‹ Manuel des institutions romainesChapitre 372 sur 500 · PORPHTR. ad Hoa., Epod,t WII, 48, 40. Tac, 4nn., VI · texte numérisé non relu

PORPHTR. ad Hoa., Epod,t WII, 48, 40. Tac, 4nn., VI

Ht LA RELIGION [Part, vi

étrusque, jeux sanglants où les gladiateurs étaient des victimes humaines égorgées en l'honneur du défunt.

A partir de ce moment, le culte ordinaire des Mânes, avec ses anniversaires réguliers, suffît à Tombre ainsi classée parmi les dieux domestiques, à moins que le défunt ne se soit réservé par testament des hommages spéciaux, auquel cas les Pontifes, gardiens du «droit des Mânes>, veillent à l'exécution de ses dernières volontés. L'Etat avait une si haute idée de ces devoirs de famille, qu'il dispensait les citoyens du service militaire pour leur permettre de les accomplir au jour fixé*.

CULTES DES GBNTKS ET SODALITÊS

Le culte gentilice, institution propre aux grandes maisons patriciennes, ^'ajoute aux cultes domestiques et sert de lien commun aux familles issues d'un même ancêtre. Ce culte a pour objet l'ancêtre ou Lare gentilice, qui est le plus souvent une divinité d'ordre supérieur. C'est ainsi que les Julii vénéraient Vejovis et plus tard Apollon ; les Nautii, Minerve; les Politii et Pinarii, Hercule; lesHoratii, Juno Sororia et Janus Curiatius ; les Fabii, Quirinus; lesAurelii, le Soleil. Chacune de ces maisons trouvait dans ses traditions* la raison d'être de ces cultes et les expliquait à sa manière. Les Horatii, par exemple, faisaient remonter l'origine de leurs dévotions particulières au combat des Horaces contre les Curiaces et à la fin tragique de la sœur du vainqueur, légendes qui ont bien pu être fabriquées pour rendre compte d'usages dont nul ne connaissait plus l'origine réelle. .

Quelques-uns de ces cultes avaient été adoptés par l'État^, ou, inversement, acceptés par une gens au nom et sur le vœu de l'État^ Dans un cas comme dans l'autre, l'État en garantissait la perpétuité, même si la gens chargée de ce pieux office venait à s'éteindre. Nous verrons que ce fut là très probablement l'origine des sodalités ou confréries officielles, que TÉtat a dû substituer à des gentes disparues.

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