‹ Manuel des institutions romainesChapitre 384 sur 500 · Macrob · texte numérisé non relu

Macrob

4. En janvier 44, le Sénat avait organisé complètement le culte de (îôsar comme Jupiter Julius, avec Clementia pour parèdre. On devait lui bâtir un temple, et An-

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appeler AugiMte^ c'est-à-dire un être surhumain ^, et il eut soin que son Génie fût adjoint à chaque groupe de Lares compitales. Lui mort, ce Génie deviat un dieu libre de toute attache mortelle, sans qu'il fût besoin pour cela d'apothéose officielle. Quand même l'État n'aurait pas reconnu et proclamé la divinité du Génie impérial, bien des gens l'auraient adjoint à leurs Lares domestiques^. L'Etat n'a pas, comme on le croit communément, divinisé les empereurs; il n'a fait que placer leur Génie parmi les puissances protectrices de la cité et reconnaître un caractère officiel aux collèges dépositaires de leur culte.

toine fut nommé flamine du nouveau dieu (Dio Càss., XLIV, 6. Cic, Phil.^ Il, 43. X.1II, 19, etc.). De cette apothéose à la mode orientale, il resta la confrérie des Lvperd Juliani (ci-après, p. 504), et le nom de Julitis donné au mois Quintilis.

1. A&]fou(rroç, ù)Ç xal itXeTôv ti f) xorà dvOpcuirouç âv ëxXi^Oy) (DiO Cass., LUI, 13). Dion Gassius songe ici à Fétymologie augustus de augere.

â. Le Mélibée d.; Virgile {Ecl.^ I, 43) a déjà commencé. Horace dit à Auguste, tt gardien du peuple de Romulus », que chacun mêle à ses Lares la divinité (numen\ du prince fOrf., IV, 6, 34) et jure par cette divinité {Epist., II, 1, 16); Ovide (Fast., H, 637) fait allusion aux mêmes usages. Ce sont là des flatteries, mais non pas des fictions. L'apothéose des princes est si bien Tapplication d'un principe général, que les Mânes vulgaires en reçurent comme un surcroit de dignité. C'est seulement à partir de répoque impériale que figure sur les épitaphes lu dédicace D{i8) M{anibus).

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