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CHAPITRE V

I. LuPERCi. -^ Les Luperques et la fête 'des Lupercdlia, — Composition de la sodaiité, double jusqu'en éi {Luperci Fabiani — Quinctiliani ou Quinctiales), triple depuis {Luperci Juliani). — La confrérie restaurée par Auguste.

IL Fratbes Arvales. — Les douze frères Arvales et lo culte de Dea Dia, — Les archives épigraphiques des Arvales. — Rites du culte des Arvales.

m. Salii.— Les deux confréries de Saliens (Pafa/mt - (7o//mi) vouées au culte de Mars Gradivus et de Mars Quirinus. — Les processions guerrières, danses et chants du mois de mars. — Les Salim virgine9. — Clôture de l'année militaire en octobre {armilustrium).

IV. SODALBS TjTll. — Confrérie d*origine sabine, gardant certains rites sabins.

V. SoDALBS AuGVSTALES. — Confrérie instituée par Tibère, pour perpétuer le culte de la genê Julia. — Multiplication des branches de la sodalité. — Les (lamines des empereurs ou flamines a perpétuels i».

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I. Luperci*. — Lasodalité des Luperques, qui a subsisté jusqu'à la fin du cinquième siècle de Tère chrétienne, date probablement du temps où Rome n'était encore qu'une bourgade du Palatin. Quelle que soit l'étymologie de leur nom % les Luperques avaient mission de célébrer tous les ans, le 15 février, au pied et autour du Palatin, la fête des Lupercalia. La cérémonie commençait par un sacrifice au Lupercal ' en l'hoirneur de Faunus-Inuus et de Fauna, devenue une Junon; puis, les confrères, vêtus simplement d'une ceinture de peau de chèvre et armés de courroies taillées dans la peau des boucs immolés, prenaient leur course autour du Palatin, suivant la ligne du pomerium et frappant de leurs lanières sanglantes les femmes qui venaient pieusement chercher le long de- leur chemin ce gage de fécondité. Un banquet des confrères

* Hitscherlich, Lupercalium origo et ritus. Gottingae, 1843. — G. F. Unger, Die Lupercalien (Rhein. Mus., XXXVI [1881], p. 50-86).

1. Germani Luperci (Cic, Pro Ctelio, 11); de lupum arcere (Serv., jEn., VIII, 343); de lupa et de parcere (Arnob., IV, 3); de lupus -hircus (Schweglbr). Lupum arcere satisfait à la grammaire et à Tidée qu'on se fait d*une fête pastorale ; mais le Lupercal est plein du souvenir de la louve nourrice, et le loup était consacré à Mars, qu*on disait père de Faunus. Enfin, les Luperques représentaient non pas des gens qui chassent les loups, mais les loups eux-mêmes. La statue de Faunus avait le même accoutrement (Justin., XLIII, 1, 7), et la Juno Sospiia de Lanuvium (Caproiina à Rome) portait aussi la peau de chèvre (Cic, Nat. Deor., I, 29).

2. Le sacrifice était offert par le flamen Dialis : la confrérie n*avait point sans doute de flamine spécial.

LA RELIGION

[Part, vi

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