Voy., ci-doRRUR, p
i. Serv., ^n., XI, 143. III, ft4. VI, 176, etc. Tac, Ann,, I, 62.
3. Adfiinalia, d'où le mot de funus (Sbrv., ^n., 1,727. VI, 224).
♦. CoD. Theod., IX, 17, 5.
5. Voici on gros le cérémonial commun à tous les enterrements. Aussitôt que le défunt a rendu le dernier soupir, un membre de la famille se penche sur lui, rappelle par son nom (conclamatio), et dit ensuite à Tassistance: conclamatum est. On ferme alors la bouche et les yeux du cadavre, et Tentrepreneur des pompes funèbres {libitinarius) se charge du rcRto. G*est lui qui dresse le lit de parade dans le vestibule de la nuiison et y dépose le cadavre, les pieds tournés du côté de la porte. Entre temps, le décAs est déclaré par la famille au temple de Vénus Libitina et enregistré moyennant un droit d'inscription. Les XII Tables contiennent des prescriptions relatives aux funérailles (tab. X). Elles ont pour but d'interdire la crémation et la sépulture sur le sol urbain, et les dépenses superflues.
Chap. 2, § 1] LES CULTES PRIVÉS 471
logue et se construisait un tombeau commun à tous ses membres ^ A ces sépultures communes étaient adjoints d'ordinaire des bâtiments pour l'usage du culte, un autel, une salle de réunion pour les banquets «anniversaires, un appareil disposé pour la crémation des corps (tistrina)y une maison pour le gardien, avec jardin et dépendances.
Le mode de sépulture le plus anciennement usité en Italie était l'inhumation, et c'est le seul que connaisse le droit religieux conservé par les Pontifes. Lorsque s'introduisit l'usage de la crémation, la religion n'y mit point obstacle, à condition qu'une parcelle quelconque du corps {08 resectum) — un doigt, le plus souvent — fût réservée pour être inhumée suivant le rite traditionnel ^. Les familles étaient libres de choisir le mode qui leur agréait le mieux : nous savons que jusqu'à Sylla aucun membre de la gens Gornelia n'avait encore passé par le bûcher^.
Le mort, cadavre ou cendre, une fois déposé dans le tombeau, devenait un des mânes de la famille ; sa demeure était comme un temple, un lieu non pas c sacré >, mais « religieux » *.
Cette espèce d'apothéose et de consécration privée s'opérait par l'effet des feriœ denicales^y qui purifiaient du même coup la famille et la maison du défunt. A la suite de l'enterrement et le même jour, on immolait un porc sur le tombeau ® ; la famille, avant de se séparer, prenait part à un banquet funèbre (silicerniumy servi près du tombeau, et la maison mortuaire était purifiée ensuite par le sacrifice d'un bélier immolé au Lare domestique^. Le neuvième jour après l'enterrement, la famille offrait aux mânes du mort un sacrifice (sacrificium novemdiale)^ et un banquet (cena novemdialis) " où l'on servait des mets symboliques, des œufs, des lentilles et du sel. Les grandes familles donnaient ce jour-là des jeux funèbres (lti4i funèbres -novemdiales) à la mode
i. Cependant le droit pontifical exigeait que, dans les sépultures communes^ chacun eût sa place distincte, comme, dans les temples consacrés à plusieurs divinités, chacune d'elles devait avoir sa cella à part. Cf., ci-après, p. 528, 3.
2. Varr., L. lat.y y, "23. Fest., Ep,, p. 148, s. v. Membrwn. Seulement, la loi des
XII Tables défendit de prolonger les cérémonies funèbres en faisant ensuite à la partie
réservée des funérailles à part : HOMim MORTUO NB ossA LBGiTO, QVO POST funus
FACiAT{Cic,f Legg.y H, 24, jj 60). A partir du siècle des Antonins, la crémation
devient de plus en plus rare : elle fut interdite par Charlemagne.
3. Plin., Vil, § 187. Cic, Ugg.y II, 22, g 56. Cf. ci-dessus, p. 8, 1.
4. Voy. ci-après (p. 521-522) les distinctions établies par le droit pontifical entre les caractères sacrée saint, religieux,
5. Fest., ^p., p. 70, s. v. Denicales, Cf. Cic, Legg., II, 22, g 55. Gell., XVI, 4, 4. Les fériés denicales (de nece) sont Tensemble des cérémonies expiatoires à la suite desquelles la famille cessait d'être impure (funesta).
6. Cic, Legg.y II, 22, § 57. Bien que Gicéron dise porctu, ce doit être là le sacrifice de la porca prtesentanea, quae famili» purgandm causa Cereri immolatur.., in conspectu mortui ejus cujus funus instituitur (Fest., p. 250, s. v. Prtesentanea),