Sur la dotation des collèges, voy. ci-dessus, p. fH
6. On a vu plus haut quo sodalitasy sodalicium, coUegium, sont des mots qui s'emploient indifl'éremment Tun pour Tautre. Les corporations officielles n*ont pas reçu de qualificatifs plus précis. La supériorité reconnue des grands collèges a fait donner également le nom de collèges aux plus importantes parmi les sodalitéi officielles, celles dos Saliens et des Arvales. A la fin de la République, les quatre collèges dits summa ou amplissima collegia (Suet., Aug., 100. Monum. âncyr., II, 16) sont ceux des Pontifes, Augures, Quindécemvirs, Epulons. Les Épulons, simples auxiliaires des Pontifes (ci-après, p. 520), ont le pas sur l'institut suranné des Fétiaux.
502 LA RELIGION [Part, yi
L'ordre à suivre dans rénumération des sacerdoces se trouve ainsi tout indiqué, c Toute la religion du peuple romain, dit Cicéron, est divisée en cérémonies du culte et en auspices, et on y a ajouté une troisième partie pour le cas où, en vue de prédire l'avenir, les interprètes de la Sibylle et les haruspices auraient tiré quelque avertissement des miracles et prodiges ^ » Cette division générale est bonne à retenir. Les sacerdoces occupés du culte sont les € sodalités » de date ancienne ou récente, les LuperqueSy les Arvales, les SalienSy les Titii, les Augustales, les confréries chargées de cultes divers pour le compte de l'État, et le collège des Pontifes, qiii résume dans sa compétence presque universelle les aptitudes les plus diverses. Le collège des Pontifes dessert, — soit par lui-même, soit par le ministère des flamines officiels (y compris le Rex Sacrorum et les Vestales), — tous les cultes non confiés à des sodalités. D'autre part, il appartient également àlaseconde catégorie des sacerdoces; il est le plus important des conseils de théologiens qui gardent et perfectionnent le droit sacré en général (Pontifes), le droit sacré international {Féliaux), la théorie et la pratique des auspices (Augures). La troisième catégorie est réservée à la divination encore vivante et active, celle qui est venue de la Grèce 'ou de rÉtrurie : on y comprend le collège des Otiindécemvirs S. F. et accessoirement les Haruspices, que leur rôle et aussi la nature de leur science rapprochent des augures romains*.
Nous laisserons de côté les auxiliaires de condition inférieure*, employés soit par les sodalités, soit par les collèges, au service du culte.
* J. Harquardt, De Romanorum aedituis (Gomment, in honorem Th. Mommsenii, p. 378-385). Berolini, 1877.
4. Cic, Nat. Deor.y III, 2. Cf. Legg., II, 8, 20. C'est Tordre suivi par Varron, qui [libro9 ad homines pertinentes] ita subdivisit ut primus sit de pontificibus, secundus de auguribus, tertius de XVviris saci-orum (Adgustin., Civ. Dei^ VI, 3).
2. On sent combien il est difficile d'instituer en cette matière une classification méthodique. Les énumérations de Denys (II, 68-73), qui prétend suivre Tordre chronologique, et de Cicéron {Legg., II, 8, 20-21), qui effleure à peine le sujet, Vordo sacerdotum de Festus (p. 185, s. v.j, ne peuvent pas servir. La classification adoptée ci-dessus utilise une division déjà proposée par Ambrosgh, qui distinguait les prêtres de discipliyie et les prôtres de cérémonies. En dehors des prêtres proprement dits, il y a les miuistres inférieurs du culte, les enfants de bonne famille qui servent les prêtres dans les cérémonies {camilli-camillsR -pueri patrimi et matrirnse pueto, etc. ), les tibicines, victimarii, pullariiy les gardiens des temples publics ou chapelles particulières des confréries {ssditui ou seditimi^ curatores^ tuitoreSy custodes templi on tedis sacr»- antistites, etc.); enfin les appariteurs et domestiques des prêtres, confréries et collèges, lictores, viatores, calatoreSy etc., tous gens de basse condition. Parmi ces auxiliaires, ceux qui se rapprochent le plus des prêtres sont les sacristains (sRditui). Marquabdt a étudié de près cette catégorie. Il distingue les «ditui mtnistri, chargés de tenir les temples en bon état et d'y faire observer les règlements, et les aditui magistrij qui étaient les administrateurs ou conservateurs des temples* Les temples publics auxquels étaient attachés des flamines n*avaient point d*«ditui magistri.
LES SODALITÉS OFFICIELLES