légionnaires de la classe par excellence, de la première. De la solution de cotte question dépend le sens attribué à l'expression infra classem.
'iv/
«-ri-
rt'
3^) LA ROYAl TÉ [I. Lnr. i
aftiTe et de Tannée .sédentaire. Toot s'explîqoe, an contraire, si Ton «ttppo?<e que les bîMoriens précités ont commis un anachronisme et introdoit à tort dans la constitution militaire de Serrios Tnilius le <»5Méme d'égale répartition inauguré plus tard ivers ^41) par la réforme ileH comice.H centuriates '. Ceci admis, la proportion signalée par les auteurs eux-mêmes entre les deux espèces de centuries équestres indiqife la «dilution du problème. L*armée active a dû avoir un nombre de centuries double de celui de Tarmée sédentaire. En répartissant entre les juttiores des différentes classes les centuries supplémentaires, sur le nombre et le rang desquelles les auteurs sont loin de s'accorder, on plie bellement les chiffres aux exigences du système ^ Il est inutile de mettre tant d'arithmétique au service d'une hypothèse. Ce qui est certain, c'est que nous connaissons mal l'organisme créé par Senrius Tullins, et que les données fournies par les textes ne peuvent être acceptées sans défiance.
II est difficile de dire si Servius Tulliss avait l'intention d'attacher le droit de suffrage à l'obligation du service militaire et d'utiliser Tarmée en temps de paix, comme assemblée délibénate votant par -centuries. Ce qui est certain, c'est que le fait s'est produit et que les « comices centuriates », où patriciens et plébéiens étaient confondusv remplacèrent l'assemblée des curies pour tous les offices qui n'étaient point dévolus à celle-ci par la tradition religieuse. Il était naturel de reconnaître au peuple armé le droit d'élire le roi, son générai, et de décider les guerres offensives. On prétend même que Servius Tullius songeait à abdiquer et à inaugurer un régime républicain, lorsque l'usurpation de Tarquin le Superbe vint arrêter le jeu des nouvelles institutions.
Une réaction aristocratique expulsa le tyran et abolit du même coup la royauté. Si les plébéiens jurèrent aussi une haine éternelle au régime monarchique, ils entendaient moins bien leurs intérêts, car la République sembla d'abord se donner pour mission d'arrêter leurs empièlemonts.